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 <title>Businews</title>
 <subtitle><![CDATA[Site quotidien d’actualités économiques et entrepreneuriales de la région Provence Alpes Côtes d’Azur]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-17T14:31:14+02:00</updated>
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   <title>L’UPE 13 confronte sa vision de l’Europe à six candidats aux élections</title>
   <updated>2024-05-18T12:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.businews.fr/L-UPE-13-confronte-sa-vision-de-l-Europe-a-six-candidats-aux-elections_a4782.html</id>
   <category term="Territoire" />
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   <published>2024-05-18T10:31:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Christophe Barla</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ce 16 mai se sont tenues à l’aéroport Marseille Provence « Les Matinales de l’Europe » de l’UPE 13 avec six représentants de listes en lice le 9 juin. Trois thématiques au programme, industrie, maritime, logement. Les idées ont fusé !     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/80324179-58004287.jpg?v=1715900649" alt="L’UPE 13 confronte sa vision de l’Europe à six candidats aux élections" title="L’UPE 13 confronte sa vision de l’Europe à six candidats aux élections" />
     </div>
     <div>
      <em>«&nbsp;Pour une fois, on a réussi à parler d’Europe sans tout ramener au national&nbsp;!&nbsp;Je retiens que vous êtes tous pour l’Europe, mais de manière différente&nbsp;»,</em> s’est réjoui Philippe Korcia, président de l’UPE 13, en conclusion des échanges des «&nbsp;Matinales de l’Europe&nbsp;», le 16 mai dans le salon panoramique de l’Aéroport Marseille Provence. La matinée a été dense et intense, chaque candidat aux élections européennes du 9 juin étant soumis à un cadre d’expression strict (2 mn par thématique) et une équité absolue. <br />   <br />  Six représentants de listes en lice avaient donné suite à la sollicitation de l’UPE 13 pour exposer les idées et ambitions de leurs partis sur l’industrie, le maritime et le logement.&nbsp;L’événement ponctuait quatre rencontres tenues depuis le mois d’avril avec les fédérations professionnelles afin d’établir une série de souhaits des entrepreneurs pour que l’Europe s’emploie vraiment à favoriser le développement de leurs sociétés plutôt que de leur ajouter des poids aux pieds avec une inflation normative qui complexifie la gestion quotidienne et freine les potentialités d’expansion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Apprendre à mieux utiliser les fonds européens</b></div>
     <div>
      <em>«&nbsp;L’Europe, c’est 70 % des normes qui impactent notre économie, elle s’insère à tous les niveaux de notre quotidien professionnel&nbsp;»</em>, rappelle Philippe Korcia. <em>«&nbsp;Il est donc important d’œuvrer ensemble pour que nos idées soient portées en haut lieu&nbsp;»</em>. Le Medef a édité une plaquette intitulée <em>30 propositions pour une Europe</em> <em>qui entreprend</em>&nbsp;dans cet objectif, à la suite d’une consultation menée depuis décembre 2023. <br />   <br />  <em>«&nbsp;Il faut se reconcentrer sur l’essentiel et se délaisser de l’accessoire&nbsp;»,</em> demande Garance Pineau, directrice générale du Medef, avant que Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et autoqualifié d’ <em>«&nbsp;Européen convaincu et acharné&nbsp;»</em>, ne rappelle combien les fonds européens ont approvisionné ces dernières années des projets régionaux, de quelques dizaines de milliers d’euros à plusieurs millions. <em>«&nbsp;Quand j’étais député européen, la France ne savait pas se servir de l’Europe. Quand nous avons été élus à la Région, les fonds européens représentaient 300 millions d’euros sur le territoire. Nous sommes passés à 5 milliards d’euros, puis maintenant 10 milliards d’euros. Nous sommes face à un monde particulièrement hostile autour de nous. Je suis pour la paix et l’addition des différences. Une Europe industrielle et puissante, c’est une Europe démocratique&nbsp;»,</em> a-t-il martelé, soucieux que les enjeux franco-français ne <em>«&nbsp;polluent&nbsp;» </em>pas la vocation et les débats de l’élection européenne à venir.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une souveraineté énergétique à bâtir en commun </b></div>
