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 <title>Businews</title>
 <subtitle><![CDATA[Site quotidien d’actualités économiques et entrepreneuriales de la région Provence Alpes Côtes d’Azur]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-13T13:56:19+02:00</updated>
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   <title>Les entreprises au service du territoire</title>
   <updated>2023-10-31T13:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.businews.fr/Les-entreprises-au-service-du-territoire_a4635.html</id>
   <category term="En direct" />
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   <published>2023-10-23T15:49:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Christophe Barla</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En ciblant sa thématique sur « L’alchimie de la transformation », le Forum des Entrepreneurs a réussi à attirer cette année près de 4 000 participants. Au coeur de cette transformation : comment l'entreprise transforme le territoire en venant en appui des politiques publiques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/76015397-53796250.jpg?v=1697969089" alt="Les entreprises au service du territoire" title="Les entreprises au service du territoire" />
     </div>
     <div>
       <br />  <em>«&nbsp;Passer à la vitesse supérieure ! »</em>, tel était l’objectif fixé par Philippe Korcia, président de l’UPE13, pour l’édition 2023 du Forum des Entrepreneurs qui s'est tenu au stade Vélodrome, sur le thème de «&nbsp;L’alchimie de la transformation&nbsp;». Passer à la vitesse supérieure, c’est aussi ce qu’ont revendiqué nombre d’intervenants, des plus renommés, comme l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy ou le nouveau président du Medef, Patrick Martin, jusqu'aux chefs d’entreprises régionaux répartis sur les ateliers et tables rondes. Leur appel s’adressait aussi à l’État et aux collectivités pour laisser une plus grande liberté à l’initiative, à l’innovation et à la prise de responsabilité dans les territoires, vus comme le socle privilégié des mutations à engager. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des réglementations paralysantes</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/76015397-53796252.jpg?v=1697969140" alt="Les entreprises au service du territoire" title="Les entreprises au service du territoire" />
     </div>
     <div>
      Les lourdeurs sont nombreuses dans un pays encore engoncé dans une multitude de réglementations et d'archaïsmes qui pénalisent même les ambitions les plus partagées, comme la transition écologique. Les exemples n’ont pas manqué, au gré des échanges. <em>«&nbsp;La France s’appauvrit par rapport au reste du monde parce qu’elle ne s’est pas assez transformée&nbsp;»,</em> indique Mathilde Lemoine (chef économiste de la banque Edmond de Rothschild), pointant <em>«&nbsp;le manque cruel d’investissements&nbsp;»</em>, le problème persistant de <em>«&nbsp;l’élitisme français&nbsp;»</em> et du renforcement des inégalités dans le système éducatif ou la difficulté à partager collectivement des objectifs. <br />   <br />  Gianmarco Mosellato (CEO Deloitte France &amp; Afrique) a fustigé en France <em>«&nbsp;le modèle le plus centralisé du monde&nbsp;», </em>alors que <em>«&nbsp;sa richesse de territoires est sa chance unique&nbsp;»</em>. Directrice France de TotalEnergies, Isabelle Patrier a fourni quant à elle deux illustrations concrètes de ces lourdeurs administratives dans la transition écologique&nbsp;: <em>«&nbsp;Pour créer une ferme solaire en France, il faut 8 ans et 14 permis et autorisations diverses. Pour un plan d’épandage dans un projet de biométhanisation, l’autorisation prend deux ans. Aux États-Unis, c'est possible en deux mois. »</em> Sans révolution dans le domaine, à ses