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  <title>Businews</title>
  <description><![CDATA[Site quotidien d’actualités économiques et entrepreneuriales de la région Provence Alpes Côtes d’Azur]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-11T00:48:32+02:00</dc:date>
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   <title>Businews</title>
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   <title>Décarbonation : les projets face au défi du financement</title>
   <pubDate>Thu, 19 Dec 2024 15:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Christophe Barla</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Industrie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 1er forum SOFT organisé le 5 décembre à l’Hôtel de Région à Marseille a consacré une table ronde aux enjeux de décarbonation de l’industrie. Les projets existent, leur financement reste à boucler.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/84861331-60567868.jpg?v=1737378300" alt="Décarbonation : les projets face au défi du financement" title="Décarbonation : les projets face au défi du financement" />
     </div>
     <div>
      Initié par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et son agence économique risingSud, «&nbsp;SOFT 2024&nbsp;» s’est voulu le 5 décembre à Marseille comme «&nbsp;<em>le grand rendez-vous des dirigeants</em>&nbsp;» en cette fin 2024 bouleversée la veille par la chute du gouvernement Barnier. «<em>&nbsp;Nous avons fait en sorte de pouvoir répondre à toutes vos attentes en une journée chrono</em>&nbsp;» a résumé Audrey Brun-Rabuel, directrice de risingSud, en ouverture. Malgré les incertitudes d’un contexte politique et économique peu réjouissant, 1 500 participants ont pu rejoindre des ateliers ou rencontrer des experts sur les thématiques les plus diverses pour leur entreprise&nbsp;: aides accessibles, international, levée de fonds, ressources humaines, transition écologique ou énergétique… Les Medef Sud et Vaucluse et l’UPE 13 ont apporté leur contribution à l’organisation, soucieux d’éclairer le chemin des entrepreneurs sur la cascade de problématiques qui les frappent. Parmi elles, évidemment, l’objectif de décarbonation de l’industrie alors que se profilent autour de l’étang de Berre une série de projets dont les concertations progressent mais dont les budgets ne sont pas encore bouclés… <br />   <br />  Julien Coffinier, nouveau président du directoire de l’Aéroport-Marseille-Provence a ouvert la succession d’interventions en évoquant l’ambition de la plateforme de réduire de 90 % ses émissions directes de CO2 annuelles à 2030 (par rapport à 2013) et de travailler parallèlement à une amélioration durable sur ses émissions indirectes, comme les acheminements des passagers en transport individuel et collectif et le trafic aérien. La création d’un mode de transport par câble avec la Métropole devrait y pourvoir sur le premier axe. Sur le second, l’Aéroport se pose en débouché économique pour les producteurs de carburants durables pour l’aviation (SAF, e-kérosène). Des accords ont été passés avec TotalEnergies et H2V/Hy2Gen. «&nbsp;<em>Marseille peut devenir compétitive avec la dynamique de décarbonation engagée sur l’étang de Berre</em>, dit-il. <em>Ce qui se prépare ici sur les carburants de synthèse pourra rayonner sur une zone de Toulouse à Nice et Lyon au nord. On a besoin d’y croire mais ce sont des investissements colossaux et difficilement rentables, il faudra l’aide de l’Europe, de l’Etat et des collectivités</em>&nbsp;».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Plusieurs leviers et solutions</b></div>
     <div>
      Désormais commissaire délégué à la transition industrielle, écologique et énergétique de la zone Fos-Berre, Régis Passerieux rappelle qu’un quart des émissions françaises de CO2 provient des pôles de l’étang de Berre et de Gardanne-Meyreuil. Selon lui, pour parvenir à décarboner à terme, il faudra au minimum 3 milliards d’euros de financements publics auxquels s’ajouteront les aides inscrites dans la feuille de route entre l’Etat et les industriels qui se transformeront (ArcelorMittal Méditerranée, LyondellBasell, PetroIneos, Kem One…) ou encore les besoins liés aux infrastructures routières, aux réseaux d’hydrogène... «<em>&nbsp;Il y a une ingénierie de financement à organiser&nbsp;</em>» glisse-t-il, sachant que les collectivités locales, appelées à des économies par le gouvernement, devront apporter leur part. <br />   <br />  u nom de la Région dont elle est la directrice générale adjointe en charge de l’économie, de la formation et de la santé, Marie Esnault-Bertrand s’avoue convaincue que la vision et le projet qui se dessinent peuvent amener le territoire «&nbsp;<em>à devenir un leader de la décarbonation industrielle pour toute la zone méditerranéenne&nbsp;</em>». Et de relever que «<em>&nbsp;malgré les contractions budgétaires, la Région mobilise des financements</em>&nbsp;» pour réussir la transition jusqu’au niveau des TPE/PME, avec plus de 400 millions d’euros prévus d’ici à 2028 pour 50&nbsp;000 entreprises et le lancement d’un Fonds à impact territorial de 53 millions d’euros. Pour Nicolas Mat, secrétaire général de l’association PIICTO à Fos, les trajectoires possibles de décarbonation sont tracées, plus ou moins optimistes, grâce au programme d’études Syrius, cofinancé entre l’Ademe et les industriels. «&nbsp;<em>Nous avons identifié les leviers de décarbonation, il n’y en aura pas qu’un seul. Mais 75 % des projets impliquent de travailler ensemble, que ce soit sur l’économie circulaire, le captage, le stockage et la valorisation du CO2 ou sur le</em> «&nbsp;hub&nbsp;» <em>hydrogène</em>&nbsp;».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Optimisme de combat</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/84861331-60567882.jpg?v=1737378309" alt="Décarbonation : les projets face au défi du financement" title="Décarbonation : les projets face au défi du financement" />
     </div>
     <div>