     <div>
      La teneur des interventions a d’abord démontré les fortes attentes du monde des entreprises. Maintenant que l’Europe se pratique depuis plusieurs décennies, chacun mesure mieux ses avantages et ses inconvénients qui suscitent, du coup, des exigences. Sur l’industrie, la nécessité de décarboner les activités n’est évidemment pas contestée. <em>«&nbsp;On est à la croisée des chemins&nbsp;»,</em> note Frédéric Busin, délégué régional d’EDF. Il insiste sur la capacité du territoire à devenir <em>«&nbsp;un hub de production d’hydrogène&nbsp;»</em>, sur la constitution d’une filière <em>«&nbsp;carburants de synthèse&nbsp;»</em>, sur les promesses de l’éolien offshore pour la zone industrialo-portuaire de Fos, sur la reconquête d’une existence européenne face à la Chine dans la production de panneaux photovoltaïques ou encore sur la nouvelle génération de réacteurs nucléaires...&nbsp;<em>«&nbsp;L’avenir est devant nous&nbsp;! L’Europe peut aider à créer un modèle économique pour y parvenir&nbsp;»,</em> dit-il, déterminé à éviter de <em>«&nbsp;nouvelles dépendances énergétiques&nbsp;»</em>. <br />   <br />  Philippe Bernand, président du directoire de l'Aéroport, pose la plateforme comme<em> «&nbsp;un promoteur des carburants durables, une filière doit se construire dans le domaine pour réussir le virage de sa décarbonation. On a tout ce qu'il faut ici !&nbsp;»</em>.&nbsp;Délégué régional de France Chimie Méditerranée, Stéphane Bergamini lui emboîte le pas sur les atouts provençaux, mais il réclame de veiller à ce que la décarbonation engagée ne pénalise pas les TPE-PME. <em>«&nbsp;Elles n’ont pas la même capacité d’adaptation aux normes européennes, il faut leur laisser le temps de les absorber&nbsp;»</em>. Il espère que l’Europe saura devenir une championne des technologies bas carbone accessibles à tous et <em>Made in Europe</em>, conscient, néanmoins, que le défi s’apparente à <em>«&nbsp;une bataille&nbsp;»</em> face au protectionnisme affiché de l’Asie ou de l’Amérique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une Europe qui accompagne et (se) protège</b></div>
     <div>
      Cette <em>«&nbsp;souveraineté industrielle&nbsp;»</em>, tous les candidats s’en font les défenseurs, avec plus ou moins de conviction. Au nom de Renaissance, Grégory Allione réclame d’ <em>«&nbsp;arrêter l’Europe naïve&nbsp;»</em>. Pour lui, elle est ainsi dans son rôle quand elle soutient les investissements de décarbonation d’ArcelorMittal Méditerranée. Christine Juste (Europe Ecologie-Les Verts), tout en prônant la relocalisation d’industries et la sobriété, milite pour que l’Europe définisse <em>«&nbsp;une stratégie d’économie circulaire&nbsp;» </em>qui aboutisse à son exemplarité internationale en matière d’écoconception, de recyclage des matériaux, de réutilisation, de réduction de la consommation de ressources naturelles. <br />   <br />  Loïc Gachon (Place Publique/Parti socialiste) veut reconquérir <em>«&nbsp;une souveraineté européenne&nbsp;en sortant du dogme du libre-échange&nbsp;». «&nbsp;Il faut doter l’Europe de fonds souverains pour accompagner les projets stratégiques&nbsp;»,</em> affirme-t-il. Franck Allisio (Rassemblement national) préfère imaginer l’Europe comme <em>«&nbsp;un facilitateur et un relais du territoire&nbsp;»</em> plutôt que <em>«&nbsp;l’idiot utile d’un village global&nbsp;». «&nbsp;Il faut le protectionnisme que font tous les pays&nbsp;»,</em> dit-il. <br />   <br />  Laure-Agnès Caradec (Les Républicains) insiste sur les similitudes entre le programme de son candidat et les propositions du Medef. <em>«&nbsp;Il faut changer de cap et maîtriser notre destin. On attend que l’Europe aide notre métropole portuaire à se doter des infrastructures nécessaires&nbsp;»</em>. Quant à Emmy Font (Reconquête), elle ne manque pas de rappeler les responsabilités que les partis des uns et des autres ont dans la désindustrialisation de la France. A ses yeux, <em>«&nbsp;la relance de la filière électronucléaire permettra de répondre au besoin de souveraineté énergétique&nbsp;».</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des retards à rattraper avec de la simplification</b></div>
