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Quand le confinement offre matière à réflexion


           

Changement d’orientation, diversification ou création d’activité, le confinement du printemps a été pour certains l’occasion de se renouveler, voire de réaliser un projet longtemps dans les cartons.


Quand le confinement offre matière à réflexion
A l’heure de l’entrée en vigueur du deuxième confinement, les entreprises doivent de nouveau faire assaut d’imagination pour assurer le maintien de leur activité et imaginer des perspectives de reprise. Dans un contexte de crise, la créativité a permis à certains de faire naître de nouveaux business. De mars à mai dernier, beaucoup ont su inventer ou réinventer un projet voire donner libre cours à des talents cachés. C’est le cas de Stéphane Paugam, CPE dans un lycée professionnel d’Aix-en-Provence. Passé par les Beaux-Arts sans achever le parcours d’études, il a mis à profit le confinement pour développer une activité de linogravure « Gravé du Sud » aux couleurs de la Méditerranée. Utilisant la technique de l’estampe, qui consiste à creuser une plaque de linoléum au moyen de gouges, et d’inverser l’impression par rapport au motif gravé, comme pour un tampon, le créateur a choisi de mettre en avant des thématiques régionales, le Cercle des Nageurs de Marseille, la Baie des Singes, le village de Cassis, la Place d’Albertas, le Mucem autour d’une couleur centrale, le bleu cobalt. « Dans l’absolu, nous pouvons tirer n’importe quelle couleur à la demande pour une œuvre unique et commençons à intégrer en deux voire trois couleurs. Bientôt nous allons travailler avec des ocres du Roussillon ». En 3 formats, les œuvres sont pour l’heure distribuées exclusivement chez Azul, un concept store marseillais qui réunit des pièces d’artisans méditerranéens et sur l’e-shop de la marque. A terme, un développement se profile à l’échelle de l’hexagone en visant toujours des enseignes très sélectives et soucieuses de durabilité. Soutenu par un principe d’artisanat d’art, chaque encadrement est fait main, les étiquettes tapées à la machine à écrire à l'ancienne et les boites d’envoi recyclées dans une démarche eco-responsable. Un travail d’orfèvre qu’il exerce avec sa compagne, Joséphine Bensoussan, désormais en dehors de son temps de travail. « La reprise de mon activité au lycée ne m’empêche pas de développer cette nouvelle activité ». Pour Philippe Vincent, marseillais venu du monde de la communication, le confinement a été une occasion de se diversifier. Créateur avec d’autres associés d’une entreprise Beweat dédiée à la distribution alimentaire de produits italiens en B to B, il a optimisé les deux mois d’arrêt, pour créer un site marchand dolcitalia.fr autour de la gastronomie italienne. La crise sanitaire ayant généré un arrêt de l’activité de ses principaux clients, les restaurants, il a initié cette nouvelle activité, à destination des particuliers, creusant le sourcing déjà amorcé avec Beweat chez les fournisseurs italiens. Avec aujourd’hui un panel de 95 produits secs et frais sélectionnés autour d’instants gourmands, Dolcitalia s’impose comme une épicerie en ligne qui suit son rythme de croisière. 


Rédigé par Fabienne Berthet, le Mercredi 4 Novembre 2020 | Lu 154 fois






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