      Pour financer cette marche de progrès, Ismaël Ouanès, directeur territorial Innovation de la Banque des Territoires, assure que les doctrines de financement sur l’augmentation de l’efficience énergétique des actifs industriels ont été élargis pour accroître la performance des acteurs concernés, parce que «&nbsp;<em>la reconquête industrielle est devenue une priorité d’intervention</em>&nbsp;». «<em>&nbsp;Nous avons différentes solutions</em>&nbsp;» indique-t-il, invitant les industriels à en explorer les contours. Philippe Detours, managing partner en charge des fonds infrastructures de la société de gestion Demeter, évoque, lui aussi, des modalités d’intervention très diverses, dès lors que les investisseurs y trouvent leur compte à plus ou moins long terme. Il encourage à porter des projets innovants et plutôt conséquents. «&nbsp;<em>Si les projets sont trop petits ou pas assez innovants, il peut y avoir un angle mort dans le financement de la transition</em>&nbsp;» glisse-t-il. Pour les dossiers les plus lourds en investissement, il juge «&nbsp;<em>fondamental&nbsp;</em>» le rôle de l’Etat et des collectivités pour réunir tous les acteurs autour de la table et éventuellement assurer des financements transitoires sur certaines phases. <br />   <br />  David Sorin, managing director de Taranis Carbon Ventures, souligne, pour sa part, la nécessité de l’action publique pour faciliter les procédures d’accès au foncier, de permis et d’autorisations, de logistique… mais aussi de la subvention comme élément propice à rassurer des investisseurs vers l’aboutissement d’un projet. «&nbsp;<em>Provence-Alpes-Côte d’Azur est regardée comme un site d’implantation, mais la France n’est pas vue comme une géographie où on peut aller très vite</em>&nbsp;» alerte-t-il. Jean-Sébastien Oriou (EY Société d’Avocats) va, lui, jusqu’à émettre l’idée d’impliquer les citoyens, via certains dispositifs de financement ciblés sur des projets précis, «&nbsp;<em>parce que ça peut participer à leur acceptation</em>&nbsp;». A ses yeux, il y a «&nbsp;<em>un chemin de différentes solutions face au mur d’investissements publics et privés dans un environnement budgétaire et fiscal contraint et de financements possibles sous conditions de visibilité, de stabilité et de sécurité</em>&nbsp;». <br />   <br />  En conclusion, Régis Passerieux annonce «&nbsp;<em>la volonté de développer des outils innovants dans les semaines et mois à venir</em>&nbsp;», tout en étant conscient de devoir «<em>&nbsp;aller vite</em>&nbsp;» pour favoriser la mutualisation des ressources financières. Quant au président de la Région Sud, Renaud Muselier, il a défendu la stabilité de sa politique dans le «&nbsp;<em>pataquès</em>&nbsp;» national ambiant pour susciter la confiance des potentiels investisseurs. «&nbsp;<em>On est en place jusqu’en 2028, on ne peut pas nous dissoudre… Nous devons transformer notre énergie en dossiers réalistes, en coordonnant nos atouts, en les mettant en perspective. C’est un optimisme de combat qui nous anime</em>&nbsp;».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Forindustrie sensibilise plus de 100 000 personnes aux métiers industriels</title>
   <pubDate>Tue, 10 Dec 2024 12:15:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Christophe Barla</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Industrie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’édition 2024 du concours s’est achevée le 9 décembre avec les résultats. Son extension nationale lui a permis de battre un record de participation chez les jeunes et les demandeurs d’emploi.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/84856220-60564171.jpg?v=1733830775" alt="Forindustrie sensibilise plus de 100 000 personnes aux métiers industriels" title="Forindustrie sensibilise plus de 100 000 personnes aux métiers industriels" />
     </div>
     <div>
      Ils auront été finalement 102&nbsp;834 collégiens, lycéens, étudiants et demandeurs d’emploi à tenter de percer «&nbsp;Les secrets du Technodôme&nbsp;» pour découvrir une multitude de métiers industriels. Le grand défi proposé par «&nbsp;Forindustrie, l’Univers Extraordinaire&nbsp;» à l’initiative d’Industries Méditerranée, de l’UIMM Alpes-Méditerranée et EDF, cofondateurs en 2021 de cette plateforme digitale ludique, s’est conclu le 9 décembre par une soirée à Aix-en-Provence, dans la grande halle de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts &amp; Métiers, en présence de 300 industriels et institutionnels, et l’annonce des lauréats en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Corse et Occitanie. Les résultats nationaux seront dévoilés le 16 décembre à Paris. <br />   <br />  Pour Christine Baze, présidente d’Industries Méditerranée qui regroupe les différentes filières professionnelles, cette édition 2024 a engrangé plusieurs records, outre une participation doublée par rapport à l’an dernier&nbsp;: 8 régions et 224 partenaires dont 193 industriels s’y sont associés, 606 contenus vidéos, 700 quizz et 161 visio-conférences avec des salariés de l’industrie ont été proposés aux 95&nbsp;130 scolaires et 7&nbsp;704 demandeurs d’emploi dans toute la France et le taux de connexion moyen a atteint 43 minutes. «&nbsp;<em>Nous avons enregistré également beaucoup de participations depuis l’Outre-Mer, comme Saint-Pierre-et-Miquelon ou la Guyane, et jusque dans des lycées français au Vietnam ou au Liban, détaille-t-elle. Nos trois régions méditerranéennes où est né ce concours concentrent le tiers des participants. Près de 15% des collégiens corses s’y sont impliqués cette année</em>&nbsp;».&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Coopération Industriels / Éducation Nationale</b></div>
     <div>
