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​Les Alpes-Maritimes s’emparent du plan de relance pour améliorer la qualité de l’air


           

Rénovation des bâtiments, nouvelles énergies… Le plan de relance de 100 mds € de l’État alloue un tiers de son enveloppe en faveur de la réduction de l’impact environnemental. Les Alpes-Maritimes, qui se sont emparées de ce sujet, ont présenté, le 8 avril lors d’un webinaire, les différents initiatives et leviers pour améliorer la qualité de l’air notamment en agissant sur la mobilité, l’efficacité énergétique des bâtiments et les énergies renouvelables. En prévision des premières assises azuréennes de la transition énergétique qui se tiendront le 8 juillet à Cagnes-sur-Mer, ce webinaire, le 8 avril, a présenté les différentes actions de la métropole Nice Côte d’Azur.


De G. à dte : Nicolas Martin, Marie-Agnès Portero, Bernard Mouret, Hervé Paul, Jean-Pierre Savarino.
De G. à dte : Nicolas Martin, Marie-Agnès Portero, Bernard Mouret, Hervé Paul, Jean-Pierre Savarino.
« Ces dernières années, la pollution atmosphérique sur la Côte d’Azur diminue grâce notamment à la réglementation Euro sur les véhicules, la route étant le premier secteur qui pollue devant le bâtiment. La pollution étant à l’origine du changement climatique. Aujourd’hui, nous attendons encore beaucoup des institutions et de la réglementation. Sur Nice Côte d’Azur, trop de brûlage de déchets verts par les particuliers génèrent des gaz à effet de serre », pointe Nicolas Martin. Maître de conférences au laboratoire Espaces et directeur du Master 2 Climat Risques Environnement et Santé, il introduisait le 8 avril un webinaire intitulé « La transition énergétique au cœur de la relance des territoires » organisé par la CCI Nice Côte d’Azur. 

« En 2020, la Chambre de commerce et d’Industrie a créé une commission énergie reposant sur trois axes : les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique des bâtiments et la mobilité. Nous travaillons à l’élaboration d’un manifeste azuréen sur la transition énergétique voué à évoluer et à garantir une pérennité des actions », a annoncé Jean-Pierre Savarino, président de la CCI Nice Côte d’Azur.  Dans un territoire éprouvé fin 2020 par les effets du changement climatique, les collectivités s’emparent du sujet. « Les premières assises de la transition énergétique visent à sensibiliser les collectivités locales avec l’aide de l’État. Elles se tiendront le 8 juillet prochaine au Casino Terrazur à Cagnes-sur-Mer. Elles ont vocation à devenir pérennes », annonce l’élu consulaire.  

Des dossiers complexes pour les collectivités

Dans les faits, les collectivités sont confrontées à des dossiers de subventions lourds et complexes à remplir. C’est le cas de Marie-Agnès Portero, directrice du Pôle Environnement, Agriculture, Cadre de vie et Transition Énergétique à la Communauté d’Agglomération de Cannes Pays de Lérins, citant l’exemple d’un projet de déploiement de l’hydrogène pour l’ensemble de la flotte de véhicules. « Cannes, Grasse et Antibes se sont regroupées pour travailler en synergie et bénéficier d’aides au déploiement de bornes de recharge de véhicules électrique », précise-t-elle.
Un avis partagé par Jérôme Viaud président de la communauté d’Agglomération du Pays de Grasse et vice-président du Conseil Départemental des Alpes-Maritimes : « Les appels à projet sont parfois de vrais parcours du combattant. Nous voulons faire évoluer les esprits des élus, des collectivités. Les industriels de la parfumerie sont déjà sensibilisés depuis longtemps à ces préoccupations environnementales ». 

De son côté, Pierre Schies, directeur des interventions et de la coordination de l’État à la Préfecture maritime, a rappelé que les sommes allouées dans le cadre du plan de relance devaient être dépensées sur les années 2021 et 2022 dans le cadre d’appels à projets portés par une pluralité de structures : « Certains dispositifs marchent bien et d’autres moins. Ils s’adressent aux entreprises et également aux particuliers », ajoute-t-il, faisant référence à ma « Prim’renov ». L’amélioration énergétique des bâtiments a d’ailleurs fait l’objet de la signature d’une convention entre la CCI Nice Côte d’Azur et l’Ademe. Le Palais consulaire du Boulevard Carabacel est en passe de devenir un smart building. 

S’agissant de la mobilité, Hervé Paul, président de la commission eau, assainissement et énergie de la Métropole Nice Côte d’Azur a souligné une réduction de 10% de la circulation routière depuis l’arrivée du tramway. « La ligne 2 du tramway a notamment permis de réduire de 15% la circulation des véhicules sur la Promenade des Anglais. Nous devons tenir le cap sur la durée », ajoute-t-il en évoquant le plan vélo et l’extension de la ligne 4 du tramway. Prochaine étape, l’introduction de la zone à faibles émissions dans l’hyper centre de Nice.   
 

 
 
Le siège de la CCI aspire à devenir la vitrine du savoir-faire azuréen.  De mars 2019 à juin 2022, le projet Carabacel SGR 2.0 (Smart Grids Ready) consiste à faire en sorte qu’il s’agisse du premier bâtiment classé à recevoir une évaluation « SGR - Smart Grids Ready » qui valide les équipements et fonctionnalités nécessaires à rendre le bâtiment «intelligent» sur les aspects énergétiques.
Le siège de la CCI aspire à devenir la vitrine du savoir-faire azuréen. De mars 2019 à juin 2022, le projet Carabacel SGR 2.0 (Smart Grids Ready) consiste à faire en sorte qu’il s’agisse du premier bâtiment classé à recevoir une évaluation « SGR - Smart Grids Ready » qui valide les équipements et fonctionnalités nécessaires à rendre le bâtiment «intelligent» sur les aspects énergétiques.


Rédigé par Nathalie Bureau du Colombier, le Jeudi 8 Avril 2021 | Lu 194 fois






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