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  <title>Businews</title>
  <description><![CDATA[Site quotidien d’actualités économiques et entrepreneuriales de la région Provence Alpes Côtes d’Azur]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Businews</title>
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   <title>"Réponses" en masse contre la pollution de l’air</title>
   <pubDate>Wed, 03 Apr 2024 12:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Christophe Barla</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Industrie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lancé en 2019, le dispositif "Réponses" a permis de gros progrès dans la prévention, le contrôle et la lutte contre la pollution de l’air. Le GMIF y apporte sa part.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/79292005-57446339.jpg?v=1712141866" alt=""Réponses" en masse contre la pollution de l’air" title=""Réponses" en masse contre la pollution de l’air" />
     </div>
     <div>
      Une des actions les plus marquantes mises en œuvre dans le cadre du dispositif de dialogue <em>Réponses</em>, autour de l’étang de Berre et du golfe de Fos, pour améliorer la qualité de l’air, a été présentée le 28 mars, à Martigues, dans l’une des salles que Provence Studios utilise habituellement pour des tournages. A l’initiative du Groupement Maritime et Industriel de Fos et région (GMIF), entité de l’UPE 13 qui rassemble les industriels du département, une démarche de réduction des composés organiques volatiles (COV), a vu le jour à titre précurseur en France. Elle a été menée en coopération avec les services de l’Etat (DREAL), à l’origine d’un arrêté préfectoral pour mesurer ces particules très fines qui se diffusent dans l’air qu’on respire. <br />   <br />  <em>«&nbsp;Ce dispositif n’existe ni en France, ni en Europe&nbsp;»,</em> souligne Marc Bayard, représentant, au nom du GMIF, du collège des industriels dans <em>Réponses</em>. Les émissions de COV peuvent être fugitives, diffuses ou accidentelles, et s’expliquer par des micro-fuites, des problèmes d’étanchéité ou des épisodes de torches, comme Naphtachimie en a connu un fin mars. <em>«&nbsp;Les mesures effectuées depuis 2017 démontrent que les efforts des industriels ont permis de réduire de 24 % ces émissions, soit 1&nbsp;000 tonnes par an qui n’ont pas été rejetées dans l’atmosphère »</em>, poursuit-il. <em>«Nous sommes encore dans une approche d’amélioration. Les échanges instaurés au sein de</em> Réponses <em>nous ont permis d’aller plus loin que la réglementation, de nous ouvrir vers plus de transparence et de recréer une dynamique, alors qu’auparavant le lien était rompu, dans la tête des habitants, avec le monde de l’industrie&nbsp;».</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Rassurer et agir pour une meilleure crédibilité</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/79292005-57446340.jpg?v=1712164157" alt=""Réponses" en masse contre la pollution de l’air" title=""Réponses" en masse contre la pollution de l’air" />
     </div>
     <div>
      Pour Gwénaëlle Hourdin, déléguée générale du Secrétariat permanent pour la prévention des pollutions industrielles (SPPPI) qui assure la coordination de tous les acteurs impliqués (experts, associations, citoyens, industriels…), « Réponses <em>a permis d’instaurer une mécanique adaptée aux particularités du territoire, à savoir les 21 communes du pourtour de l’étang de Berre. Nous avons démontré qu’il contribue à générer de la confiance. Certaines de ses briques pourraient être reprises ailleurs, dans la région ou en France, sur des zones qui se heurtent à des problématiques similaires. »</em> <br />   <br />  Au nom du collège des associations et en tant que président d’Eco-Relais Côte Bleue-Etang de Berre, René Tassy mentionne le bassin de Gardanne-Meyreuil où la reconversion de la centrale thermique suscite des tensions importantes au regard des projets industriels qui pourraient s’y positionner. En tant que représentant des experts, Sébastien Mathiot, chargé de mission chez Atmosud (qui contrôle l’évolution de la qualité de l’air), insiste sur <em>«&nbsp;le dialogue apaisé&nbsp;»</em> qui a nourri le dispositif depuis cinq ans. Les 145 actions engagées sur la base des attentes exprimées par les habitants (leur nombre s’étoffe en continu au gré des discussions menées sur le territoire) ont débouché sur des résultats concrets dont il est rendu compte chaque année. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Constater les effets et toujours s’améliorer</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/79292005-57446348.jpg?v=1712164202" alt=""Réponses" en masse contre la pollution de l’air" title=""Réponses" en masse contre la pollution de l’air" />