      Pour Pascal Kuhn, président de l’UIMM Alpes-Méditerranée, « une porte s’est ouverte et cette ouverture ne doit pas s’arrêter là car une récente enquête de l’Usine Nouvelle et CCI France démontre <em>que seulement 16 % des personnes interrogées se disent prêtes à travailler dans l’industrie et 88% pensent que les industries font du</em> «&nbsp;green washing&nbsp;». <em>Forindustrie casse les murs&nbsp;</em>». Un point de vue partagé par Frédéric Busin, directeur de l’action régionale d’EDF, pour qui l’événement doit être encore plus assumé et promu par les entreprises elles-mêmes, comme ambassadrices, afin d’offrir «&nbsp;<em>une vision la plus exhaustive possible des filières industrielles</em>&nbsp;». <br />   <br />  L’un des atouts principaux de Forindustrie est d’avoir réussi à convaincre l’Education Nationale, si peu encline par le passé, à «&nbsp;<em>frayer&nbsp;</em>» avec le monde industriel. Pour Laurent Noé, secrétaire général de la région académique Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce travail collectif contribue à accroître l’attractivité de filières de formation où il a parfois été très difficile d’inciter des jeunes à s’y orienter, en raison de la mauvaise image qu’ils se faisaient des métiers industriels. Pour conforter cet impact, il invite les entreprises à accueillir largement les élèves de 3<sup>ème</sup> et de 2<sup>nde</sup> en stage afin qu’ils voient par eux-mêmes leur réalité après l’avant-goût digital…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Passerelle du chômage à l'emploi</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/84856220-60564177.jpg?v=1733830817" alt="Forindustrie sensibilise plus de 100 000 personnes aux métiers industriels" title="Forindustrie sensibilise plus de 100 000 personnes aux métiers industriels" />
     </div>
     <div>
      Les vainqueurs du grand défi pourront dès 2025 la découvrir en étant reçus dans des usines. Pour l’Académie Aix-Marseille, les classes de 4<sup>ème</sup> CLG du collège Marcel André de Seyne (Alpes-de-Haute-Provence), de 2<sup>nde</sup> MP3D du lycée Jean Lurcat de Martigues et de l’ENSAM classe 1 à Aix pour l’enseignement supérieur ont remporté le plus grand nombre de points. L’agence France Travail et la Mission Locale de Salon-de-Provence ont gagné sur le plan régional la compétition entre les groupes mis sur pied par France Travail. <br />   <br />  Pour Agnès Simond, sa directrice Provence, «&nbsp;<em>plusieurs demandeurs d’emploi ont commencé à travailler dans des industries découvertes grâce à Forindustrie, une dame de 60 ans a même décroché un CDI après y avoir participé l’an dernier. Ce concours est plein de belles histoires</em>&nbsp;». Isabelle Campagnola-Savon, déléguée à l’économie de la Région Sud, se réjouit qu’avec cette initiative, «&nbsp;<em>l’industrie est devenue plus glamour</em>&nbsp;» pour encourager des jeunes à s’y engager, d’autant plus que les revenus y sont plus élevés que dans d’autres secteurs. Pour Didier Mamis, secrétaire général à l’action régionale auprès de la Préfecture, le mouvement consolidera la dynamique de réindustrialisation de la France et «<em>&nbsp;l’élan industriel à l’œuvre sur le bassin de Fos-Berre</em>&nbsp;».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>L’industrie « historique » engage sa mutation à Fos-sur-Mer</title>
   <pubDate>Sun, 20 Oct 2024 11:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Christophe Barla</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Industrie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les nouveaux projets font beaucoup concerter autour du golfe de Fos. Mais les usines existantes adaptent leurs installations au prix de lourds investissements…     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/83618781-59828369.jpg?v=1729417547" alt="L’industrie « historique » engage sa mutation à Fos-sur-Mer" title="L’industrie « historique » engage sa mutation à Fos-sur-Mer" />
     </div>
     <div>
      Si la concrétisation des grands projets de Carbon, H2V ou GravitHy reste encore soumise à la réunion des moyens financiers nécessaires à leur développement et à une décision définitive d’investissement de leurs porteurs, l’évolution vers la décarbonation de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer n’en est pas moins engagée. Plusieurs projets le démontrent aujourd’hui, laissant entrevoir une amélioration très prochaine des émissions de gaz à effet de serre autour de l’étang de Berre. «&nbsp;<em>Notre complexe a été le témoin des mutations de l’industrie européenne sur ces cinq dernières décennies</em>, rappelait ainsi Bruno Ribo, directeur d’ArcelorMittal Méditerranée, lors de l’inauguration du «&nbsp;four poche&nbsp;» mis en service sur l’usine. <em>Nous sommes aujourd’hui face à des défis très nombreux pour bâtir une entreprise plus résiliente, plus respectueuse de son environnement et plus ancrée dans son territoire. Les solutions, on les connaît, nous avons les talents et les connaissances pour le faire. Mais nous aurons besoin de l’Europe, de l’Etat et de tous les acteurs locaux pour coconstruire l’ambition de faire de cette zone un laboratoire de la décarbonation</em>&nbsp;». <br />   <br />  ArcelorMittal Méditerranée a investi 76 millions d’euros dans cet équipement, avec une aide de 15 millions d’euros de l’Etat, pour accroître l’utilisation d’aciers recyclés dans son procédé et diminuer dès 2025 ses émissions carbonées de 10 %. A l’horizon 2030, le site qui ne fonctionne plus désormais qu’avec un seul de ses deux hauts-fourneaux souhaite se doter d’un four à arc électrique. Un projet encore plus coûteux pour réussir à atteindre une réduction de 35 % de ses émissions de CO2 à cette échéance. Il appartiendra au nouveau directeur depuis le 1<sup>er</sup> octobre, François Sgro, de le mettre sur la bonne voie… «&nbsp;<em>Le soutien de l’Etat sera décisif pour réussir</em>, confie-t-il. <em>Mais l’Europe devra aussi veiller à rétablir des conditions de marché plus équitables pour éviter la concurrence déloyale des Etats-Unis ou de la Chine qui aident massivement leurs industries</em>&nbsp;».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Grand arrêt et aménagements ambitieux </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/83618781-59828370.jpg?v=1732522649" alt="L’industrie « historique » engage sa mutation à Fos-sur-Mer" title="L’industrie « historique » engage sa mutation à Fos-sur-Mer" />