     <div>
      Dans le domaine maritime, Jakob Sidénius, président de l’Union Maritime et Fluviale (UMF), et Martin Féraud qui en est le secrétaire, ont attaqué leur propos en rappelant aussi combien les ports français avaient reculé en vingt ans par rapport à leurs concurrents européens, faute d’investissements et de mutations nécessaires. <em>«&nbsp;Dunkerque, Le Havre, Marseille-Fos, ce sont 13 milliards d’euros de valeur ajoutée cumulée. S’ils avaient évolué comme les autres ports européens, ce serait 20 milliards aujourd’hui&nbsp;»,&nbsp;</em>mentionne Martin Féraud. Ce qui n’empêche pas d’être parfois précurseur et en avance, comme avec l’électrification des quais menée par le GPMM. Il évoque les distorsions de concurrence, le dumping social et bien sûr la lourdeur des normes. <em>«&nbsp;Il faut trouver de la simplicité et de l’harmonisation&nbsp;»,</em> insiste-t-il. <br />   <br />  Cette <em>«&nbsp;accumulation de normes&nbsp;»</em> n’est pas perçue de manière identique par les candidats interrogés. Christine Juste se félicite du «&nbsp;Green Deal&nbsp;» qui a permis de forcer la main des acteurs économiques pour qu’ils s’engagent dans la décarbonation. <em>«&nbsp;Ce mandat accentuera toutes les transformations&nbsp;»,</em> promet-elle, espérant voir se développer des plateformes énergétiques et multimodales. <em>«&nbsp;Le monde change, changeons nos règles&nbsp;»,</em> estime Grégory Allione qui souhaite<em> «&nbsp;un bouclier commercial européen pour éviter le dumping social&nbsp;»</em>. Pour lui, chaque directive adoptée doit donner lieu à la suppression d’une autre qui n’a plus lieu d’être. Pour Laure-Agnès Caradec,<em> «&nbsp;deux doivent être supprimées pour une adoptée&nbsp;»</em>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un report modal à accélérer par un hinterland renforcé</b></div>
     <div>
      La question de l’accroissement des relations du Port avec son hinterland fait, au contraire, l’unanimité, en particulier s’il se caractérise par de meilleures connexions ferrées et fluviales. <em>«&nbsp;La logique de l’hinterland est typiquement européenne&nbsp;»,</em> pour Loïc Gachon qui espère voir demain l’Europe exporter plus de produits qu’elle n’en importe. Emmy Font juge qu’il est temps de soulager les routes européennes du trafic de poids lourds, elle regrette que les projets fluviaux imaginés voici cinq ans pour l’axe Méditerranée-Rhône-Saône tardent à se concrétiser, alors que <em>«&nbsp;c’est un atout pour le Port&nbsp;»</em>. Franck Allisio relève pour sa part que <em>«&nbsp;CMA CGM qui investit, crée des projets, fasse plus pour notre territoire que l’Union européenne&nbsp;qui prend 100 euros, en rend 60 et dit comment les dépenser&nbsp;»</em>. Pour Laure-Agnès Caradec, <em>«&nbsp;L’Europe doit être au rendez-vous du maritime&nbsp;»</em> d’autant plus que le GPMM représente 45&nbsp;000 emplois directs et indirects sur le territoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cascade de difficultés à résoudre sur le logement</b></div>
     <div>