     </div>
     <div>
      C’est là, d’ailleurs, l’atout majeur de l’initiative aux yeux de Claire Pitollat, députée des Bouches-du-Rhône et présidente du Conseil national de l’air. <em>«&nbsp;Il faut rassurer les citoyens, les rapprocher de chacun des acteurs et leur apporter des réponses par le dialogue et la confiance&nbsp;»</em>. Atmosud a instauré un nouvel indice <em>Icair </em>pour évaluer la pollution de l’air en prenant en compte différents types de polluants, quelles que soient leurs sources (transports, industrie, bâtiments…). À partir de là, l’organisme dresse des cartes pour mesurer les évolutions de l’exposition des populations à ces composants (particules fines, ultra-fines, ozone, COV…). &nbsp;<em>«&nbsp;Le territoire est dans une voie d’amélioration, mais il y a toujours des sujets sur lesquels nous devons avancer&nbsp;»,</em> admet Sébastien Mathiot. <br />   <br />  Parmi les pistes évoquées, il y a la mise en place d’un <em>reporting </em>détaillé des heures de torchages avec émissions de fumées. <em>« Ce</em> reporting <em>permettrait d’objectiver les épisodes avec un outil de mesure et, en cas de dégradation, de chercher à comprendre d’où vient le problème&nbsp;»,</em> confie Marc Bayard. De toute manière, les associations veillent à ce que les attentes exprimées se matérialisent en effets concrets. <em>«&nbsp;La sensibilité des gens reste constante, d’autant plus qu’il y a les phénomènes qui se voient et ceux qui ne se voient pas »</em>, rappelle René Tassy. « <em>Notre rôle est de ne pas perdre le sens des actions. Aujourd’hui, on parle beaucoup des projets de décarbonation de Fos. Nous serons tout aussi vigilants pour qu’elle ne se fasse pas au détriment de la santé des habitants&nbsp;».</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <title>SPPPI Paca : 50 ans d’engagement à capitaliser pour une industrie mieux acceptée</title>
   <pubDate>Tue, 22 Nov 2022 16:32:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Christophe Barla</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Industrie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions Industrielles (SPPPI) de Provence-Alpes-Côte d’Azur a célébré son demi-siècle le 18 novembre à Aix-en-Provence. Sa capacité à nouer le dialogue avec les populations pourrait servir de socle à de futurs débats sur la place de l’industrie dans des territoires urbanisés.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/68984653-48388994.jpg?v=1669132459" alt="SPPPI Paca : 50 ans d’engagement à capitaliser pour une industrie mieux acceptée" title="SPPPI Paca : 50 ans d’engagement à capitaliser pour une industrie mieux acceptée" />
     </div>
     <div>
      La réindustrialisation de la France ne se fera pas sans concertation avec les citoyens et leurs élus. La question de l’acceptabilité de l’industrie a évidemment été abordée le 18 novembre à Aix-en-Provence lors des tables rondes du 50<sup>ème</sup> anniversaire du Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions Industrielles (SPPPI) de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Depuis sa naissance en 1972, à titre pionnier en France autour de l’étang de Berre et du golfe de Fos, cette structure réunissant services de l’Etat, collectivités, industriels, syndicats de salariés, associations, n’a cessé de contribuer à mieux identifier, connaître et faire reculer les pollutions industrielles (eau, air, sols…). Un cran supplémentaire dans son ouverture a été franchi en 2012, l’Etat qui le pilotait jusqu’alors acceptant de renforcer son indépendance par une structure juridique propre, sous