     </div>
     <div>
      Toujours sur la zone, KemOne conduit actuellement et jusqu’en novembre un grand arrêt de maintenance qui va contribuer à améliorer le fonctionnement, la fiabilité et l’impact environnemental des installations. L’entreprise parachève la conversion technologique de son électrolyse pour «&nbsp;devenir un référent mondial dans le secteur vinylique en matière de réduction des émissions de carbone&nbsp;». Coût de cette transformation destinée à éviter 50&nbsp;000 tonnes de rejet de CO2 dans l’air&nbsp;: 175 millions d’euros&nbsp;! Chez LyondellBasell, on prépare déjà le grand arrêt réglementaire de 2026, avec la volonté de tout mettre en œuvre pour tenir l’objectif acté avec l’Etat de réduire de 35 % ses émissions de CO2 en 2035 (par rapport à 2015). Mais des investissements sont continuellement conduits pour optimiser l’efficience énergétique et grignoter une dizaine de pourcents dans l’attente d’engagements plus massifs qui restent à confirmer au niveau du groupe. <br />   <br />  Quant au Grand Port Maritime de Marseille, il a lancé le 14 octobre une concertation sur son projet DEOS de plateforme dédiée à la construction de flotteurs et à l’assemblage d’éoliennes flottantes (nacelles, mâts, pales…) avec l’espoir de la réaliser pour 2028 et de contribuer à la structuration et l’expansion de la filière française. «&nbsp;<em>Une brique supplémentaire pour devenir un port de référence à l’échelle européenne et mondiale</em>&nbsp;» souligne le président du directoire, Hervé Martel. Le chantier représente 550 millions d’euros d’investissement et fait le bonheur du maire de Fos-sur-Mer, René Raimondi, ravi de «<em>&nbsp;voir enfin le Port reprendre son rôle d’aménageur sur la ZIP</em>&nbsp;». «&nbsp;<em>La décarbonation entreprise est à amplifier</em>&nbsp;» insiste Christophe Mirmand, le préfet de Région.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Le Club immobilier Marseille-Provence en itinéraire découverte à Fos-sur-Mer</title>
   <pubDate>Wed, 02 Oct 2024 10:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Christophe Barla</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Territoire]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La 17ème Journée de l’Immobilier du Club Immobilier Marseille-Provence s’est déroulée sur la zone industrialo-portuaire. Une occasion de démontrer combien ce territoire est stratégique pour le devenir de l’économie et de l’aménagement de la Métropole.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/82858980-59383388.jpg?v=1726588171" alt="Le Club immobilier Marseille-Provence en itinéraire découverte à Fos-sur-Mer" title="Le Club immobilier Marseille-Provence en itinéraire découverte à Fos-sur-Mer" />
     </div>
     <div>
      «&nbsp;<em>Ce territoire est un moteur pour l’ensemble de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Il y a ici de quoi bâtir un Sophia-Antipolis de l’industrie. Si tous les projets industriels prévus à l’ouest voient le jour, il y aura beaucoup plus de demandes en immobilier tertiaire à Marseille et Aix-en-Provence</em>&nbsp;». Philippe Stéfanini, directeur de l’agence économique Provence-Promotion, a résumé l’enjeu à la centaine de professionnels venus jusqu’à Port-Saint-Louis-du-Rhône assister à la Journée de l’Immobilier du 12 septembre. <br />   <br />  A l’initiative de Jérôme Dentz, président du Club Immobilier Marseille-Provence (CIMP) et d’Emmanuel Dujardin, en charge de l’organisation de cette rencontre, le déplacement visait à inciter les participants à «&nbsp;regarder et revenir au-delà du col du Rove pour voir ce qui s’y passe&nbsp;», comme l’a indiqué, le directeur délégué du groupe Snef, William Joly, en semblant regretter la méconnaissance générale des problématiques qui concernent les villes et zones économiques du pourtour de l’étang de Berre et du golfe de Fos. <br />  «&nbsp;<em>Les défis de demain se passent à l’ouest. Il faut y préparer les populations</em>&nbsp;» clame le maire de Port-Saint-Louis-du-Rhône, Martial Alvarez. Il y a certes l’équilibre à restaurer entre développement industriel, environnement et santé des habitants, historiquement délaissé ou ignoré, mais aussi des besoins en logements, en infrastructures routières (souvent promises, toujours pas concrétisées) et ferroviaires, en compétences, en foncier économique. <br />   <br />  Qui plus est si les «&nbsp;giga-usines&nbsp;» qui voient la zone industrialo-portuaire (ZIP) comme un Eldorado réussissent à y ouvrir leurs portes (Carbon, GravitHy, H2V, Elyse Neocarb…) et celles qui existent font aboutir leur transformation (ArcelorMittal, Marcegaglia, dans la sidérurgie, KemOne, LyondellBasell dans la pétrochimie, Elengy avec MedHyterra dans l’énergie). Soit 12 à 15 milliards d’euros d’investissements envisagés et 10&nbsp;000 emplois d’ici à 2030 au bas mot. «<em>&nbsp;Les répercussions concerneront toute la métropole</em>&nbsp;» assure Emmanuel Dujardin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un collectif à mieux coordonner et piloter</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/82858980-59383389.jpg?v=1726588153" alt="Le Club immobilier Marseille-Provence en itinéraire découverte à Fos-sur-Mer" title="Le Club immobilier Marseille-Provence en itinéraire découverte à Fos-sur-Mer" />
     </div>