yeux, les objectifs fixés par le gouvernement pour 2030 ne pourront pas être tenus. <br />   <br />  Delphine André, présidente du groupe de transports et logistique Charles André, admet que <em>«&nbsp;la transition écologique va entraîner des transformations radicales&nbsp;»</em>. Mais elle regrette la déconnexion entre nombre de visions venues d’en haut et la réalité vécue par chaque entreprise. <em>«&nbsp;Comment passer une flotte entière à l’électrique quand un véhicule coûte 2,5 à 5 fois plus cher pour rouler 2 fois moins de kilomètres&nbsp;et qu’on ne peut pas recharger partout&nbsp;? J’ai des chauffeurs qui me disent qu’il leur faut parfois 5 heures pour recharger leur camion&nbsp;»,</em> dit-elle. <br />   <br />  Marguerite Bérard, directrice de la Banque Commerciale de France, ose une analogie domestique&nbsp;sur le poids des réglementations. <em>«&nbsp;De temps en temps, il faut faire le ménage, on se sentira plus léger après&nbsp;»</em>.&nbsp;Le grand rabbin de France Haïm Korsia joue pour sa part de la métaphore sportive. <em>«&nbsp;Il y a des transformations qu’on peut organiser. Dans une équipe de foot, quand ça ne marche pas, on change la défense, quand on ne marque pas, on change d’attaque. Aucun système humain ne peut survivre s’il ne se transforme pas&nbsp;»</em>. Optimiste, l’archevêque d’Aix et d’Arles, Monseigneur Christian Delarbre, va dans son sens. <em>«&nbsp;Les gens vivent de transformations&nbsp;»</em>. Il aimerait simplement un engagement et un travail plus collectifs, indispensables selon lui <em>«&nbsp;pour que la société ne craque pas&nbsp;».</em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dire les choses pour avancer</b></div>
     <div>
      Patrick Martin, au nom du Medef, fait lui aussi appel au collectif pour que les entreprises françaises affrontent plus équitablement la compétition internationale. Il réclame plus de visibilité à l’État et voudrait avoir un peu plus les coudées franches <em>«&nbsp;pour ne pas être les ravis de la crèche&nbsp;»</em> face à la concurrence. <em>«&nbsp;La sphère privée doit reprendre des parts de marché et la sphère publique doit faire l’effort de la rationalisation »</em>, confie-t-il, invitant tous les dirigeants à de la <em>«&nbsp;cohérence&nbsp;» </em>pour ne pas tendre la main vers le gouvernement à chaque difficulté nouvelle. <em>«&nbsp;J’assume une croissance décarbonée et responsable. La France a perdu 20 points en 20 ans de richesse par habitant. On ne peut pas se contenter de gérer la pénurie&nbsp;»</em>. Pour lui, les jeunes peuvent être les vecteurs du monde de demain et non pas les freins qu’on nous présente. <em>«&nbsp;Je ne crois pas qu’ils ne veuillent plus travailler, mais il faut leur redonner du sens et de la considération&nbsp;»,</em> assure-t-il. <br />   <br />  <!--cke_bookmark_315S--><!--cke_bookmark_315E-->
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/76015397-53817092.jpg?v=1698010324" alt="Les entreprises au service du territoire" title="Les entreprises au service du territoire" />
     </div>
     <div>
      Bien en verve face à une assistance qui attendait qu’il fasse le show, Nicolas Sarkozy a délivré à nouveau ses convictions sur la force du travail pour s’épanouir, sur la reconnaissance du mérite, sur la nécessité de prendre des risques et d’échouer pour avancer… <em>«&nbsp;Tout ce qui détruit le travail détruit la société. L’homme est fait pour deux choses&nbsp;: aimer et travailler. Il faut aimer les deux&nbsp;»</em>, clame-t-il, invitant les jeunes à <em>«&nbsp;se prendre en main&nbsp;»</em>. <em>«&nbsp;Le problème français, c’est le nivellement. On ne peut pas traiter tout le monde de la même façon, tout simplement parce que nous n’avons pas tous la même énergie, le même talent, la même façon de voir, la même santé...&nbsp;»</em>. L'ancien président de la République regrette que les Français ne débattent plus vraiment pour tenter de progresser ensemble. <em>«&nbsp;Le politiquement correct, c’est de la lâcheté. Ce qui caractérise la démocratie, avant même le vote, c’est la capacité à débattre. »</em> <br />  &nbsp;
