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« Sans La Nuit » … Quand ceux qui font la nuit à Marseille témoignent


           

Mis sur la touche depuis un an, les acteurs marseillais de la nuit s’expriment dans la série webdoc solidaire « Sans La Nuit », diffusée à partir du 19 avril sur Youtube et Facebook, notamment par les médias qui souhaitent les soutenir.


Anthony Pappalardo, directeur associé du Trolleybus sur le Vieux-Port©Nicolas Debru
Anthony Pappalardo, directeur associé du Trolleybus sur le Vieux-Port©Nicolas Debru
« La nuit vous rend le jour, la nuit vous rend la vie », s’exclame avec émotion Anthony Pappalardo, directeur associé de l’emblématique Trolleybus, dans l’un des 20 épisodes de la nouvelle série webdoc, « Sans La Nuit », signée du réalisateur marseillais Nicolas Debru. 
A l’arrêt depuis un an, le secteur de la nuit en France représentait en 2019 un CA de 2 milliards d’euros (chiffre moyen d’une discothèque : 450 000 €) et employait 45 000 salariés. Sur les 1 600 discothèques recensées cette année-là (contre 4 000 dans les années 90), 400 établissements seraient aujourd’hui en train de mettre la clé sous la porte : 100 liquidations, 300 procédures de redressement ou fermeture, soit 8 000 personnes au chômage*.
A Marseille, alors qu’environ 200 établissements (discothèques, bars, pubs et restaurants de nuit…) sont fermés, Nicolas Debru alias LASKO, cadre vidéo de France Télévisions, par ailleurs auteur des web séries Human World Inside et Hyperconnexion, a souhaité apporter sa pierre à l’édifice pour soutenir les professionnels de la nuit. 
Résultat, la série, bien ficelée et bourrée de caractère, comporte 20 portraits d’une durée de 2 minutes chacun dans lesquels gérants de boîtes de nuit, directeurs artistiques, chef cuisinier, DJ, producteur, régisseur, directrice de festival, artistes, etc. se confient à cœur ouvert. « Etant en manque de la nuit marseillaise, j’ai voulu participer à l’élan de solidarité (maraudes, distribution alimentaire, etc.) en redonnant la parole à ses acteurs.  Je les mets en scène avec trois questions identiques - passé, présent, futur - auxquelles ils répondent avec leur style respectif. Je tiens à montrer que tout ce pan d’activité représente une synergie collective et économique et au-delà, j’ai besoin de laisser des traces », explique le réalisateur.

Un secteur d’activité qui rouvrira en dernier ?

De son côté, Anthony Pappalardo qui salue « cette rencontre artistique et humaine » détaille son ressenti : « Sur 4 jours d’ouverture hebdomadaire, on accueillait 120 000 personnes par an, avec un CA 2019 de 2,5 M€ HT et 38 salariés, aujourd’hui au chômage partiel. Le domaine de la nuit, c’est un vrai métier, avec une vraie économie. Pendant plusieurs mois ce secteur n’a pas été pris en compte jusqu’à ce qu’Alain Griset, ministre chargé des TPE-PME, fasse remonter les messages au ministre Bruno Le Maire. Nous avons alors été reconnus comme entreprises du secteur CHR et nous avons pu toucher les aides, ce dont je remercie l’Etat »
A la fois pessimiste car « on ne voit pas le bout de la crise », et optimiste, « car on arrive à rester debout », le patron du Trolleybus (qu’il n’hésite pas à définir comme son « deuxième enfant ») sait bien que son secteur rouvrira en dernier… « Entre septembre et janvier », se demande t-il.
Diffusée gratuitement par plusieurs médias dont Businews, France 3 Provence-Alpes Côte d’Azur et Azur TV, cette web sériedoc qui interpelle lance son premier épisode lundi 19 avril à 20 H (tous les soirs un nouvel épisode)
www.sanslanuit.fr
*Source : UMIH et SNDLL
 


Rédigé par Marie-Odile Helme, le Mercredi 14 Avril 2021 | Lu 1694 fois






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