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      Comment procéder pour relever ces défis simultanés dans un temps limité et dans un pays où les procédures laissent toujours planer le risque de l’incertitude, voire du renoncement&nbsp;? Régis Passerieux, sous-préfet d’Istres, ne dissimule rien de «&nbsp;la menace d’une réelle déconfiture&nbsp;» si l’examen des autorisations venait à traîner. Il suggère «&nbsp;une gouvernance qui rassure les investisseurs&nbsp;et pose les leviers de compétitivité dont les industriels ont besoin&nbsp;». Les mots d’Opération d’Intérêt National, comme Euroméditerranée à Marseille, ne sont pas prononcés, mais l’esprit serait similaire. Les travaux apaisés du Laboratoire Industrie Fos-Berre, intégrant citoyens et associations aux côtés des industriels, des services de l’Etat et des collectivités, doivent aider à élaborer une vision stratégique à 2040 qui ose afficher ce qui sera accepté ou pas en termes de développement économique. <br />   <br />  «<em>&nbsp;La tolérance n’est définitivement plus la même qu’il y a 20 ou 30 ans. Une industrie verte n’est pas forcément mieux acceptée</em>&nbsp;» alerte le sous-préfet. Ce «&nbsp;collectif&nbsp;», Jean-Luc Chauvin, président de la CCI Aix-Marseille-Provence, le réclame pour mettre un maximum de fluidité dans des rouages que des investisseurs peinent à maîtriser. Il met la pression pour des «&nbsp;procédures simplifiées&nbsp;». «&nbsp;<em>Ces gigafactories se feront, si ce n’est pas ici, ce sera ailleurs, car d’autres sites français nous concurrencent. Sur la ligne 400 KV qui n’est pas qu’un problème industriel mais de toute la région, je ne suis pas rassuré. Le temps perdu ne se rattrape jamais. Plus on laisse de temps, plus les opposants s’organisent. Ce territoire est incapable de jouer collectif</em>&nbsp;». <br />   <br />  &nbsp;
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     <div><b>Danger de tout perdre</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/82858980-59383399.jpg?v=1727270963" alt="Le Club immobilier Marseille-Provence en itinéraire découverte à Fos-sur-Mer" title="Le Club immobilier Marseille-Provence en itinéraire découverte à Fos-sur-Mer" />
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      Directeur général adjoint du Port de Marseille-Fos, Rémi Costantino, rappelle néanmoins à l’assistance tous les progrès effectués pour discuter et établir des plans et schémas qui dessinent l’avenir. Il présente des cartes, souligne l’attractivité des espaces voués à l’industrie puisqu’ils sont déjà potentiellement pleins pour faire de la ZIP un «&nbsp;hub de décarbonation&nbsp;maritime, logistique et industrielle ». Mais il n’oublie pas les conditions de base&nbsp;: «<em>&nbsp;Sans électricité, sans hydrogène et sans possibilité de captation du CO2, nous n’y arriverons pas. Nous avons besoin de toutes les forces du territoire</em>&nbsp;». «<em>&nbsp;Nous avons dépassé beaucoup de clivages</em>, admet aussi Damien Rauscher, directeur adjoint de la Métropole. <em>Mais il faut réussir à créer du foncier, des logements, financer et réaliser les grandes infrastructures annoncées, comme la liaison Fos-Salon, le contournement de Martigues-Port-de-Bouc… Ce sont des sujets fondamentaux, sinon tout le reste tombera</em>&nbsp;».
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     <div><b>Concurrences à venir, idées à exploiter</b></div>
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      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/82858980-59383404.jpg?v=1726588308" alt="Le Club immobilier Marseille-Provence en itinéraire découverte à Fos-sur-Mer" title="Le Club immobilier Marseille-Provence en itinéraire découverte à Fos-sur-Mer" />
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      Les représentants des entreprises porteuses de projets industriels sur la ZIP appellent chaque acteur public ou privé à ses responsabilités de tenir engagements et délais. «<em>&nbsp;C’est très compliqué de sortir en France un dossier classé Seveso </em>(1) <em>seuil haut. Après, il y a tous les aménagements à réaliser sur le GPMM, sur la structuration de la filière photovoltaïque, sur les besoins d’emplois qualifiés…</em>&nbsp;» liste Jérôme Marchais, au nom de Carbon. «&nbsp;<em>Dans notre exercice de concertation publique, la grande préoccupation des gens était moins le risque industriel que le logement et la mobilité</em>&nbsp;» poursuit Alice Vieillefosse pour GravitHy. <br />   <br />  Consciente des concurrences à venir sur la quête de compétences parce que le nombre de demandeurs d’emploi en recherche d’un poste dans l’industrie sur le territoire reste inférieur aux attentes énoncées par les investisseurs, Agnès Simond (France Travail) encourage les dirigeants à soigner leur «&nbsp;marque employeur&nbsp;» pour se distinguer et les collectivités à accélérer sur la facilitation des déplacements pour que le temps de transport ne soit pas pénalisant pour les «&nbsp;talents&nbsp;» repérés. «<em>&nbsp;Mais il faudra aller chercher de la main d’œuvre ailleurs</em>&nbsp;» dit-elle. Les perspectives des projets conduisent à l’adaptabilité&nbsp;: Aix-Marseille Université (AMU) enrichit ainsi ses cursus d’ingénieur dans l’écologie industrielle avec l’espoir de débuter en 2025. «<em>&nbsp;On explique aussi aux étudiants les enjeux qu’il y a derrière l’industrie d’aujourd’hui et comment ils peuvent être associés pour porter ces projets</em>&nbsp;» assure Romain Laffont, vice-président d’AMU. «&nbsp;<em>Nous sommes partenaires avec l’Université sur des filières, mais il en manque d’autres. Si elles n’émergent pas, des étrangers viendront occuper ces futurs emplois</em>&nbsp;» renchérit William Joly. <br />   <br />  Pour penser demain, la Métropole a fait plancher près de 150 jeunes locaux, nationaux et d’autres pays sur «&nbsp;l’équation complexe&nbsp;à beaucoup d’inconnues&nbsp;» que tous les intervenants ont détaillée. «&nbsp;<em>Il y a des convergences et des lignes de forces. Ces projets méritent une vision d’ensemble. On en a besoin pour donner du sens&nbsp;</em>» conclut Vincent Fouchier, directeur «&nbsp;prospective&nbsp;» de la Métropole. &nbsp;&nbsp; <br />   <br />  (1)&nbsp;La directive Seveso impose aux États membres de l’Union Européenne d’identifier les sites industriels à risque pour y maintenir un haut niveau de prévention. Les sites Seveso produisent ou stockent des substances pouvant être dangereuses pour l’homme et l’environnement. Source : Ministère de la transition écologique
