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​En septembre 2022, premières restrictions dans la zone à faibles émissions de Marseille


           


Du 17 janvier au 2 mars 2022, la métropole Aix-Marseille-Provence sonde ses habitants avant de déployer un périmètre de zone à faibles émissions dans lequel la circulation des véhicules sera strictement contrôlée afin de réduire la pollution atmosphérique. Le calendrier prévoit un déploiement progressif à compter du 1er septembre prochain.


Bouchons au nord de Marseille. ©NBC
Bouchons au nord de Marseille. ©NBC
Sommée par l’État français aux côtés de dix autres villes, Marseille se prépare à déployer d’ici septembre un périmètre dans lequel la circulation de certains véhicules les plus polluants sera interdite à compter de septembre. 
Les Marseillais sont donc invités à s’exprimer sur le registre numérique ou en mairie centrale dans le cadre de la procédure réglementaire d'information qui s’achèvera début mars. S’ouvrira alors une phase souple, dite pédagogique de septembre à décembre prochain (avec le bannissement des catégories Crit’Air5), avant le déploiement de nouvelles restrictions et des mesures plus coercitives dès l’an prochain. Les véhicules de catégorie Crit’Air4 et 5 seront interdits à compter de septembre 2023 et l’interdiction sera étendue aux Crit’Air3 en septembre 2024. 

​Une mesure qui creuse les inégalités

Lors du Conseil de Métropole du 16 décembre, les élus ont voté 2,5 millions d’euros d’investissements nécessaires à sa mise en œuvre technique de ces mesures. Ces restrictions de circulation s’appliqueront sur une zone de 19,5 Km2 entre Gèze et le Prado 2 en passant par Arenc, Plombières, le Jarret, les bassins de radoub et le centre de Marseille. Un périmètre dans lequel 30 600 habitants sont exposés à des dépassements réguliers de d’oxyde d’azote. 
Des mesures qui pourraient, selon le maire de Marseille Benoît Payan, creuser un peu plus les inégalités entre les habitants tant que le territoire ne sera pas doté d’un véritable maillage en transports collectifs du sud au nord de la ville. « Je ne souhaite pas qu’on mette en place aussi violemment que ça des zones à faibles émissions tant que nous n’avons pas résolu la question des transports en commun. Quand on ne peut pas se déplacer autrement qu’en voiture, que les habitants n’ont pas l’argent pour acheter un véhicule électrique ou hybride et qu’on ne peut pas prendre le métro c’est injuste ! », a réagi le maire le 7 janvier lors des vœux à la presse. Les travaux d’extension du tramway vers le nord de la ville viennent d’être votés mais les marseillais des quartiers nord devront patienter jusqu’en 2025.
En région Sud, Aix-Marseille Provence, Toulon Provence Méditerranée et Nice-Côte d’Azur doivent se mettre au pas et réduire à tout prix la pollution de l’air, conformément au décret du 17 septembre 2020. Le non-respect de ces mesures pourrait être sanctionné, comme à Paris et Grenoble, d’une amende de 68 € pour les véhicules utilitaires légers et 135 € pour les poids lourds.
 


Rédigé par Nathalie Bureau du Colombier, le Mardi 18 Janvier 2022 | Lu 176 fois






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