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ADN Tourisme appelle à construire un tourisme positif


           


L'avenir du tourisme en discussion à Marseille (photo: F.Dubessy)
L'avenir du tourisme en discussion à Marseille (photo: F.Dubessy)
"Grand Davos des idées, des volontés et des solutions". C'est ainsi que François de Canson a présenté, dans son discours d'ouverture, la convention ADN Tourisme qui se tenait jeudi 20 novembre 2022 au Conseil région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le président du Comité régional de tourisme (CRT) estime que ce secteur "doit être un laboratoire permanent, un moteur de changement autour des défis de demain : le développement du tourisme à l'année, l'acceptabilité par les habitants, l'amélioration de la régulation des flux, la mobilité, la programmation des investissements nécessaires, l'amélioration de l'attractivité des métiers. Et surtout la prise en compte de l'urgence de la préservation de l'environnement". Et d'insister : "Développer le tourisme peut aller de pair avec une préservation de l'environnement, d'un patrimoine, des habitants d'un territoire." 

Appelant à "construire un tourisme positif", François de Canson a également souligné la "bonne santé du tourisme en France". Particulièrement dans la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur où les chiffres des deux premiers trimestres 2022 ont été largement supérieurs à ceux de 2019, avant Covid-19. "Ce sera sans doute une année exceptionnelle, une année record, une année peut être historique. Quelle belle revanche", se réjouit-il.

Des JO d'hiver en Provence-Alpes-Côte d'Azur ?

Dans cette région, le tourisme apporte 13% du Produit intérieur brut (PIB) - seulement 8% pour l'ensemble de la France - et représente 20 mrds€ de retombées économiques, comme le commente Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur. "La France est la première destination mondiale. La région Provence-Alpes-Côte d'Azur est la première, derrière l'Île de France, en France. Nous ne sommes par contre que les deuxièmes pour les recettes liées au tourisme, derrière nos amis Espagnols", indique Olivier Grégoire. Pour la ministre déléguée chargé des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme, "il existe aujourd'hui un enjeu qui consiste à rester la première destination touristique mondiale en matière quantitatif et à renforcer la coopération entre les acteurs, à moderniser, à digitaliser certaines de nos offres, à en verdir d'autres, pour augmenter leur qualité. Ce serait un bel objectif, et je l'ai en tête, de se dire que, tout en restant la première destination touristique mondiale, nous pourrions être en 2027 la première destination sur le plan des recettes économiques du tourisme au monde aussi".

Pour Renaud Muselier, "les professionnels doivent capitaliser sur les grands évènements à venir, la Coupe du monde de rugby en 2023 et les Jeux olympiques en 2024". Il évoque même la possibilité d'organiser ici des JO d'hiver. "Pas des jeux à la Pékin ou à la Sotchi, mais à la Lillehammer avec de la neige et des chalets", précise-t-il.

"Le tourisme concentre en lui seul tous les défis que doit adresser notre économie, en matière de durabilité, de compétitivité, et d'attractivité", conclut Olivier Grégoire. La ministre organisera le 9 novembre 2022 à Paris, un Comité de filière tourisme, lieu de concertation de tous les acteurs du secteur.


Rédigé par Frédéric Dubessy, le Jeudi 20 Octobre 2022 | Lu 160 fois






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