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Transition énergétique : plus le choix !


           

Deux ateliers, portés par TotalEnergies et BNP Paribas, ont traité des différentes modalités de transition énergétique dans les entreprises, chez leurs fournisseurs et sous-traitants ainsi que pour leurs clients et collaborateurs. Avec un message clair : ceux qui ne suivront pas le mouvement seront marginalisés, voire condamnés !


Laurent Groleau et Philippe Callejon entourent Isabelle Patrier pour présenter au Forum le nouveau visage de TotalEnergies (Photo JC Barla)
Laurent Groleau et Philippe Callejon entourent Isabelle Patrier pour présenter au Forum le nouveau visage de TotalEnergies (Photo JC Barla)
Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, vont-elles devoir conduire une refonte stratégique et organisationnelle aussi radicale que Total pour devenir TotalEnergies ? Les participants des deux tables rondes « S’engager dans la transition énergétique », conduite par TotalEnergies, et « Entreprises et transition énergétique », coordonnée par BNP Paribas, l’ont clairement affirmé ! « Nous nous situons déjà dans le post-transition énergétique. Ce qui veut dire qu’il faut s’adapter collectivement à la nouvelle donne, que ce n’est plus une option. Les entreprises qui n’engagent pas leur transition énergétique n’ont plus d’avenir » a lâché, Sébastien Soleille, responsable transition énergétique et environnement de BNP Paribas, résumant la vision globale du groupe bancaire. Il rappelle au passage la difficile adaptation des sous-traitants automobiles qui ont fait mine d’ignorer l’évolution et se retrouvent aujourd’hui sous la pression des constructeurs… Le directeur régional Sud-Est, Pierre Veyres, n’a pas caché que la banque avait conduit un long cheminement sur plus d’une décennie. « Mais d’une conviction, nous sommes passés à un business model et c’est ainsi qu’on le vit aujourd’hui, même s’il reste encore beaucoup à faire ! ». 

Agir tous azimuts

Directrice des Relations France et du Développement Régional de Total Energies, Isabelle Patrier a détaillé l’ampleur de la « transformation complète » actée par le groupe fin mai 2021 en vue d’atteindre une neutralité carbone absolue en 2050. Elle s’appuie sur quatre piliers : gaz naturel et gaz verts, électricité et énergies renouvelables, pétrole et biocarburants et, enfin, puits de carbone (forêts, zones humides…). Avec plusieurs milliards d’investissements à la clé en France, en Europe et dans le monde. « La décarbonation, nous allons l’appliquer à toutes nos productions » dit-elle, en mentionnant la mutation de La Mède en bioraffinerie, son approvisionnement futur en hydrogène à partir d’énergie solaire et les autres recherches déjà à l’œuvre pour que l'unité intègre demain la fabrication de biocarburants nouvelle génération à base de microalgues. TotalEnergies s’engage parallèlement auprès de start-ups qui participent à la concrétisation d'un futur plus propre, comme Enogia à Marseille, Ombrea à Aix-en-Provence ou Eranova et son démonstrateur de bioplastiques issus d’algues d’échouage à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Pour Philippe Callejon, directeur Mobilités et Nouvelles Energies » de TotalEnergies Marketing France, toute la société doit changer, pas seulement les entreprises. Parmi ses missions, « agir sur les comportements », en encourageant les mobilités douces, le covoiturage, les hubs de mobilités… « Il faudra choisir son énergie par l’usage, c’est un élément essentiel » confie-t-il. La recharge électrique d’un véhicule ne s’opèrera pas de la même manière selon qu’on réside et travaille sur un centre urbain ou que ses activités contraignent à l’itinérance. « A Marseille, nous allons développer cinq à six hubs de recharge rapide dans les 18 mois » annonce-t-il, en précisant que TotalEnergies conquiert des marchés à Paris, Londres, Amsterdam, Bruxelles… pour couvrir la diversité des besoins. Même logique dans les énergies renouvelables, pour Laurent Groleau, directeur régional Est de Total Renouvelables. « Nous avons la volonté de travailler sur toutes les typologies de projets. A fin 2020, nous comptions 1 GW de capacité installée. L’objectif est à 4 GW en 2025 ». Des efforts qui devront être accompagnés par une politique fiscale adaptée, aux yeux d’Isabelle Patrier. « Nous militons pour une taxe carbone aux frontières pour protéger nos industries » a-t-elle conclu.

Transition énergétique mais RSE aussi !

Marion Henriet (CVE) et Sébastien Soleille (BNP Paribas) ont évoqué les engagements respectifs de leurs groupes en transition énergétique mais pas que... (Photo JC Barla)
Marion Henriet (CVE) et Sébastien Soleille (BNP Paribas) ont évoqué les engagements respectifs de leurs groupes en transition énergétique mais pas que... (Photo JC Barla)
Producteur indépendant français d’énergies renouvelables, CVE s’est donné, depuis son origine, par la volonté de ses actionnaires fondateurs, les ressources pour se montrer « exemplaire sur le sujet carbone ». Directrice Innovation, Marion Henriet affirme que le groupe a poussé son approche jusqu’à concevoir des outils de mesure pointus de l’empreinte carbone ou des impacts sociaux, sociétaux, territoriaux, directement intégrés à la stratégie de l’entreprise. « Nous accompagnons tous nos clients sur leurs projets, ces outils apportent des informations supplémentaires… Mais il ne faut pas occulter toutes les autres luttes ! » explique celle qui pilote également la démarche RSE de CVE. Un chantier simultané à conduire pour chaque entreprise déterminée à durer !


Rédigé par Jean-Christophe Barla, le Vendredi 3 Septembre 2021 | Lu 700 fois






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