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     <div><b>Penser plus grand</b></div>
     <div>
      Comment donc imaginer une vision enthousiasmante qui emporte le collectif ? Pour Dominique Bluzet, président de «&nbsp;One Provence&nbsp;» et directeur de quatre théâtres à Aix et à Marseille («&nbsp;Les Théâtres »), il faut soigner et partager <em>«&nbsp;le récit et la fierté »</em> d'un territoire où se sont conjugués <em>«&nbsp;tant de succès »</em> dans un lien continu entre passé, présent et futur. <em>«&nbsp;Avec One Provence, nous voulons être porteurs de ce récit pour le plus grand nombre »</em>, promet-il, convaincu de pouvoir entraîner ensuite les habitants, les entreprises, les visiteurs... <br />   <br />  <em>«&nbsp;La culture nourrit l'économie&nbsp;»</em>, glisse Sophie Joissains, maire d'Aix-en-Provence. <em>«&nbsp;L'entrepreneur a toute sa place à prendre dans l'offre culturelle&nbsp;»</em>, renchérit Christophe Aubas, directeur régional de Culturespaces qui gère l'Hôtel de Caumont à Aix. Et pour Vianney d'Alençon, fondateur et président du parc <em>Rocher Mistral </em>à la Barben, qui oeuvre à la transmission de l'histoire de la Provence, <em>«&nbsp;la création, c'est l'élan de la vie&nbsp;»</em>. <br />  &nbsp;
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      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/76015397-53817097.jpg?v=1698010371" alt="Les entreprises au service du territoire" title="Les entreprises au service du territoire" />
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     <div>
      En reprenant The Camp, en investissant dans&nbsp; sociétés à travers sa holding Unitel, Kevin Polizzi, natif de ce territoire, atteste que, peu importe les contraintes, chacun peut faire d'une imagination un récit en action dès lors qu'il sait <em>«&nbsp;humer&nbsp;»</em> avec un peu d'anticipation le sens de la société. <em>«&nbsp;Quand on a un potentiel, on l'utilise !&nbsp;»</em>, dit-il, déterminé à faire du site aixois <em>«&nbsp;un campus de taille mondiale&nbsp;»</em> où les grandes entreprises <em>«&nbsp;ne seront plus dans l'entre-soi&nbsp;»</em>, mais qui sera ouvert à toute l'économie locale.&nbsp;Président de Biotech Dental et du groupe Upperside, Philippe Veran a lui aussi déroulé à travers son parcours un récit de réussites dans une multitude de secteurs. Toujours tourné vers l'avenir, il veut maintenant bâtir dans la région <em>«&nbsp;un cluster de l'impression 3D&nbsp;»</em> qui favorisera l'essor d'une industrie du <em>«&nbsp;sur-mesure&nbsp;»</em> pour ses clients. <br />   <br />  Jérémy Estrader pour sa part, directeur général adjoint de la Cepac, pense qu'<em>«&nbsp;</em><em>il y a&nbsp;des coopérations et des partenariats à imaginer entre puissance publique et entreprises privées.&nbsp;Il y a ici de nombreux clusters de compétences à partager.&nbsp; La force de notre territoire, c'est de posséder à la fois une puissance publique qui porte les grands projets d'aménagement et d'infrastructures et des entreprises qui investissent et qui créent de l'emploi&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />  Pour Mathieu Capuono, président du cabinet d'expertise comptable Crowe-Ficorec, <em>«&nbsp;chaque entrepreneur doit dépasser la réalité propre de son entreprise, penser sa performance globale et son impact, au-delà même de sa performance économique première&nbsp;»</em>. <br />  Comme un devoir à la maison, pour progresser jusqu'au Forum 2024...