forme associative, et une gouvernance plus collégiale. «&nbsp;<em>Le SPPPI pouvait objectiver les débats&nbsp;</em>» s’avouait convaincu Romain Vernier, alors à la DREAL, qui avait promu cette évolution en espérant accroître l’écoute mutuelle dans l’appréhension des problématiques de risques et de pollutions. Ce nouveau mode de fonctionnement a permis de revitaliser son rôle, sous l’impulsion de sa directrice générale, Gwenaëlle Hourdin, et d’aboutir à une initiative qui reste unique dans notre pays, le dispositif «&nbsp;Réponses&nbsp;» sur la qualité de l’air, avec un programme d’actions concrètes portées par ses acteurs eux-mêmes. Pour «&nbsp;l’objectiver&nbsp;» justement, le SPPPI est allé jusqu’à impliquer un «&nbsp;panel citoyen&nbsp;» et à recueillir la perception des riverains de sites industriels sur les parvis des écoles ou les marchés. «&nbsp;<em>Cela a permis d’aller chercher des gens qui ne participent pas habituellement aux concertations. C’était un enjeu majeur</em>&nbsp;» souligne Marie-Claude Dhô-Fiandino, directrice adjointe Stratégie Environnement de la Métropole Aix-Marseille-Provence. &nbsp;Une opinion partagée par Gérard Ferréol (Environnement Industrie)&nbsp;: «&nbsp;<em>On est sorti du débat d’initiés où chacun arrive et repart des concertations publiques avec ses convictions&nbsp;</em>». <em>«&nbsp;La collégialité est un moteur essentiel du maintien de la confiance</em>&nbsp;» ajoute Pierre Aplincourt, ex-président régional de France Nature Environnement (FNE).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conscience partagée du risque</b></div>
     <div>
      Le SPPPI peut-il donc faire désormais progresser l’acceptabilité de l’industrie dans la métropole&nbsp;? Pour Jean-Michel Diaz, président du Groupement Maritime et Industriel de Fos (GMIF), c’est indispensable pour trouver le juste équilibre. «&nbsp;<em>La 1<sup>ère</sup> urgence est de préserver la planète pour les générations futures tout en assurant le développement économique et social. La méthodologie développée par «&nbsp;Réponses&nbsp;» est imaginable sur l’acceptabilité de l’industrie pour réussir à coconstruire tous ensemble le paysage industriel de demain et les conditions de soutenabilité des projets&nbsp;»</em>. Ginette Vastel, vice-présidente de FNE, relève que le chemin sera encore long quand on voit le rejet de l’industrie exprimé par nombre de riverains et d’associations dans la concertation publique menée à Gardanne-Meyreuil sur le projet «&nbsp;Hynovera&nbsp;» d’Hy2Gen France. Elle veut néanmoins voir un espoir dans le SPPPI. <em>«&nbsp;Il regroupe déjà tous les acteurs. C’est idéal pour étudier en amont les projets et déminer les points durs&nbsp;»</em> dit-elle. Jean-Jacques Blanc, responsable de Force Ouvrière, souhaite que le SPPPI s’empare de dossiers hors de la zone Fos-Berre et sur d’autres thématiques que l’air pour gagner en visibilité auprès du grand public et affirmer son indépendance par le suivi de terrain qu’il sera capable de lui apporter. Il ne s’agit pas de refuser toute industrie, un combat qui serait dramatique pour l’avenir de notre territoire, mais de «&nbsp;se mettre au service d’une culture du risque partagée&nbsp;», comme le résume Anne-Cécile Rigail, cheffe du service des risques à la Direction Générale de la Prévention des Risques (DGPR). &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>L’acceptabilité de l’industrie en dialogue sur la zone Fos-Berre</title>
   <pubDate>Fri, 28 Oct 2022 12:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Christophe Barla</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Industrie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Notre région ne pourra pas conduire sa réindustrialisation sans mieux en discuter avec les citoyens. Avec le « laboratoire territorial Industrie Fos-Berre », une expérience inédite se met en place en Provence. Le GMIF y est directement associé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.businews.fr/photo/art/default/68356304-48109880.jpg?v=1666959718" alt="L’acceptabilité de l’industrie en dialogue sur la zone Fos-Berre" title="L’acceptabilité de l’industrie en dialogue sur la zone Fos-Berre" />