      La dernière thématique portait sur le logement. Il n’est pas une compétence européenne mais la situation est devenue sensible dans notre région, en France et dans d’autres pays européens. Là encore, le constat de régression est plus qu’alarmant, comme le constate Arnaud Bastide, président régional de la Fédération des Promoteurs Immobiliers. <em>«&nbsp;Il faudrait 500&nbsp;000 logements par an en France. Ces dernières années, il en a été produit 90&nbsp;000 par an. Et on arrive toujours à faire plus bas&nbsp;! On vit aujourd’hui les conséquences catastrophiques des années 2019-2020&nbsp;»</em>. Il énumère les difficultés, le manque de foncier accessible, la fiscalité plus lourde qu’ailleurs, la surenchère de normes, les crises successives (Ukraine, énergie, augmentation des taux…) qui ont fait exploser les coûts…<em> «&nbsp;L’argent n’est pas là, mais les sujets sont vertigineux&nbsp;»,</em> estime-t-il. Cyril Sauvat, président de la FBTP 13, avance qu’ <em>«&nbsp;il faut mieux d’Europe&nbsp;»</em> et notamment en finir avec <em>«&nbsp;les excès réglementaires mortifères pour nos activités&nbsp;»</em> alors que les entreprises doivent assurer parallèlement transitions écologique et numérique. Sa priorité&nbsp;: que chaque nouvelle réglementation soit concertée avec les professionnels pour éviter d’aboutir à des aberrations.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Désaccords sur la manière de s’y prendre avec l’Europe</b></div>
     <div>
      Franck Allisio assure que le marché allemand est <em>«&nbsp;plus sain&nbsp;»</em>. Pour lui, avant de réclamer quoi que ce soit à l’Europe en matière de logement, <em>«&nbsp;il faut d’abord résoudre les problèmes franco-français entre nous&nbsp;»</em>, en particulier sur le poids de la fiscalité ou les aides attribuées. Laure-Agnès Caradec n’est pas loin de cette conviction quand elle réclame de <em>«&nbsp;réviser la loi SRU&nbsp;» </em>même si <em>«&nbsp;c’est un chantier colossal&nbsp;»</em> au même niveau que la simplification normative où <em>«&nbsp;des lois se contredisent en permanence&nbsp;»</em>. Pour Christine Juste, il n’est néanmoins pas question de reculer car <em>«&nbsp;le bâtiment et la construction sont les principaux contributeurs des émissions de CO2&nbsp;»</em>. Selon l’écologiste, solliciter la banque centrale européenne (BCE) ou la banque européenne d’investissement (BEI) pourrait accélérer la marche vers<em> «&nbsp;un parc immobilier et des villes neutres en carbone&nbsp;»</em>, mais sûrement pas la simplification des normes. <br />   <br />  S’il n’est pas d’accord sur ce dernier point en fustigeant <em>«&nbsp;l’empilement des directives&nbsp;»</em>, Grégory Allione s’avoue convaincu que <em>«&nbsp;l’Europe doit être associée à la politique du logement&nbsp;car cette crise pénalise l’ensemble de l’économie&nbsp;»</em>. Il se dit partisan d’un <em>«&nbsp;conseil&nbsp;»</em> qui contribuerait à harmoniser les pratiques. Loïc Gachon affirme aussi que l’Europe doit se mêler de politique du logement, au moins pour l’accompagner. Pour augmenter sa capacité d’action, il souhaiterait <em>«&nbsp;un plan Marshall&nbsp;»</em> en partenariat avec les Etats qui intègre <em>«&nbsp;la lutte contre le sans-abrisme&nbsp;»</em>. Plutôt que de réduire les normes, il privilégierait la recherche de <em>«&nbsp;convergences&nbsp;»</em>. Emmy Font défend, elle, un point de vue complètement opposé, jugeant qu’il ne faut surtout pas étendre les compétences européennes puisque <em>«&nbsp;les tentacules de l’UE atteignent déjà le secteur&nbsp;»</em>. Elle veut supprimer le Pacte Vert (Green Deal), la loi SRU <em>«&nbsp;pour rendre leur liberté aux communes&nbsp;»</em>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une urgence à réussir dans une bataille à armes égales</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/80324179-58004307.jpg?v=1715943881" alt="L’UPE 13 confronte sa vision de l’Europe à six candidats aux élections" title="L’UPE 13 confronte sa vision de l’Europe à six candidats aux élections" />
     </div>
     <div>
