Lors de la huitième édition du Business Transfer Forum, le 18 novembre au Palais de la Bourse à Marseille, 28 entrepreneurs ont présenté leurs entreprises de manière anonyme devant une assemblée d’éventuels repreneurs. Parmi les affaires à céder, il n’y avait pas de startups, mais des TPE et des PME de 5 à 20 salariés. Elles étaient surtout issues du commerce ou du BTP. Du côté des repreneurs, la majorité des personnes présentes se situait aux alentours de la quarantaine, avec une première expérience en tant que salarié.
« Depuis deux ans, la moyenne d'âge des repreneurs a baissé, expose Christophe Celette, conseiller transmission à la CCI Aix-Marseille-Provence. On voit même à présent arriver des trentenaires. Ce sont des personnes qui ont été cadres dans de grands groupes et qui ont envie de retrouver une certaine maîtrise de leur emploi du temps, de capitaliser sur leur expérience et de retrouver du sens ».
Un rendez-vous prisé pour les entrepreneurs locaux
L’évènement a ses aficionados. Parmi eux, Christophe Loisel, ancien entrepreneur dans la couverture de toit. Il participe au forum depuis trois ans dans l’espoir de trouver la perle rare à travers les présentations des cédants. Dans l’idéal, il aimerait reprendre « une entreprise dans le milieu industriel, avec un savoir-faire. J’aimerais bien quelque chose dans le second œuvre, la ferronnerie ». Le coup de cœur n’a pas encore eu lieu, mais il considère le rendez-vous comme « indispensable. J’ai même sollicité la CCI pour qu'on en fasse deux par an. Ça permettrait de renouveler l’offre et de donner un dynamisme à la région ».
Le Business Transfer Forum a donc ses amateurs habitués, mais il attire également de plus en plus de gens. Cette année, le nombre d’inscrits a augmenté de « 30 à 40 % », selon Christophe Celette.
Le Business Transfer Forum a donc ses amateurs habitués, mais il attire également de plus en plus de gens. Cette année, le nombre d’inscrits a augmenté de « 30 à 40 % », selon Christophe Celette.
Reprendre une entreprise serait plus simple
Il explique que ce succès est « le résultat d'un travail de promotion mené par la CCI, mais pas seulement. Depuis 2022, la cession d’entreprise est un sujet qui prend de l'importance. Tout de suite après le Covid, on a eu beaucoup de créations d’entreprises, mais on a atteint une sorte de plateau ces derniers temps. » Catherine Gineste, membre élue de la CCIAMP complète. « Reprendre une entreprise est plus facile, plus rapide, moins risqué, plus pérenne. Quand on crée, on part dans l'inconnu. Quand on reprend, on rachète quelque chose qui a une réputation, avec une équipe en place. C’est plus simple ».
Et « 10 % des transmissions coûtent moins de 30 000 euros. Il y en a pour toutes les bourses », renchérit le conseiller transmission.
Et « 10 % des transmissions coûtent moins de 30 000 euros. Il y en a pour toutes les bourses », renchérit le conseiller transmission.
La cession permet de pérenniser un savoir-faire
Au fil des ans, l’évènement a connu des changements : son nom, le nombre de pitch, la localisation des entreprises. Mais c’est le premier évènement du genre à avoir été lancé en France. Sa mise en place est venue « d’une prise de conscience. La cession permet de pérenniser un savoir-faire, mais aussi l’attractivité du territoire et des emplois », reprend l’élue.
Christophe Celette appuie son propos en soulignant que « souvent, quand un entrepreneur cède sa boîte, c'est six mois avant sa retraite. C'est bien trop tard. Il fallait éviter ça et mieux accompagner la cession. Dans cette optique, notre cellule à la Chambre va être renforcée en janvier avec l'arrivée d'un troisième poste. »
Christophe Celette appuie son propos en soulignant que « souvent, quand un entrepreneur cède sa boîte, c'est six mois avant sa retraite. C'est bien trop tard. Il fallait éviter ça et mieux accompagner la cession. Dans cette optique, notre cellule à la Chambre va être renforcée en janvier avec l'arrivée d'un troisième poste. »