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   <title>L’UPE 13 confronte sa vision de l’Europe à six candidats aux élections</title>
   <pubDate>Sat, 18 May 2024 10:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Christophe Barla</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Territoire]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Ce 16 mai se sont tenues à l’aéroport Marseille Provence « Les Matinales de l’Europe » de l’UPE 13 avec six représentants de listes en lice le 9 juin. Trois thématiques au programme, industrie, maritime, logement. Les idées ont fusé !     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/80324179-58004287.jpg?v=1715900649" alt="L’UPE 13 confronte sa vision de l’Europe à six candidats aux élections" title="L’UPE 13 confronte sa vision de l’Europe à six candidats aux élections" />
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      <em>«&nbsp;Pour une fois, on a réussi à parler d’Europe sans tout ramener au national&nbsp;!&nbsp;Je retiens que vous êtes tous pour l’Europe, mais de manière différente&nbsp;»,</em> s’est réjoui Philippe Korcia, président de l’UPE 13, en conclusion des échanges des «&nbsp;Matinales de l’Europe&nbsp;», le 16 mai dans le salon panoramique de l’Aéroport Marseille Provence. La matinée a été dense et intense, chaque candidat aux élections européennes du 9 juin étant soumis à un cadre d’expression strict (2 mn par thématique) et une équité absolue. <br />   <br />  Six représentants de listes en lice avaient donné suite à la sollicitation de l’UPE 13 pour exposer les idées et ambitions de leurs partis sur l’industrie, le maritime et le logement.&nbsp;L’événement ponctuait quatre rencontres tenues depuis le mois d’avril avec les fédérations professionnelles afin d’établir une série de souhaits des entrepreneurs pour que l’Europe s’emploie vraiment à favoriser le développement de leurs sociétés plutôt que de leur ajouter des poids aux pieds avec une inflation normative qui complexifie la gestion quotidienne et freine les potentialités d’expansion.
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     <div><b>Apprendre à mieux utiliser les fonds européens</b></div>
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      <em>«&nbsp;L’Europe, c’est 70 % des normes qui impactent notre économie, elle s’insère à tous les niveaux de notre quotidien professionnel&nbsp;»</em>, rappelle Philippe Korcia. <em>«&nbsp;Il est donc important d’œuvrer ensemble pour que nos idées soient portées en haut lieu&nbsp;»</em>. Le Medef a édité une plaquette intitulée <em>30 propositions pour une Europe</em> <em>qui entreprend</em>&nbsp;dans cet objectif, à la suite d’une consultation menée depuis décembre 2023. <br />   <br />  <em>«&nbsp;Il faut se reconcentrer sur l’essentiel et se délaisser de l’accessoire&nbsp;»,</em> demande Garance Pineau, directrice générale du Medef, avant que Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et autoqualifié d’ <em>«&nbsp;Européen convaincu et acharné&nbsp;»</em>, ne rappelle combien les fonds européens ont approvisionné ces dernières années des projets régionaux, de quelques dizaines de milliers d’euros à plusieurs millions. <em>«&nbsp;Quand j’étais député européen, la France ne savait pas se servir de l’Europe. Quand nous avons été élus à la Région, les fonds européens représentaient 300 millions d’euros sur le territoire. Nous sommes passés à 5 milliards d’euros, puis maintenant 10 milliards d’euros. Nous sommes face à un monde particulièrement hostile autour de nous. Je suis pour la paix et l’addition des différences. Une Europe industrielle et puissante, c’est une Europe démocratique&nbsp;»,</em> a-t-il martelé, soucieux que les enjeux franco-français ne <em>«&nbsp;polluent&nbsp;» </em>pas la vocation et les débats de l’élection européenne à venir.&nbsp;
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     <div><b>Une souveraineté énergétique à bâtir en commun </b></div>
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      La teneur des interventions a d’abord démontré les fortes attentes du monde des entreprises. Maintenant que l’Europe se pratique depuis plusieurs décennies, chacun mesure mieux ses avantages et ses inconvénients qui suscitent, du coup, des exigences. Sur l’industrie, la nécessité de décarboner les activités n’est évidemment pas contestée. <em>«&nbsp;On est à la croisée des chemins&nbsp;»,</em> note Frédéric Busin, délégué régional d’EDF. Il insiste sur la capacité du territoire à devenir <em>«&nbsp;un hub de production d’hydrogène&nbsp;»</em>, sur la constitution d’une filière <em>«&nbsp;carburants de synthèse&nbsp;»</em>, sur les promesses de l’éolien offshore pour la zone industrialo-portuaire de Fos, sur la reconquête d’une existence européenne face à la Chine dans la production de panneaux photovoltaïques ou encore sur la nouvelle génération de réacteurs nucléaires...&nbsp;<em>«&nbsp;L’avenir est devant nous&nbsp;! L’Europe peut aider à créer un modèle économique pour y parvenir&nbsp;»,</em> dit-il, déterminé à éviter de <em>«&nbsp;nouvelles dépendances énergétiques&nbsp;»</em>. <br />   <br />  Philippe Bernand, président du directoire de l'Aéroport, pose la plateforme comme<em> «&nbsp;un promoteur des carburants durables, une filière doit se construire dans le domaine pour réussir le virage de sa décarbonation. On a tout ce qu'il faut ici !&nbsp;»</em>.&nbsp;Délégué régional de France Chimie Méditerranée, Stéphane Bergamini lui emboîte le pas sur les atouts provençaux, mais il réclame de veiller à ce que la décarbonation engagée ne pénalise pas les TPE-PME. <em>«&nbsp;Elles n’ont pas la même capacité d’adaptation aux normes européennes, il faut leur laisser le temps de les absorber&nbsp;»</em>. Il espère que l’Europe saura devenir une championne des technologies bas carbone accessibles à tous et <em>Made in Europe</em>, conscient, néanmoins, que le défi s’apparente à <em>«&nbsp;une bataille&nbsp;»</em> face au protectionnisme affiché de l’Asie ou de l’Amérique.
