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Gare de triage de Miramas : financée et lancée !


           

La 1ère tranche du chantier de réhabilitation de la gare de triage de Miramas s’achève ce 8 décembre pour 3,6 millions d’euros. Le financement global jusqu’en 2025 est bouclé avec la convention signée ce 7 décembre à Miramas par tous les partenaires.


Le fret ferroviaire, priorité du plan de relance, va prendre fortement appui sur Miramas (Photo JC Barla)
Le fret ferroviaire, priorité du plan de relance, va prendre fortement appui sur Miramas (Photo JC Barla)
Il aura fallu plusieurs années pour convaincre l’ensemble des acteurs concernés de l’intérêt majeur du projet, mais ce 7 décembre, les 19,1 millions d’euros d’investissement nécessaires aux études et aux travaux de la modernisation de la gare de triage de Miramas ont été clairement actés dans une convention de financement. L’Etat apporte 9,4 millions d’euros, SNCF Réseau 5 millions d’euros, le Département des Bouches-du-Rhône et la Métropole Aix-Marseille-Provence 3 millions d’euros, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur 1,6 million d’euros et enfin la commune de Miramas abonde à hauteur de 100 000 euros après s’être battue depuis 13 ans, avec les syndicats de salariés, pour la sauvegarde du site. « La crise sanitaire a constitué un déclic indéniable car le train n’a jamais cessé de pourvoir aux besoins du pays, dans toutes les régions. Il a révélé son importance stratégique pour le transport des marchandises », explique Frédéric Vigouroux, le maire. Le Préfet, Christophe Mirmand, a permis de « trouver le chemin commun, avec l’appui de la fonction publique locale, pour que le dossier évolue favorablement ». Tout au long du débat public sur la liaison routière Fos-Salon, la question du report modal et du développement du fret ferroviaire est revenue dans les échanges, portée par des élus, des syndicalistes ou des citoyens, inquiets que l’infrastructure ne vienne encore accroître le nombre de camions. Le 6 mai 2021, une table ronde initiée par la Préfecture de Région a donné un coup d’accélérateur à la refonte de la gare de triage, le fret ferroviaire étant considéré comme une priorité du plan France Relance. Et la mise en place d’un Comité de suivi de la mobilité multimodale dans l’ouest Etang de Berre a permis de regarder la situation dans son ensemble, en intégrant les problématiques de transports en commun, de fluvial ou de modes doux…

Un outil pour le pays

« Nous sommes dans une action de cycle long pour déployer le fret ferroviaire », indique Karim Touati, directeur régional de SNCF Réseau. « Mais elle se concrétise déjà par des effets immédiats puisque la première tranche de ce projet s’achève dans la nuit du 7 au 8 décembre sur la réfection et la fiabilisation de voies de service pour mieux accueillir les trains. Aujourd’hui, 10 000 wagons sont traités chaque mois sur le site. A l’horizon 2025, lorsque le chantier aura été achevé, nous pouvons espérer une augmentation de 15 à 40% selon que l’option soit plus ou moins ambitieuse ». L’essor profitera à la transition écologique, un train complet représentant 60 camions de moins sur les routes. Les maires des communes environnantes ont réclamé de réfléchir à l’avenir de tout l’écosystème de transport-logistique, en intégrant les plates-formes de Clésud, de Saint-Martin-de-Crau et du Grand Port Maritime de Marseille et jusqu’au port fluvial d’Arles. Christophe Mirmand a entendu la demande : à ses yeux, le déploiement du fret ferroviaire dans la région est « une ardente obligation » et « un outil puissant » pour le pays.  


Rédigé par Jean-Christophe Barla, le Mardi 7 Décembre 2021 | Lu 287 fois










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