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STMicroelectronics mise « plusieurs millions d’euros » sur son usine de Rousset


           

La perspective de pouvoir économiser 4 500 MWh de consommation électrique sur son unité provençale de semiconducteurs a conduit ST à se doter avec l’appui de Dalkia d’un nouvel ensemble de production de froid, inauguré le 3 juin.


Directeur des facilités de ST Rousset, Christophe Torti détaille à Jean-Marc Chéry (STMicroelectronics), Sylvie Jehanno (Dalkia) et Antoine de Saint Amand (EDF) l'intérêt de l'aerofreecooling mis en oeuvre sur l'usine (Photo JC Barla)
Directeur des facilités de ST Rousset, Christophe Torti détaille à Jean-Marc Chéry (STMicroelectronics), Sylvie Jehanno (Dalkia) et Antoine de Saint Amand (EDF) l'intérêt de l'aerofreecooling mis en oeuvre sur l'usine (Photo JC Barla)
« La lutte contre le réchauffement climatique est vraiment urgente, c’est palpable ! Pour décarboner l’industrie, il faut aller chercher des solutions bas carbone innovantes. Avec le projet de ST, on fait du bien à la planète mais aussi à la compétitivité et à l’emploi de l’entreprise » confie Sylvie Jehanno, PDG de Dalkia (19 000 personnes en France et à l’étranger). L’usine de semiconducteurs de Rousset inaugurait le 3 juin un nouvel ensemble de production de froid mis en service en décembre dernier sur une technologie d’« aerofreecooling » qui utilise la température ambiante pour limiter l’usage coûteux de centrales de production d’eau glacée (chillers). L’investissement devrait contribuer à améliorer de 20% l’efficience énergétique du site. Une étape de plus, menée sur 18 mois (les contrats ont été signés en juillet 2020), dans la transformation d’une usine où travaillent 2 800 personnes sur les 11 300 que compte STMicroelectronics en France. « 70% de l’électricité que nous utilisons provient d’énergies renouvelables et 95% de nos déchets sont valorisés. Avec cette réalisation, nous poursuivons notre marche vers la neutralité carbone du groupe en 2027 » ajoute Philippe Marc, directeur général de ST Rousset.

Effort continu

L’installation est raccordée à l’usine pour réguler à 18° la température des salles blanches, nécessaire au bon fonctionnement des équipements de fabrication des circuits. Chaque fois que la température, de jour comme de nuit, se rafraîchit, c’est l’aerofreecooling qui se met en route en puisant les frigories de l’air. En revanche, en période estivale, les conditions climatiques sont trop chaudes. Dans ce cas, les groupes froid renouvelés, plus performants sur le plan énergétique que leurs prédécesseurs, prennent le relais. « Entre les 3 000 MWh de l’aerofreecooling et les 1 500 MWh des cinq nouveaux chillers, c’est l’équivalent de la consommation d’une ville de 2 500 habitants qui est économiséé chaque année » affirme Christophe Tosti, directeur des facilités de ST Rousset. Pour Antoine de Saint Amand, directeur du département de l’action régionale grands comptes d’EDF, cet investissement apporte une nouvelle preuve des avancées vertueuses de l’industrie en matière de prise en compte des enjeux environnementaux. « En 2021, le secteur représentait 24% des émissions de gaz à effet de serre. Depuis les années 90, les industriels les ont réduites de moitié » assure-t-il.


Rédigé par Jean-Christophe Barla, le Lundi 6 Juin 2022 | Lu 392 fois





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