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   <title>Etre engagé pour agir ou agir pour être engagé ? Ou comment "convertir la colère en quelque chose de beau »…</title>
   <updated>2021-09-03T18:36:00+02:00</updated>
   <id>https://www.businews.fr/Etre-engage-pour-agir-ou-agir-pour-etre-engage-Ou-comment-convertir-la-colere-en-quelque-chose-de-beau_a3801.html</id>
   <category term="Culture" />
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   <published>2021-09-03T15:31:00+02:00</published>
   <author><name>Marie-Odile Helme</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sur ce plateau passionnant, organisé pendant le Forum des Entrepreneurs 2021, on a beaucoup parlé des nouvelles formes d’activisme et de leurs impacts sur notre société. Certes les lignes bougent, mais le temps presse.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/58702320-43265925.jpg?v=1630677180" alt="Etre engagé pour agir ou agir pour être engagé ? Ou comment "convertir la colère en quelque chose de beau »…" title="Etre engagé pour agir ou agir pour être engagé ? Ou comment "convertir la colère en quelque chose de beau »…" />
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      L’anecdote est instructive. Quand Stéphanie Ampart qui s’occupe de So Good, magazine 100% sans pub, né d’une communauté (So Press, Ulule..) trois mois avant le confinement, est revenue en France d’une année&nbsp;&nbsp;de travail aux USA dans le cadre de l’Obama Foundation, on lui a demandé de ne pas utiliser le terme «&nbsp;activiste&nbsp;»&nbsp;! «&nbsp;Pourquoi&nbsp;? Je me suis appropriée ce mot qui mêle cœur et action, on connecte les gens pour être tous ensemble&nbsp;», rétorque-t-elle en lançant le débat. Pour sa part, Alice Barbe, activiste et entrepreneure sociale, co-fondatrice de l’ONG internationale Singa qui milite pour l’inclusion dans la société des personnes migrantes et réfugiées a réagi avec force&nbsp;: «&nbsp;Je fais partie des gens très en colère, on voit les génocides, les horreurs… L’activisme vient de là. Il faut repenser la migration. Singa a été créée avec trois bouts de ficelle, puis peu à peu, on a monté un réseau d’incubateurs dans 10 pays d’Europe pour les entrepreneurs migrants. Il s’agit de convertir la colère en quelque chose de beau&nbsp;». Résultat, un impact réel avec une communauté de 50 000 personnes en Europe qui créent des projets tous azimuts.&nbsp;&nbsp; <br />  Vrai impact aussi pour Thomas Landrain, co-fondateur en 2018 et CEO de Just One Giant Lab (JOGL), communauté scientifique hors normes de 6 000 experts et volontaires, qui se définit comme biologiste- activiste. «&nbsp;Le parcours des chercheurs classiques est empreint du syndrome de super-héros, ils pensent qu’ils peuvent tout faire en ne travaillant qu’entre eux&nbsp;!&nbsp;&nbsp;Mais non, j’étais frustré de ne pas travailler avec les autres. C’est ainsi que j’ai monté la Paillasse il y a 12 ans, d’abord dans un squat&nbsp;». Conséquence, la start-up Pili est sortie de ce squat pour devenir une référence dans la production de colorants écologiques, et le modèle de la Paillasse, installé par la suite à Paris s’est exporté dans une dizaine de pays.&nbsp;&nbsp; <br />  Sortir du diplôme, de l’institutionnel, des limites, des us et coutumes pour ouvrir les possibilités à tous… Tel était le propos militant de ces intervenants engagés, convaincus «&nbsp;qu’on peut changer le système&nbsp;».&nbsp;&nbsp;Laissons le mot de la fin à Alice Barbe avec le titre de son dernier livre, plus parlant que bien des discours&nbsp;: «&nbsp;On ne nait pas engagé, on le devient&nbsp;».
