Marie-Thérèse Aubrieux-Gontero s'est attachée à faire passer plusieurs messages aux élus présents sur la situation du BTP. (Photo JC Barla)
« On a besoin de vous, mais vous avez aussi besoin de nous ! » a lancé aux maires et au député présents lors de sa cérémonie de vœux du 14 janvier Marie-Thérèse Aubrieux-Gontero, déléguée territoriale de la fédération BTP du pays de Martigues-Marignane-Istres-Golfe de Fos. Les municipales se profilent, le nombre des marchés publics lancés ralentit et la situation politique nationale reste incertaine. Comme l’avait confirmé la veille, Christian Kovarik, président sortant du tribunal de commerce de Salon-de-Provence dont le ressort couvre le pourtour de l’étang de Berre, le BTP est un des quatre secteurs qui a le plus souffert de défaillances d’entreprises en 2025 avec le commerce de détail, la restauration ou les transports. Le pays de Martigues n’y a pas échappé. La délégation représente 80 sociétés et 950 salariés. « 2025 a été très, très, très difficile pour notre secteur, avec des conséquences graves et des pertes d’activités qui ont touché des entreprises familiales et patrimoniales, au grand désespoir de leurs collaborateurs, confie Marie-Thérèse Aubrieux-Gontero. Les projets de décarbonation et de réindustrialisation du golfe de Fos, la ligne THT, les nouvelles infrastructures routières annoncées offrent des perspectives de développement à moyen et long terme, mais nos entreprises ont besoin de projets immédiats, acceptables, de qualité, dans des délais maîtrisés, au service des habitants et du territoire. Elles ont fait de gros efforts pour conserver leurs personnels, transmettre les compétences, car nous manquons de bras. On nous parle d’IA, mais l’intelligence de la main est incontournable. Le BTP est un ascenseur économique et social incontestable. Des jeunes y ont trouvé une passion et une reconnaissance ».
La dirigeante a également appelé les élus locaux à peser sur leurs collègues nationaux et le gouvernement pour simplifier les règles, cesser les « stop and go » qui perturbent la visibilité, comme sur la Prim’Rénov, ou s’avèrent complexes, voire « insolubles » sur le terrain, à l’image de la « Responsabilité élargie du producteur » (REP). Elle veut néanmoins garder espoir, convaincue que « 2026 doit connaître un rebond » pour préparer et bâtir l’avenir.
La dirigeante a également appelé les élus locaux à peser sur leurs collègues nationaux et le gouvernement pour simplifier les règles, cesser les « stop and go » qui perturbent la visibilité, comme sur la Prim’Rénov, ou s’avèrent complexes, voire « insolubles » sur le terrain, à l’image de la « Responsabilité élargie du producteur » (REP). Elle veut néanmoins garder espoir, convaincue que « 2026 doit connaître un rebond » pour préparer et bâtir l’avenir.
Voir les opportunités de se transformer
Organisés le soir même, les vœux des acteurs économiques de l’étang de Berre, fréquentés par plusieurs centaines d’entrepreneurs à la salle Guy Obino de Vitrolles, ont démontré l’envie de chacun de se retrouver et se serrer les coudes, pour affronter un contexte désormais mouvant au quotidien. La thématique de la soirée, mise sur pied par une dizaine de clubs et associations d’entreprises et animée par Philippe Berutti et Fabienne Ferren, membres élus de la CCI Aix-Marseille-Provence, portait sur l’engagement sous trois formes : entreprendre, donner du sens et faire équipe. Le maire de Vitrolles, Loïc Gachon, a souligné combien la filière aéronautique et Airbus Helicopters en particulier constituent « un beau symbole de l’évolution du monde industriel. La désindustrialisation n’est pas une fatalité ». Responsable des synergies avec le territoire pour l’hélicoptériste, Sabine Péré a résumé les transformations en cours sur le site pour atteindre la croissance que la demande mondiale promet à l’entreprise. Sans nier les freins qui peuvent fragiliser la mutation. « Nous sommes à la croisée des chemins » dit-elle.
Oser pour se révéler
Philippe Berutti (CCIAMP), Loïc Gachon (maire de Vitrolles) et Fabienne Ferren (CCIAMP) ont insisté sur le "rayonnement" du monde économique de l'étang de Berre pour toute la métropole. (Photo JC Barla)
Président de la CCIAMP, Jean-Luc Chauvin a donc invité l’assistance à mettre « l’audace » au cœur de ses engagements et projets en 2026. Gérant d’un Biocoop – Les Temps Bio, Maxime Ciarlo a ainsi exposé comment l’exemplarité environnementale, une relation équitable et juste instaurée avec son tissu de fournisseurs et ses clients, lui permet d’affirmer sa différenciation dans un monde en transitions multiples. Autrefois en CDI dans un grand groupe marseillais, Florence Kiene a osé quitter il y a 18 mois ce confort pour tenter de s’imposer avec « Make my Box » en « dealeuse de cadeaux ». « Je ne suis pas encore au niveau où j’espérais être, mais j’essaie encore et j’y crois ! » lâche-t-elle avec un enthousiasme communicatif. Céline Boyer, présidente de Vitropole et Vitropole Entreprendre (700 entreprises), a parlé de sa « passion de faire ensemble, véritable force pour engager un devenir commun ».
Directrice de McArthurGlen Provence, le village des marques de Miramas où travaillent 900 personnes, Michela Frattini a expliqué combien il faut « challenger les habitudes » pour ne pas se laisser emporter par la lassitude et se révéler. « Le commerce est un vrai métier » martèle-t-elle aux jeunes qui débutent dans les boutiques dans l’espoir de les encourager à progresser. Ancien international français de rugby, Sébastien Bruno admet qu’on ne peut pas tout réussir, mais qu’il faut s’efforcer de « toujours tout donner ». Non sans ajouter « Et y prendre du plaisir ! ». Si 2026 semble déjà très agitée, cette incitation est le meilleur des vœux à adresser aux entreprises provençales. L’UPE 13 présentera les siens le 19 janvier à 18h30 dans son siège de Marseille.
Directrice de McArthurGlen Provence, le village des marques de Miramas où travaillent 900 personnes, Michela Frattini a expliqué combien il faut « challenger les habitudes » pour ne pas se laisser emporter par la lassitude et se révéler. « Le commerce est un vrai métier » martèle-t-elle aux jeunes qui débutent dans les boutiques dans l’espoir de les encourager à progresser. Ancien international français de rugby, Sébastien Bruno admet qu’on ne peut pas tout réussir, mais qu’il faut s’efforcer de « toujours tout donner ». Non sans ajouter « Et y prendre du plaisir ! ». Si 2026 semble déjà très agitée, cette incitation est le meilleur des vœux à adresser aux entreprises provençales. L’UPE 13 présentera les siens le 19 janvier à 18h30 dans son siège de Marseille.








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