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La liaison routière Salon-Fos attend toutes les opinions


           

Le débat public a été lancé le 7 septembre à Salon-de-Provence sur l’infrastructure destinée à mieux desservir la zone industrialo-portuaire de Fos. Il durera jusqu’en décembre.


En pleine crise sanitaire, le débat s’est quand même tenu à Salon, avec des précautions multiples.
En pleine crise sanitaire, le débat s’est quand même tenu à Salon, avec des précautions multiples.
Il n’y avait qu’une trentaine de participants au 1er forum territorial organisé à Salon-de-Provence dans le cadre du débat public sur la liaison routière Salon-Fos, intitulé « Se déplacer demain dans l’ouest de l’étang de Berre, quelles perspectives ? ». L’affluence devrait être plus fournie lors des réunions annoncées à Miramas (11 septembre), Fos (14 septembre) et Istres (16 septembre) ainsi qu’à la plénière programmée le 28 septembre à Miramas en présence de Chantal Jouanno, présidente de la Commission Nationale du Débat Public, et d’Hervé Martel, président du directoire du Grand Port Maritime de Marseille, pour lequel cette liaison est majeure pour améliorer la fluidité de desserte des zones portuaires. D’une part, ces communes sont plus directement concernées par les alternatives de tracés. D’autre part, les entreprises, salariés et habitants du territoire devraient vouloir faire entendre leur voix sur cette infrastructure de 25 km, initialement conçue comme une autoroute (A56) en 1976, mais qui pourrait demain se concrétiser comme une autoroute intermédiaire ou une voie express, nouvelles options mises en débat. Maître d’ouvrage, l’Etat, à travers la DREAL, estime l’investissement entre 272 et 533 millions d’euros et projette un début du chantier en 2027 et une mise en service en 2030. Le projet doit optimiser et sécuriser les déplacements interurbains sur un axe, la RN 569, accidentogène, réduire les nuisances environnementales et sonores et favoriser les intermodalités de transports pour que la voiture ne soit plus le moyen privilégié à 96%. Le débat public est décliné sous plusieurs formes à découvrir sur le site web https://fos-salon.debatpublic.fr, mais il reste ouvert à de nouvelles opportunités d’échanges. « Si des entreprises, des associations de zones d’activités veulent que nous organisions une réunion en leur sein, c’est envisageable », indique le président de la Commission Particulière du Débat Public, Jean-Michel Fourniau.
« Pour préparer ce débat, nous en avons tenu une chez ArcelorMittal, une autre à Clésud… L’association PIICTO a exposé aussi sa perception. Il est important que tout le monde puisse s’exprimer ».

Complémentarités à discuter

A l’issue des présentations des deux techniciens de la DREAL à Salon, le président de l’Association de Défense et de Protection du Littoral du Golfe de Fos (ADPLGF), Daniel Moutet, a clamé son scepticisme devant le calendrier de réalisation annoncé, fort des retards pris par une autre liaison jugée indispensable au territoire, le contournement de Martigues-Port-de-Bouc. « Le 1er port de France est le dernier d’Europe en termes de desserte. La population est asphyxiée » a-t-il expliqué en évoquant « l’urgence » de cette liaison. Les élus la jugent nécessaire, les habitants de Miramas, débarrassés des poids lourds en centre-ville grâce au contournement routier, peuvent témoigner auprès des autres communes de l’intérêt d’aboutir au plus vite, mais des oppositions s’expriment déjà, comme la Chambre d’Agriculture, qui craint pour la nappe phréatique de la Crau… Alors que le trajet Salon-Fos est évalué à 18 minutes hors heures de pointe, il en faut 33 en moyenne, selon les études, aux entrées et sorties de bureau. L’expansion du télétravail peut réduire à l’avenir les flux de déplacements, les transports collectifs, le vélo mais aussi les transferts de fret de la route vers le fer pourraient réduire la congestion de l’axe… « Nous devons jouer sur les complémentarités de modes » indique la DREAL. « Nous retranscrirons auprès du maître d’ouvrage tout ce que nous entendrons » assure Jean-Michel Fourniau. La remise du rapport public est prévue dans les deux mois de la fin du débat et l’Etat devra dire ce qu’il entend faire en mai 2021.


Rédigé par Jean-Christophe Barla, le Mardi 8 Septembre 2020 | Lu 147 fois





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