Le quartier de La Défense à Paris.
Le 82ème baromètre Bpifrance Le Lab, présenté le 13 janvier dernier, alerte sur un climat des affaires dégradé. Après une année difficile, les PME espèrent un rebond modéré en 2026. Plusieurs indicateurs repartent à la hausse, notamment dans l’industrie et les transports. L’investissement des PME-TPE reste freiné par les incertitudes, mais la dynamique industrielle et numérique pourrait créer un effet d’entraînement. « Les PME abordent 2026 avec plus d’optimisme que l’an passé, mais la prudence reste de mise », annonce Philippe Mutricy, directeur des études de Bpifrance. Le solde d’opinion sur l’activité passe en positif, à +4. L’amélioration est particulièrement visible dans l’industrie (+13 points), les transports et le commerce. « L’amélioration est quasi généralisée, mais reste très en dessous de la moyenne de long terme », souligne Sabrina El Kamsi, chargée de la conjoncture chez Bpifrance.
Autre signal fort : l’explosion de l’usage de l’IA générative. 55 % des dirigeants déclarent y avoir recours, contre 31 % un an plus tôt. Les applications vont de la création de contenus à la génération de visuels ou de propositions commerciales. « Les TPE-PME innovantes, internationalisées ou de grande taille résistent mieux. Elles affichent des indicateurs positifs, preuve d’une économie à deux vitesses », note Bpifrance.
Autre signal fort : l’explosion de l’usage de l’IA générative. 55 % des dirigeants déclarent y avoir recours, contre 31 % un an plus tôt. Les applications vont de la création de contenus à la génération de visuels ou de propositions commerciales. « Les TPE-PME innovantes, internationalisées ou de grande taille résistent mieux. Elles affichent des indicateurs positifs, preuve d’une économie à deux vitesses », note Bpifrance.
Une fin d’année 2025 en net repli
©Bpifrance
« L’année 2025 pour eux n’a pas été une bonne année , résume Bpifrance. Ce que nous disent les dirigeants contraste avec la croissance officielle estimée à 0,9 % ». Sur la fin 2025, le solde d’opinion sur le chiffre d’affaires chute à -11, un niveau historiquement bas hors période de crise. Dans tous les secteurs, les chefs d’entreprise sont plus nombreux à déclarer une baisse qu’une hausse d’activité : 36 % contre 25 %. Les carnets de commandes affichent un solde d’opinion de -22, très loin de leur moyenne de long terme (-7).
La construction, les services aux particuliers et le commerce apparaissent comme les plus touchés. Le secteur du tourisme, quant à lui, montre une stabilisation, après deux années de forte contraction. L’emploi suit la même tendance : l’indicateur d’embauches retombe à -4, confirmant un marché de l’emploi plus atone.
La construction, les services aux particuliers et le commerce apparaissent comme les plus touchés. Le secteur du tourisme, quant à lui, montre une stabilisation, après deux années de forte contraction. L’emploi suit la même tendance : l’indicateur d’embauches retombe à -4, confirmant un marché de l’emploi plus atone.
Trésoreries sous tension, investissements en berne
L’indicateur de situation de trésorerie tombe à -17. Ce recul reste modéré par rapport à la moyenne historique, mais il reflète un affaiblissement continu depuis 2021. Le coût du crédit, cité par 40 % des dirigeants comme un obstacle majeur, freine encore les investissements. « Même un projet rentable devient risqué avec les taux actuels », confie un dirigeant interrogé. Conséquence directe : seulement 39 % des PME ont investi en 2025, soit le plus bas niveau depuis 20 ans. L’indicateur global d’évolution des montants investis est lui aussi en baisse. Les investissements verts reculent à 23 %, contre un tiers en 2024. Ce désengagement environnemental s’explique par des arbitrages budgétaires rendus plus complexes par l’inflation et l’incertitude. Reste à savoir si cette timide embellie suffira à relancer durablement l’investissement, notamment dans la transition énergétique.