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  <title>Businews</title>
  <description><![CDATA[Site quotidien d’actualités économiques et entrepreneuriales de la région Provence Alpes Côtes d’Azur]]></description>
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   <title>Businews</title>
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   <title>​Les restaurateurs ne sont pas surpris de cette décision mais révoltés</title>
   <pubDate>Wed, 30 Sep 2020 18:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nathalie Bureau du Colombier</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Commerce]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Le tribunal administratif de Marseille a maintenu, dans sa décision du 30 septembre 2020, la fermeture des bars et restaurants à Marseille pour une semaine. Cette décision de justice ne surprend guère les restaurateurs mais elle crée un sentiment profond d’injustice, d’écœurement. La révolte gronde chez les restaurateurs. Réactions.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/50220520-38822543.jpg?v=1601486762" alt="​Les restaurateurs ne sont pas surpris de cette décision mais révoltés" title="​Les restaurateurs ne sont pas surpris de cette décision mais révoltés" />
     </div>
     <div>
      «&nbsp;<em>Je me doutais de cette décision. C’était perdu d’avance. Le tribunal ne pouvait pas contredire le gouvernement&nbsp;!</em>&nbsp;», a réagi aussitôt Joseph Comtecheyan. Le patron du restaurant <strong>Le Collins</strong> sur le Vieux-Port&nbsp;avait bravé l’interdiction en début de semaine. Ne voulant pas risquer la fermeture administrative d’un mois de son établissement pour non-respect de l’arrêté il préfère rentrer dans le rang. «&nbsp;<em>Nous sommes comme des moutons, nous devons obéir au doigt et à l’œil</em>&nbsp;», clame le restaurateur. Après un début de saison chaotique, il retrouve une belle clientèle en juillet et août. «&nbsp;<em>Depuis septembre, c’est le calme plat or habituellement grâce aux croisiéristes nous avons entre 100 et 120 couverts</em>&nbsp;», ajoute-t-il.&nbsp; <br />  Pour Thierry Albert, gérant de <a class="link" href="http://www.restaurant-la-villa.fr/" target="_blank"><strong>La Villa</strong></a>  dans le 8ème à Marseille, "<em>Cette décision constitue une atteinte à notre liberté".&nbsp;</em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Des actions communes avec les restaurateurs parisiens</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/50220520-38822544.jpg?v=1601563702" alt="​Les restaurateurs ne sont pas surpris de cette décision mais révoltés" title="​Les restaurateurs ne sont pas surpris de cette décision mais révoltés" />
     </div>
     <div>
      Au Cours Julien, Krys Mosbah, le patron du <strong>Red Lion</strong> vit mal lui aussi cette privation de la liberté de travailler&nbsp;:&nbsp;&nbsp;«&nbsp;<em>Nous subissons le diktat gouvernemental. C’est toute une profession qui est touchée et qui génère des dégâts collatéraux</em>&nbsp;». Pas de surprise non plus au restaurant<strong> <a class="link" href="https://chezcolette.eatbu.com/?lang=fr" target="_blank">Chez Colette</a>  </strong>qui s’attendait à être débouté. «&nbsp;<em>Durant des mois nous nous sommes tus, nous avons investi dans des masques, des charlottes, du gel. Désormais, nous allons faire du bruit sinon nous allons mourir&nbsp;</em>», lance Sylvie Crespin, gérante. Elle se dit choquée de voir ses clients manger sur les bancs publics de la Place Estrangin quand sa terrasse de sept mètres de long est désespérément vide.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Retour au Marseille des années 90</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/50220520-38822561.jpg?v=1601563767" alt="​Les restaurateurs ne sont pas surpris de cette décision mais révoltés" title="​Les restaurateurs ne sont pas surpris de cette décision mais révoltés" />
     </div>
     <div>
      Choquée également d’être surveillée depuis le 26 septembre par cinq fourgons de la police Nationale comme si elle était une criminelle. Chaque jour, les mots sont plus forts, et plus violents. «&nbsp;<em>Cette décision m’inspire de la haine. C’est une atteinte aux libertés. Tous les jours, le gens achètent Mac Do et squattent nos terrasses fermées. Pourquoi les restaurants de Plan de Campagne, de Cassis et d’Allauch sont ouverts&nbsp;? Les habitants de ces communes se font soigner à Marseille&nbsp;!</em>&nbsp;», dénonce Laurent Ceccarini, patron de <strong><a class="link" href="https://www.lacotedeboeuf.net/" target="_blank">La Côte de Bœuf</a>  </strong>et du <a class="link" href="https://www.fuxiamarseille.com/" target="_blank"><strong>Fuxia</strong></a>  en centre-ville. Les deux mois et demi de confinement lui ont fait perdre un million d’euros de chiffre d’affaires, or tous les mois il continue de payer 20 000 € de charges fixes.&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  Le restaurateur se désole du manque de considération du gouvernement vis à vis de la profession&nbsp;qui «&nbsp;<em>préfère sauver Airbus</em>&nbsp;». «&nbsp;<em>Nous allons engager des actions communes avec les restaurateurs parisiens. Nous sommes révoltés car depuis septembre c’est toute une ville qui se paupérise.&nbsp;Les agriculteurs, les vignerons sont touchés</em>&nbsp;», dénonce-t-il tout en redoutant de revoir le Marseille des années 90. &nbsp;&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>​Près de 600 restaurateurs entre désespoir et colère manifestent</title>
