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Trois questions à Didier Tarizzo, directeur des cinémas de Bonneveine et des Trois Palmes


           

Alors que les salles de cinéma fermées depuis le 30 octobre vont rouvrir le 19 mai, sous certaines conditions, Didier Tarizzo, également président de l’Union des cinémas du Sud de la France, apporte sa vision d’exploitant.


Photo©HervéNote
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Que pensez-vous des conditions de réouverture des cinémas ?
 
 Le 19 mai, la première jauge permettra l’occupation d’un fauteuil sur trois, le 9 juin la seconde autorisera 2 fauteuils sur 3. Dans un premier temps, avec le couvre-feu à 21h, nous avancerons la séance de 19-20 heures  vers 18h-18h30 afin que les spectateurs soient sortis vers 20h30. Cette séance, fortement pénalisée, sera rétablie à son horaire habituel à partir du 9 juin lorsque le couvre-feu sera décalé à 23 h. En fait, les salles de cinéma ouvrent de façon très progressive et ce n’est qu’à partir du 30 juin, si tout va bien, que le rétablissement sera complet. 
 
On parle d’un « embouteillage » de films, près de 450 longs-métrages bloqués … Comment va se passer la reprise et comment abordez-vous la saison estivale ?
 
Déjà, avec la première jauge réduite à 35%, il n’y aura aucun blockbuster. Les premiers films de ce type arriveront vers le 20 juin, comme Sans Un Bruit 2.  Puis, les vrais gros blockbusters : Black Widow, Fast & Furious 9 mais aussi Kaamelott, etc. arriveront début juillet. Les gens qui aiment le cinéma pensent souvent que l’été, il n’y a pas de films… Mais il faut savoir que l’été est une super période pour les films américains et les petites comédies françaises familiales ! De plus, avec le Festival de Cannes différé en juillet, les films d’art et d'essai seront là. D’où une offre extraordinaire. Il reste des interrogations : les spectateurs ne s’habituent-ils pas chez eux à des films souvent de mauvaise qualité (mais de bonnes séries) sur les plateformes ? Certains ne sont-ils pas craintifs du Covid même si nos salles sont équipées de sondes de qualité d’air et de mesures du CO2 permettant de faire rentrer automatiquement de l’air neuf ? 
 
Le contexte n’est pas le même pour un complexe comme Les Trois Palmes (11 salles, 2 450 fauteuils) que pour les cinémas de Bonneveine (5 salles, 800 fauteuils)…
 
Depuis le 1er décembre et la mise en place du fonds de solidarité avec indemnisation de 20% du CA mensuel, dans la limite de 200 000 €/mois, les grosses structures sont fragilisées…  Par exemple, Pathé et sa centaine de cinémas ! Les petites structures sont plus aidées.  A la réouverture, quel que soit le chiffre d’affaires, ce fonds de solidarité perdurera jusqu’à fin juin, ce qui est un soulagement. Les trois premières semaines vont, sans doute, être difficiles. Je suis optimiste, tout en tenant compte des inconnues liées à la pandémie. Il faut faire confiance à la science...
 


Rédigé par Marie-Odile Helme, le Mercredi 12 Mai 2021 | Lu 260 fois






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