      Dans leurs conclusions, les uns et les autres ont laissé apparaître leurs dissensions entre une Europe renforcée, <em>«&nbsp;essentielle&nbsp;»</em>, <em>«&nbsp;concrète&nbsp;», «&nbsp;équitable&nbsp;»</em> pour mieux harmoniser les pratiques et réglementations étatiques et une Europe allégée qui redonne un peu plus de pouvoir aux nations. Mais, comme l’a souligné Garance Pineau, <em>«&nbsp;je suis frappée par des convergences qui n’existaient pas il y a cinq ans, tout le monde est plus ou moins pro-européen&nbsp;»</em>. Elle souligne l’ampleur de la tâche que devra assumer le prochain Parlement. <em>«&nbsp;Il y a 15 ans, le PIB européen était équivalent à celui des Etats-Unis. Aujourd’hui, il est à 55%. Le décrochage est à l’œuvre. Il y a un sentiment d’urgence, il faut y répondre&nbsp;»</em>, dit-elle, mentionnant que <em>«&nbsp;pour le Medef, la bonne échelle, c’est l’Europe, car la France seule ne pourra pas faire grand-chose&nbsp;»</em>. Philippe Korcia réclame que les entreprises puissent affronter leurs concurrentes <em>«&nbsp;à armes égales. L’Europe peut être une aide dans ce combat. Nous sommes français mais nous devons être aussi européens pour bâtir une Europe meilleure&nbsp;».</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Les entreprises au service du territoire</title>
   <updated>2023-10-31T13:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.businews.fr/Les-entreprises-au-service-du-territoire_a4635.html</id>
   <category term="En direct" />
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   <published>2023-10-23T15:49:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Christophe Barla</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En ciblant sa thématique sur « L’alchimie de la transformation », le Forum des Entrepreneurs a réussi à attirer cette année près de 4 000 participants. Au coeur de cette transformation : comment l'entreprise transforme le territoire en venant en appui des politiques publiques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/76015397-53796250.jpg?v=1697969089" alt="Les entreprises au service du territoire" title="Les entreprises au service du territoire" />
     </div>
     <div>
       <br />  <em>«&nbsp;Passer à la vitesse supérieure ! »</em>, tel était l’objectif fixé par Philippe Korcia, président de l’UPE13, pour l’édition 2023 du Forum des Entrepreneurs qui s'est tenu au stade Vélodrome, sur le thème de «&nbsp;L’alchimie de la transformation&nbsp;». Passer à la vitesse supérieure, c’est aussi ce qu’ont revendiqué nombre d’intervenants, des plus renommés, comme l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy ou le nouveau président du Medef, Patrick Martin, jusqu'aux chefs d’entreprises régionaux répartis sur les ateliers et tables rondes. Leur appel s’adressait aussi à l’État et aux collectivités pour laisser une plus grande liberté à l’initiative, à l’innovation et à la prise de responsabilité dans les territoires, vus comme le socle privilégié des mutations à engager. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des réglementations paralysantes</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/76015397-53796252.jpg?v=1697969140" alt="Les entreprises au service du territoire" title="Les entreprises au service du territoire" />
     </div>
     <div>
      Les lourdeurs sont nombreuses dans un pays encore engoncé dans une multitude de réglementations et d'archaïsmes qui pénalisent même les ambitions les plus partagées, comme la transition écologique. Les exemples n’ont pas manqué, au gré des échanges. <em>«&nbsp;La France s’appauvrit par rapport au reste du monde parce qu’elle ne s’est pas assez transformée&nbsp;»,</em> indique Mathilde Lemoine (chef économiste de la banque Edmond de Rothschild), pointant <em>«&nbsp;le manque cruel d’investissements&nbsp;»</em>, le problème persistant de <em>«&nbsp;l’élitisme français&nbsp;»</em> et du renforcement des inégalités dans le système éducatif ou la difficulté à partager collectivement des objectifs. <br />   <br />  Gianmarco Mosellato (CEO Deloitte France &amp; Afrique) a fustigé en France <em>«&nbsp;le modèle le plus centralisé du monde&nbsp;», </em>alors que <em>«&nbsp;sa richesse de territoires est sa chance unique&nbsp;»</em>. Directrice France de TotalEnergies, Isabelle Patrier