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     <div><b>Une Europe qui accompagne et (se) protège</b></div>
     <div>
      Cette <em>«&nbsp;souveraineté industrielle&nbsp;»</em>, tous les candidats s’en font les défenseurs, avec plus ou moins de conviction. Au nom de Renaissance, Grégory Allione réclame d’ <em>«&nbsp;arrêter l’Europe naïve&nbsp;»</em>. Pour lui, elle est ainsi dans son rôle quand elle soutient les investissements de décarbonation d’ArcelorMittal Méditerranée. Christine Juste (Europe Ecologie-Les Verts), tout en prônant la relocalisation d’industries et la sobriété, milite pour que l’Europe définisse <em>«&nbsp;une stratégie d’économie circulaire&nbsp;» </em>qui aboutisse à son exemplarité internationale en matière d’écoconception, de recyclage des matériaux, de réutilisation, de réduction de la consommation de ressources naturelles. <br />   <br />  Loïc Gachon (Place Publique/Parti socialiste) veut reconquérir <em>«&nbsp;une souveraineté européenne&nbsp;en sortant du dogme du libre-échange&nbsp;». «&nbsp;Il faut doter l’Europe de fonds souverains pour accompagner les projets stratégiques&nbsp;»,</em> affirme-t-il. Franck Allisio (Rassemblement national) préfère imaginer l’Europe comme <em>«&nbsp;un facilitateur et un relais du territoire&nbsp;»</em> plutôt que <em>«&nbsp;l’idiot utile d’un village global&nbsp;». «&nbsp;Il faut le protectionnisme que font tous les pays&nbsp;»,</em> dit-il. <br />   <br />  Laure-Agnès Caradec (Les Républicains) insiste sur les similitudes entre le programme de son candidat et les propositions du Medef. <em>«&nbsp;Il faut changer de cap et maîtriser notre destin. On attend que l’Europe aide notre métropole portuaire à se doter des infrastructures nécessaires&nbsp;»</em>. Quant à Emmy Font (Reconquête), elle ne manque pas de rappeler les responsabilités que les partis des uns et des autres ont dans la désindustrialisation de la France. A ses yeux, <em>«&nbsp;la relance de la filière électronucléaire permettra de répondre au besoin de souveraineté énergétique&nbsp;».</em>
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     <div><b>Des retards à rattraper avec de la simplification</b></div>
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      Dans le domaine maritime, Jakob Sidénius, président de l’Union Maritime et Fluviale (UMF), et Martin Féraud qui en est le secrétaire, ont attaqué leur propos en rappelant aussi combien les ports français avaient reculé en vingt ans par rapport à leurs concurrents européens, faute d’investissements et de mutations nécessaires. <em>«&nbsp;Dunkerque, Le Havre, Marseille-Fos, ce sont 13 milliards d’euros de valeur ajoutée cumulée. S’ils avaient évolué comme les autres ports européens, ce serait 20 milliards aujourd’hui&nbsp;»,&nbsp;</em>mentionne Martin Féraud. Ce qui n’empêche pas d’être parfois précurseur et en avance, comme avec l’électrification des quais menée par le GPMM. Il évoque les distorsions de concurrence, le dumping social et bien sûr la lourdeur des normes. <em>«&nbsp;Il faut trouver de la simplicité et de l’harmonisation&nbsp;»,</em> insiste-t-il. <br />   <br />  Cette <em>«&nbsp;accumulation de normes&nbsp;»</em> n’est pas perçue de manière identique par les candidats interrogés. Christine Juste se félicite du «&nbsp;Green Deal&nbsp;» qui a permis de forcer la main des acteurs économiques pour qu’ils s’engagent dans la décarbonation. <em>«&nbsp;Ce mandat accentuera toutes les transformations&nbsp;»,</em> promet-elle, espérant voir se développer des plateformes énergétiques et multimodales. <em>«&nbsp;Le monde change, changeons nos règles&nbsp;»,</em> estime Grégory Allione qui souhaite<em> «&nbsp;un bouclier commercial européen pour éviter le dumping social&nbsp;»</em>. Pour lui, chaque directive adoptée doit donner lieu à la suppression d’une autre qui n’a plus lieu d’être. Pour Laure-Agnès Caradec,<em> «&nbsp;deux doivent être supprimées pour une adoptée&nbsp;»</em>.
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     <div><b>Un report modal à accélérer par un hinterland renforcé</b></div>
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      La question de l’accroissement des relations du Port avec son hinterland fait, au contraire, l’unanimité, en particulier s’il se caractérise par de meilleures connexions ferrées et fluviales. <em>«&nbsp;La logique de l’hinterland est typiquement européenne&nbsp;»,</em> pour Loïc Gachon qui espère voir demain l’Europe exporter plus de produits qu’elle n’en importe. Emmy Font juge qu’il est temps de soulager les routes européennes du trafic de poids lourds, elle regrette que les projets fluviaux imaginés voici cinq ans pour l’axe Méditerranée-Rhône-Saône tardent à se concrétiser, alors que <em>«&nbsp;c’est un atout pour le Port&nbsp;»</em>. Franck Allisio relève pour sa part que <em>«&nbsp;CMA CGM qui investit, crée des projets, fasse plus pour notre territoire que l’Union européenne&nbsp;qui prend 100 euros, en rend 60 et dit comment les dépenser&nbsp;»</em>. Pour Laure-Agnès Caradec, <em>«&nbsp;L’Europe doit être au rendez-vous du maritime&nbsp;»</em> d’autant plus que le GPMM représente 45&nbsp;000 emplois directs et indirects sur le territoire.