   <pubDate>Fri, 25 Sep 2020 12:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Nathalie Bureau du Colombier</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Commerce]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cafetiers, restaurateurs, patrons de boîtes de nuit. Près de 600 restaurateurs selon la police ont manifesté ce matin 25 septembre devant le Tribunal de Commerce de Marseille. Ils dénoncent l’impact « catastrophique » des nouvelles mesures de fermeture de leurs établissements imposées dès demain par le gouvernement. Des situations dramatiques…     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/50078178-38755554.jpg?v=1601029683" alt="​Près de 600 restaurateurs entre désespoir et colère manifestent" title="​Près de 600 restaurateurs entre désespoir et colère manifestent" />
     </div>
     <div>
      «&nbsp;<em>Ça fait sept mois que je suis fermé, c’est honteux. Comment je fais pour manger&nbsp;? Je n’ai pas l’intention de perdre ma maison. Il me faut de l’argent</em>&nbsp;», hurle, au bord du désespoir Christophe Longo, patron de la discothèque La Joia à Aix-en-Provence.&nbsp; <br />  Ce 25 septembre au matin, patrons de boîtes de nuit et restaurateurs se sont pressés dès 9 heures devant le Tribunal de Commerce de Marseille répondant à l’appel de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie. Scandant «&nbsp;<em>on reste ouvert&nbsp;</em>» en rétorsion à l’annonce d’Olivier Véran, ministre de la santé de leur imposer une fermeture pour une durée de 15 jours.&nbsp; <br />   <br />  A ses côtés dans les rangs de la manifestation, Alexandre Villa, gérant de la pizzeria l’Osteria du Prado&nbsp;: «&nbsp;<em>Une fois de plus, nous ne comprenons pas pourquoi nous sommes les premiers sur lesquels on tape. Le gouvernement nous impose des mesures sanitaires que nous respectons et qui nous coûtent de l’argent&nbsp;et ce, sans aucune compensation financière. Nous souhaiterions une aide qui représente un pourcentage de notre chiffre d’affaires.&nbsp;&nbsp;Le chômage partiel c’est bien mais nous devons nous acquitter de nos charges, les assureurs ne nous suivent pas.&nbsp;&nbsp;Nous n’avons perçu aucune indemnité de perte d’exploitation&nbsp;</em>», déplore le restaurateur qui devrait perdre cette année 200 000 € de chiffre d’affaires à cause de la pandémie et des mesures de confinement.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
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     <div><b>« Qui va nous donner à manger ? »</b></div>
     <div>
      D’autres restaurateurs sont au bord du gouffre et pourraient tirer le rideau. C’est le cas du Commis d’Office, situé rue Venture en plein centre-ville de Marseille. «&nbsp;<em>C’est catastrophique j’ai perdu 70% de mon chiffre d’affaires car, outre les conséquences de la pandémie, je subis des travaux de rénovation de la voirie dans ma rue. Je vais pouvoir tenir jusqu’en décembre et après je ferme. Je ne pensais pas avoir à revivre cette fermeture administrative. Je me sens abandonné </em>», dénonce Jérôme Parissier qui n’ose pas toucher aux 60 000 € de son PGE.&nbsp; <br />   <br />  Pour la toute première fois de sa vie, Sylvie Crespin manifeste.&nbsp;A la tête du restaurant chez Colette, situé à proximité des banques, elle travaille essentiellement avec une clientèle affaires. «&nbsp;<em>Avec le télétravail, les salariés ne viennent plus déjeuner, ils se rendent seulement une fois par semaine au bureau. Je veux que l’on nous laisse travailler et qu’Olivier Véran revienne sur ces mesures. Cet été je ne suis pas partie en vacances, je vis sur mes réserves mais elles s’amenuisent. Qui va nous donner à manger&nbsp;? Depuis la réouverture le 2 juin, nous avons nourri l’espoir de reprise de l’activité, mais à présent tout devient très compliqué</em>&nbsp;», dénonce Sylvie Crespin. <br />  Après avoir été reçus ce matin par la vice-présidente du Tribunal de commerce de Marseille, les restaurateurs se sont donnés rendez-vous à 14h30 devant l’IHU Méditerranée. Il font peu de cas de l’annonce de la venue d’Olivier Veran à Marseille cet après-midi estimant pour la plupart que leur sort est déjà scellé… <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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