a fourni quant à elle deux illustrations concrètes de ces lourdeurs administratives dans la transition écologique&nbsp;: <em>«&nbsp;Pour créer une ferme solaire en France, il faut 8 ans et 14 permis et autorisations diverses. Pour un plan d’épandage dans un projet de biométhanisation, l’autorisation prend deux ans. Aux États-Unis, c'est possible en deux mois. »</em> Sans révolution dans le domaine, à ses yeux, les objectifs fixés par le gouvernement pour 2030 ne pourront pas être tenus. <br />   <br />  Delphine André, présidente du groupe de transports et logistique Charles André, admet que <em>«&nbsp;la transition écologique va entraîner des transformations radicales&nbsp;»</em>. Mais elle regrette la déconnexion entre nombre de visions venues d’en haut et la réalité vécue par chaque entreprise. <em>«&nbsp;Comment passer une flotte entière à l’électrique quand un véhicule coûte 2,5 à 5 fois plus cher pour rouler 2 fois moins de kilomètres&nbsp;et qu’on ne peut pas recharger partout&nbsp;? J’ai des chauffeurs qui me disent qu’il leur faut parfois 5 heures pour recharger leur camion&nbsp;»,</em> dit-elle. <br />   <br />  Marguerite Bérard, directrice de la Banque Commerciale de France, ose une analogie domestique&nbsp;sur le poids des réglementations. <em>«&nbsp;De temps en temps, il faut faire le ménage, on se sentira plus léger après&nbsp;»</em>.&nbsp;Le grand rabbin de France Haïm Korsia joue pour sa part de la métaphore sportive. <em>«&nbsp;Il y a des transformations qu’on peut organiser. Dans une équipe de foot, quand ça ne marche pas, on change la défense, quand on ne marque pas, on change d’attaque. Aucun système humain ne peut survivre s’il ne se transforme pas&nbsp;»</em>. Optimiste, l’archevêque d’Aix et d’Arles, Monseigneur Christian Delarbre, va dans son sens. <em>«&nbsp;Les gens vivent de transformations&nbsp;»</em>. Il aimerait simplement un engagement et un travail plus collectifs, indispensables selon lui <em>«&nbsp;pour que la société ne craque pas&nbsp;».</em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dire les choses pour avancer</b></div>
     <div>
      Patrick Martin, au nom du Medef, fait lui aussi appel au collectif pour que les entreprises françaises affrontent plus équitablement la compétition internationale. Il réclame plus de visibilité à l’État et voudrait avoir un peu plus les coudées franches <em>«&nbsp;pour ne pas être les ravis de la crèche&nbsp;»</em> face à la concurrence. <em>«&nbsp;La sphère privée doit reprendre des parts de marché et la sphère publique doit faire l’effort de la rationalisation »</em>, confie-t-il, invitant tous les dirigeants à de la <em>«&nbsp;cohérence&nbsp;» </em>pour ne pas tendre la main vers le gouvernement à chaque difficulté nouvelle. <em>«&nbsp;J’assume une croissance décarbonée et responsable. La France a perdu 20 points en 20 ans de richesse par habitant. On ne peut pas se contenter de gérer la pénurie&nbsp;»</em>. Pour lui, les jeunes peuvent être les vecteurs du monde de demain et non pas les freins qu’on nous présente. <em>«&nbsp;Je ne crois pas qu’ils ne veuillent plus travailler, mais il faut leur redonner du sens et de la considération&nbsp;»,</em> assure-t-il. <br />   <br />  <!--cke_bookmark_315S--><!--cke_bookmark_315E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/76015397-53817092.jpg?v=1698010324" alt="Les entreprises au service du territoire" title="Les entreprises au service du territoire" />
     </div>
     <div>
