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« Réponses » maintient l’industrie en actions


           

Le 8 décembre, le Secrétariat Permanent pour la Prévention des Pollutions Industrielles (SPPPI) a présenté le bilan des engagements du dispositif « Réponses ». Si le moindre incident industriel peut toujours tendre les relations, l’ensemble des acteurs souligne le processus de progrès.


Le dispositif "Réponses" ambitionne de restaurer la confiance entre industrie et population. (Photo JC Barla)
Le dispositif "Réponses" ambitionne de restaurer la confiance entre industrie et population. (Photo JC Barla)
Il faudra patienter jusqu’en 2021 pour une réunion publique. Néanmoins, le SPPPI a souhaité, comme il l’avait promis en décembre 2019 lors de la restitution des travaux, procéder le 8 décembre à un compte-rendu en visioconférence d’un an de fonctionnement du dispositif. « Réponses » a été engagé pour élaborer dans une large concertation des solutions contre la pollution de l’air et pour parvenir à un meilleur équilibre entre développement de l’industrie, santé des populations et protection de l’environnement. Cent-vingt attentes des habitants et usagers du territoire avaient été listées sur les 21 communes concernées sur le pourtour de l’étang de Berre et le golfe de Fos, « 100% ont obtenu au moins une réponse. C’est une route que nous traçons ensemble » se félicite Gwénaëlle Hourdin, déléguée générale du SPPPI Provence-Alpes-Côte d’Azur, en soulignant que 34 acteurs et structures ont porté des actions concrètes. Au global, 44% des actions inscrites au plan sont en cours, 35% ont un fondement récurrent avec un résultat diffusé chaque année et 10% sont considérées comme closes, parce que menées à bien. Parmi ces dernières, la plateforme d’information « Allo Industrie » pilotée par le Groupement Industriel et Maritime de Fos (GMIF), afin d’alerter, préventivement ou en cas d’incident, les citoyens d’opérations sur les usines, susceptibles de générer des mises à la torche, des nuisances sonores, olfactives, visuelles, des émissions dans l’atmosphère… Les industriels s’emploient à œuvrer avec sincérité dans le dispositif, « une nécessité pour renouer le dialogue avec la population et une question de crédibilité pour l’industrie » souligne Marc Bayard, vice-président du GMIF et président d’Environnement Industrie. « Une trentaine de messages a été diffusée sur la plateforme depuis mi-septembre, les deux-tiers par anticipation. L’outil était attendu. Mais nous nous sommes investis également pour une meilleure compréhension des raisons qui conduisent une usine à un dégazage, à travers un document pédagogique (1). Et tout en travaillant à réduire le nombre de mises à la torche ». Durant l’année, ArcelorMittal, l’Aéroport Marseille Provence, EDF CCG Ponteau, LyondellBasell Fos et Berre, Naphtachimie sont entrés dans « Réponses » pour s’engager à leur tour dans des actions.

Pédagogie et vigilance

Restaurer la confiance met l’industrie au centre de nombre de projets. La DREAL entend répondre à une exigence citoyenne de surveillance accrue et de sanction, en cas de non-respect des prescriptions préfectorales en matière de rejets. Douze inspections sur site ont été ainsi réalisées pour en vérifier l’application stricte. Atmosud, de son côté, déploie de nouvelles stations de mesures de particules ultra-fines. Pour son ingénieur référent territorial, Sébastien Mathiot, l’objectif est de favoriser un « diagnostic éclairé » puisqu’il précise que les émissions « ne sont pas l’apanage de la seule industrie ». L’Agence Régionale de Santé conduit un projet-pilote sur les liens entre santé et environnement dans les bassins industrialo-portuaires. L’été dernier, la succession de torches chez LyondellBasell avait provoqué l’ire de nombreux élus, avec des retombées médiatiques pesantes pour le site pétrochimique. Initiée par le maire de Berre-l’Etang, Mario Martinet, une réunion avait amené la direction à s’expliquer en public. Elle l’avait fait en détails avec un vrai souci de pédagogie. Marc Bayard assure que Réponses a déjà fait évoluer les approches. L’industrie sait qu’elle reste soumise à des regards sans concession. « Nous sommes sur le suivi des actions pour vérifier qu’elles sont en adéquation avec les attentes des citoyens, mais les associations se gardent le droit d’agir en dehors de Réponses » insiste René Tassy, président de l’association Eco Relais Côte Bleue/Sud Etang de Berre.
https://www.dispositif-reponses.org/attentes-et-actions/actions-1?detail=4448


Rédigé par Jean-Christophe Barla, le Jeudi 10 Décembre 2020 | Lu 100 fois





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