     </div>
     <div>
      Avec le «&nbsp;Laboratoire territorial Industrie Fos-Berre&nbsp;», l’espoir de la réindustrialisation peut renaître. Avec de la cohérence dans la démarche de prospection des éventuels investisseurs pour qu’ils ne soient plus exposés aux risques de voir leur projet retardé par des actions en justice, retoqué par les services de l’Etat ou des maires ou carrément rejeté par la population. Et avec une méthodologie de dialogue préalable avec les citoyens, même si le dossier n’implique pas de formalités réglementaires particulières, comme un débat public. «&nbsp;<em>Il nous faut concerter bien en amont pour une acceptation de l’industrie de demain, avant l’enquête publique ou le premier coup de pioche, et quelle que soit la taille du projet, dès lors qu’il y a un soupçon dans l’esprit des gens de risque d’atteinte à leur intégrité s’il se concrétise</em>, explique Jean-Michel Diaz, président du Groupement Maritime et Industriel de Fos (GMIF).<em> Si on ne le fait pas, nous n’atteindrons pas les objectifs de neutralité carbone en 2050. Nous voulons promouvoir une démarche reposant sur trois piliers. Pédagogique d’abord en expliquant l’histoire de l’industrie sur ce territoire, ce qu’elle a permis d’accomplir, les progrès réalisés, dire clairement où elle en est aujourd’hui, pour rebâtir une culture industrielle. Ensuite, coconstruire avec nos concitoyens, avec les élus et tous les acteurs publics et privés intéressés, une vision industrielle à l’horizon 2030-2050. Enfin, définir ensemble les conditions de soutenabilité des nouveaux projets susceptibles de s’implanter sur le territoire. Si des zones sont bien identifiées pour les accueillir, nous pourrons mieux aborder la question des utilités, réseaux et services dont ils ont besoin. Et plus on regroupera intelligemment, comme c’est envisagé sur PIICTO, plus nous nous donnerons de chances de décarboner les activités&nbsp;!</em>&nbsp;».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Changer les mentalités par une vision partagée</b></div>
     <div>
      Ce Laboratoire est placé sous l’autorité de la Préfecture de Région. Régis Passerieux, le sous-préfet de l’arrondissement d’Istres, en assumera le pilotage. «&nbsp;<em>Sans ce dialogue et cette volonté de travail commun, il faut être lucide, il sera difficile de réindustrialiser la France</em>&nbsp;» admet ce dernier, conscient de l’enjeu et surtout déterminé à agir. Le dispositif reposera sur la constitution de collèges (collectivités, associations, représentants de l’Etat, de l’industrie, de salariés, de citoyens…), il se déclinera en ateliers, à l’image des pratiques développées par le programme «&nbsp;Réponses&nbsp;» sur la qualité de l’air sur 21 communes du pourtour de l’étang de Berre, chacun pouvant suivre par ailleurs l’avancée des actions sur une plateforme dédiée (<a class="link" href="http://www.dispositif-reponses.org/">www.dispositif-reponses.org</a>). Tous les outils se mettront en place jusqu’au printemps 2023, conformément aux engagements pris le 18 octobre lors du lancement officiel du «&nbsp;Lab&nbsp;» sous l’égide du Secrétaire Général pour l’Investissement, Bruno Bonnell, à Berre-l’Etang, qui s’avoue convaincu que l’expérience menée en Provence peut progressivement contribuer à une évolution des mentalités. A ses yeux, les Français mesurent mieux, depuis la crise COVID, les dégâts provoqués par la désindustrialisation du pays. «&nbsp;<em>Les industries existantes vont continuer d’améliorer leurs performances environnementales, mais il est indispensable de penser la «&nbsp;nouvelle industrie&nbsp;» de demain, propre, respectueuse de la qualité de vie, dont les activités agissent positivement sur notre quotidien et qui amène les jeunes à s’y intéresser pour se former et s’insérer professionnellement. Cette approche de la concertation sur un territoire, les pratiques qui peuvent en découler, le travail collectif peuvent transformer durablement la perception du monde industriel et générer une attractivité nouvelle. Il en va de l’intérêt de la France</em>&nbsp;».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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