     </div>
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   <title>Thomas Landrain, portrait d’un scientifique-activiste</title>
   <updated>2021-09-06T09:29:00+02:00</updated>
   <id>https://www.businews.fr/Thomas-Landrain-portrait-d-un-scientifique-activiste_a3800.html</id>
   <category term="Tech" />
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   <published>2021-09-03T14:05:00+02:00</published>
   <author><name>Marie-Odile Helme</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervenant au Forum des Entrepreneurs 2021 sur le thème « Faut-il être engagé pour agir ou agir pour être engagé », le cofondateur et CEO de Just One Giant Lab, à la fois ONG, communauté internationale, plateforme participative de recherche et d’innovation scientifique, a justement toutes les caractéristiques de l’entrepreneur très engagé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/58701019-43265020.jpg?v=1630672078" alt="Thomas Landrain, portrait d’un scientifique-activiste" title="Thomas Landrain, portrait d’un scientifique-activiste" />
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      Au départ, son parcours peut paraitre classique. Brillant mais classique&nbsp;:&nbsp;&nbsp;études de biologie moléculaire en province, suivies de l’Ecole Normale supérieure de la rue d’Ulm. Mais, très rapidement, ce jeune homme, mordu de sciences depuis toujours, va faire un pas de côté. «&nbsp;J’avais une vision romantique mais j’étais naïf.&nbsp;&nbsp;Il fallait rentrer dans un moule. Pourquoi la science doit-elle être le monopole du monde académique&nbsp;?&nbsp;&nbsp;Pourquoi faut-il être chercheur&nbsp;? Si un citoyen, -qu’il soit étudiant, prof, ou autre-, une asso, etc.&nbsp;&nbsp;veulent s’investir pour explorer une problématique qui ne l’est pas, pourquoi pas&nbsp;», lance Thomas Landrain.&nbsp;&nbsp;Sa chance&nbsp;dans les années&nbsp;2005&nbsp;? La biologie synthétique, croisement entre ingénierie et big data dans lequel il s’engouffre pour cofonder son premier labo alors qu’il est encore thésard. Suivra en 2009, la création de La Paillasse, un lieu un peu foutraque monté dans un squat d’artistes à Vitry-sur-Seine. En quatre ans, 50 collaborateurs seront embauchés, 15 projets en sortiront dont la start-up Pili qui utilise les bactéries pour produire des colorants écologiques destinés à remplacer les colorants pétrochimiques&nbsp;! Après avoir co-initié la première équipe française d’étudiants qui remporte le concours international de biologie synthétique iGEM, en 2014, soutenu par la mairie de Paris et de nombreux partenaires, Thomas installe La Paillasse dans la capitale&nbsp;: «&nbsp; On devenait un véritable labo de technologies sans brevets… Vous y croisiez aussi bien un squatter qu’un ministre&nbsp;!&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      &nbsp;Explorateur du fonctionnement du vivant <br />  &nbsp; <br />  Tout en développant Pili, et la Paillasse qui fait des petits (une trentaine de «&nbsp;labos&nbsp;» ouverts dans le monde sur ce modèle, notamment en Europe, aux USA et au Canada) une question le taraude. Comment cette solution alternative et gratuite pourrait-elle arriver à toucher des milliers de personnes dans le monde ? 2018. Avec sa double casquette de «&nbsp;biologiste-hacker et de chercheur académique&nbsp;», il décide avec deux copains de Normale Sup de monter Just One Giant Lab (JOGL), cette communauté de&nbsp;6 000 experts et volontaires sur une centaine de pays qui bouscule les modes de fonctionnement classique des institutions scientifiques.&nbsp; <br />  Le concept&nbsp;? «&nbsp;Open source, intérêt général, pas de brevet. Ainsi, on choisit une thématique, on crée un écosystème, on est un incubateur à projets scientifiques validés par notre communauté.&nbsp;&nbsp;Les entreprises n’ont plus qu’à prendre ce qui les intéresse pour le développer&nbsp;», précise-t-il. Avec l’apparition du Covid, en quelques semaines, JOGL est passé de 500 personnes à 4 000… Et des premiers tests de diagnostics à bas coût sont sortis en huit mois. Depuis 2019, 150 projets ont émergé, financés par des partenaires comme l’AFD, la fondation AXA pour la recherche, la Fondation Vinci, et désormais la Fondation américaine iGEM. Son "activiste" de patron aime ouvrir les voies. A l’aise face au précipice béant de l’inconnu, explorateur du vivant, Thomas Landrain suit son idée fixe&nbsp;: rendre le système scientifique équitable et permettre à tous d’innover… Pour le bien de tous.&nbsp;&nbsp;&nbsp;«&nbsp;Il n’y a qu’une communauté qui permette de faire ça&nbsp;», martèle-t-il, enthousiaste. &nbsp;&nbsp;
     </div>
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