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Amelia Tavella, « Révéler sans dénaturer la mémoire des lieux »


           

Plusieurs fois récompensée par des prix émérites, l’architecte Amelia Tavella vient d’être distinguée par l’Ordre National du Mérite. Une nouvelle étape pour cette quadragénaire dont les projets se multiplient en Corse dont elle est originaire et qui a fait le choix d’une architecture responsable et sensible.


Amelia Tavella distinguée par l'Ordre National du Mérite
Amelia Tavella distinguée par l'Ordre National du Mérite
Distinguée par l’Ordre national du Mérite, le second ordre national après la Légion d’honneur, Amelia Tavella est une figure atypique. A 43 ans, cette architecte confirmée multiplie les récompenses. Elle a été qualifiée, entre autres, à l’occasion du Palmarès Choiseul Ville de Demain 2018, « d’étoile montante de l’architecture française ». Une série de prix qui lui assure une légitimité et une attractivité indéniable dans ce milieu très concurrentiel qu’est l’architecture. Indépendante depuis son agence aixoise, fondée il y a 13 ans, elle a choisi de donner une orientation singulière à son activité. Sa signature architecturale, attachée à la sensualité des matières nobles et naturelles, réalisées par les hommes de l’art, est la marque d’un travail constant sur la mémoire et l’âme des lieux, en particulier en Corse. Habitée par une vision artistique de son métier, Amelia Tavella multiplie les collaborations avec des artistes.  «J’ai invité à plusieurs reprises une artiste, Pauline Guerrier, à participer à la conception de certains de mes projets, et ce, dès la genèse de ces derniers, au moment du concours d’architecture, notamment pour les derniers projets d'écoles, à Lumio, à Villeurbanne et à Cabriès. Dans un désir conscient de mêler l’art à l’architecture, d’inviter un créateur dans la conception d’un bâtiment destiné aux enfants pour participer, ensemble, tels des alliés, à l’éducation et l’élévation des éclaireurs de demain avec deux gestes qui se répondent et se complètent. De façon concrète, cette collaboration étroite "architecte-artiste s’est matérialisée de différentes façons, selon les projets, notamment par un escalier monumental minéral reproduisant les courbes du village au cœur de l’école de Lumioun bas-relief en terre cuite sur la façade en brique de l’école de Villeurbanneou encore des vitraux faisant le récit du lieu sur la façade de l’école de Cabriès". Profondément habitée par la Corse, son architecture s’inspire du maquis, de sa beauté, sa couleur, sa texture, sa densité. « À chaque fois je lui rends hommage. Je ne sépare rien. La nature et mes édifices se tiennent sur la même ligne, se répondent. C’est un écho puis une fusion. J’utilise les matériaux de mon île pour la faire renaître à chaque fois d’elle-même. Un seul mot contient et donne l’élan à mon voeu d’architecte : l’éthique ». Ce processus créatif s’illustre dans ses différentes réalisations, notamment l’école A Strega, le Centre Culturel de Porticcio, la Casa Santa Teresa, la réhabilitation du Couvent Saint-François de Tallano et du château du Seuil, l’aménagement paysager de la Citadelle d’Ajaccio, le forum Edmond Simeoni à Lumio ou encore l’école Simone Veil à Villeurbanne et le Conservatoire Henri Tomasi en association avec Rudy Ricciotti. Amelia Tavella vient d’être lauréate de la construction de l’Ecole du Piton de Cabriès et du projet urbain de réenchantement de la Cité Génoise à Ajaccio. Là encore, elle créée la surprise en avec un travail d’archéologue, réalisé en amont, avec une sociologue, pour réhabiliter cette cité génoise. « Il s’agit de retrouver avec de nouvelles compétences, l’âme de cette ville pour répondre aux pratiques des Ajacciens".


Rédigé par Fabienne Berthet, le Vendredi 8 Janvier 2021 | Lu 723 fois






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