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     <div><b>Cascade de difficultés à résoudre sur le logement</b></div>
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      La dernière thématique portait sur le logement. Il n’est pas une compétence européenne mais la situation est devenue sensible dans notre région, en France et dans d’autres pays européens. Là encore, le constat de régression est plus qu’alarmant, comme le constate Arnaud Bastide, président régional de la Fédération des Promoteurs Immobiliers. <em>«&nbsp;Il faudrait 500&nbsp;000 logements par an en France. Ces dernières années, il en a été produit 90&nbsp;000 par an. Et on arrive toujours à faire plus bas&nbsp;! On vit aujourd’hui les conséquences catastrophiques des années 2019-2020&nbsp;»</em>. Il énumère les difficultés, le manque de foncier accessible, la fiscalité plus lourde qu’ailleurs, la surenchère de normes, les crises successives (Ukraine, énergie, augmentation des taux…) qui ont fait exploser les coûts…<em> «&nbsp;L’argent n’est pas là, mais les sujets sont vertigineux&nbsp;»,</em> estime-t-il. Cyril Sauvat, président de la FBTP 13, avance qu’ <em>«&nbsp;il faut mieux d’Europe&nbsp;»</em> et notamment en finir avec <em>«&nbsp;les excès réglementaires mortifères pour nos activités&nbsp;»</em> alors que les entreprises doivent assurer parallèlement transitions écologique et numérique. Sa priorité&nbsp;: que chaque nouvelle réglementation soit concertée avec les professionnels pour éviter d’aboutir à des aberrations.
     </div>
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     <div><b>Désaccords sur la manière de s’y prendre avec l’Europe</b></div>
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      Franck Allisio assure que le marché allemand est <em>«&nbsp;plus sain&nbsp;»</em>. Pour lui, avant de réclamer quoi que ce soit à l’Europe en matière de logement, <em>«&nbsp;il faut d’abord résoudre les problèmes franco-français entre nous&nbsp;»</em>, en particulier sur le poids de la fiscalité ou les aides attribuées. Laure-Agnès Caradec n’est pas loin de cette conviction quand elle réclame de <em>«&nbsp;réviser la loi SRU&nbsp;» </em>même si <em>«&nbsp;c’est un chantier colossal&nbsp;»</em> au même niveau que la simplification normative où <em>«&nbsp;des lois se contredisent en permanence&nbsp;»</em>. Pour Christine Juste, il n’est néanmoins pas question de reculer car <em>«&nbsp;le bâtiment et la construction sont les principaux contributeurs des émissions de CO2&nbsp;»</em>. Selon l’écologiste, solliciter la banque centrale européenne (BCE) ou la banque européenne d’investissement (BEI) pourrait accélérer la marche vers<em> «&nbsp;un parc immobilier et des villes neutres en carbone&nbsp;»</em>, mais sûrement pas la simplification des normes. <br />   <br />  S’il n’est pas d’accord sur ce dernier point en fustigeant <em>«&nbsp;l’empilement des directives&nbsp;»</em>, Grégory Allione s’avoue convaincu que <em>«&nbsp;l’Europe doit être associée à la politique du logement&nbsp;car cette crise pénalise l’ensemble de l’économie&nbsp;»</em>. Il se dit partisan d’un <em>«&nbsp;conseil&nbsp;»</em> qui contribuerait à harmoniser les pratiques. Loïc Gachon affirme aussi que l’Europe doit se mêler de politique du logement, au moins pour l’accompagner. Pour augmenter sa capacité d’action, il souhaiterait <em>«&nbsp;un plan Marshall&nbsp;»</em> en partenariat avec les Etats qui intègre <em>«&nbsp;la lutte contre le sans-abrisme&nbsp;»</em>. Plutôt que de réduire les normes, il privilégierait la recherche de <em>«&nbsp;convergences&nbsp;»</em>. Emmy Font défend, elle, un point de vue complètement opposé, jugeant qu’il ne faut surtout pas étendre les compétences européennes puisque <em>«&nbsp;les tentacules de l’UE atteignent déjà le secteur&nbsp;»</em>. Elle veut supprimer le Pacte Vert (Green Deal), la loi SRU <em>«&nbsp;pour rendre leur liberté aux communes&nbsp;»</em>.
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     <div><b>Une urgence à réussir dans une bataille à armes égales</b></div>
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      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/80324179-58004307.jpg?v=1715943881" alt="L’UPE 13 confronte sa vision de l’Europe à six candidats aux élections" title="L’UPE 13 confronte sa vision de l’Europe à six candidats aux élections" />
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      Dans leurs conclusions, les uns et les autres ont laissé apparaître leurs dissensions entre une Europe renforcée, <em>«&nbsp;essentielle&nbsp;»</em>, <em>«&nbsp;concrète&nbsp;», «&nbsp;équitable&nbsp;»</em> pour mieux harmoniser les pratiques et réglementations étatiques et une Europe allégée qui redonne un peu plus de pouvoir aux nations. Mais, comme l’a souligné Garance Pineau, <em>«&nbsp;je suis frappée par des convergences qui n’existaient pas il y a cinq ans, tout le monde est plus ou moins pro-européen&nbsp;»</em>. Elle souligne l’ampleur de la tâche que devra assumer le prochain Parlement. <em>«&nbsp;Il y a 15 ans, le PIB européen était équivalent à celui des Etats-Unis. Aujourd’hui, il est à 55%. Le décrochage est à l’œuvre. Il y a un sentiment d’urgence, il faut y répondre&nbsp;»</em>, dit-elle, mentionnant que <em>«&nbsp;pour le Medef, la bonne échelle, c’est l’Europe, car la France seule ne pourra pas faire grand-chose&nbsp;»</em>. Philippe Korcia réclame que les entreprises puissent affronter leurs concurrentes <em>«&nbsp;à armes égales. L’Europe peut être une aide dans ce combat. Nous sommes français mais nous devons être aussi européens pour bâtir une Europe meilleure&nbsp;».</em>
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