      Bien en verve face à une assistance qui attendait qu’il fasse le show, Nicolas Sarkozy a délivré à nouveau ses convictions sur la force du travail pour s’épanouir, sur la reconnaissance du mérite, sur la nécessité de prendre des risques et d’échouer pour avancer… <em>«&nbsp;Tout ce qui détruit le travail détruit la société. L’homme est fait pour deux choses&nbsp;: aimer et travailler. Il faut aimer les deux&nbsp;»</em>, clame-t-il, invitant les jeunes à <em>«&nbsp;se prendre en main&nbsp;»</em>. <em>«&nbsp;Le problème français, c’est le nivellement. On ne peut pas traiter tout le monde de la même façon, tout simplement parce que nous n’avons pas tous la même énergie, le même talent, la même façon de voir, la même santé...&nbsp;»</em>. L'ancien président de la République regrette que les Français ne débattent plus vraiment pour tenter de progresser ensemble. <em>«&nbsp;Le politiquement correct, c’est de la lâcheté. Ce qui caractérise la démocratie, avant même le vote, c’est la capacité à débattre. »</em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Penser plus grand</b></div>
     <div>
      Comment donc imaginer une vision enthousiasmante qui emporte le collectif ? Pour Dominique Bluzet, président de «&nbsp;One Provence&nbsp;» et directeur de quatre théâtres à Aix et à Marseille («&nbsp;Les Théâtres »), il faut soigner et partager <em>«&nbsp;le récit et la fierté »</em> d'un territoire où se sont conjugués <em>«&nbsp;tant de succès »</em> dans un lien continu entre passé, présent et futur. <em>«&nbsp;Avec One Provence, nous voulons être porteurs de ce récit pour le plus grand nombre »</em>, promet-il, convaincu de pouvoir entraîner ensuite les habitants, les entreprises, les visiteurs... <br />   <br />  <em>«&nbsp;La culture nourrit l'économie&nbsp;»</em>, glisse Sophie Joissains, maire d'Aix-en-Provence. <em>«&nbsp;L'entrepreneur a toute sa place à prendre dans l'offre culturelle&nbsp;»</em>, renchérit Christophe Aubas, directeur régional de Culturespaces qui gère l'Hôtel de Caumont à Aix. Et pour Vianney d'Alençon, fondateur et président du parc <em>Rocher Mistral </em>à la Barben, qui oeuvre à la transmission de l'histoire de la Provence, <em>«&nbsp;la création, c'est l'élan de la vie&nbsp;»</em>. <br />  &nbsp;
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      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/76015397-53817097.jpg?v=1698010371" alt="Les entreprises au service du territoire" title="Les entreprises au service du territoire" />
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      En reprenant The Camp, en investissant dans&nbsp; sociétés à travers sa holding Unitel, Kevin Polizzi, natif de ce territoire, atteste que, peu importe les contraintes, chacun peut faire d'une imagination un récit en action dès lors qu'il sait <em>«&nbsp;humer&nbsp;»</em> avec un peu d'anticipation le sens de la société. <em>«&nbsp;Quand on a un potentiel, on l'utilise !&nbsp;»</em>, dit-il, déterminé à faire du site aixois <em>«&nbsp;un campus de taille mondiale&nbsp;»</em> où les grandes entreprises <em>«&nbsp;ne seront plus dans l'entre-soi&nbsp;»</em>, mais qui sera ouvert à toute l'économie locale.&nbsp;Président de Biotech Dental et du groupe Upperside, Philippe Veran a lui aussi déroulé à travers son parcours un récit de réussites dans une multitude de secteurs. Toujours tourné vers l'avenir, il veut maintenant bâtir dans la région <em>«&nbsp;un cluster de l'impression 3D&nbsp;»</em> qui favorisera l'essor d'une industrie du <em>«&nbsp;sur-mesure&nbsp;»</em> pour ses clients. <br />   <br />  Jérémy Estrader pour sa part, directeur général adjoint de la Cepac, pense qu'<em>«&nbsp;</em><em>il y a&nbsp;des coopérations et des partenariats à imaginer entre puissance publique et entreprises privées.&nbsp;Il y a ici de nombreux clusters de compétences à partager.&nbsp; La force de notre territoire, c'est de posséder à la fois une puissance publique qui porte les grands projets d'aménagement et d'infrastructures et des entreprises qui investissent et qui créent de l'emploi&nbsp;»</em>.&nbsp; <br />  Pour Mathieu Capuono, président du cabinet d'expertise comptable Crowe-Ficorec, <em>«&nbsp;chaque entrepreneur doit dépasser la réalité propre de son entreprise, penser sa performance globale et son impact, au-delà même de sa performance économique première&nbsp;»</em>. <br />  Comme un devoir à la maison, pour progresser jusqu'au Forum 2024...
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