Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche et Sébastien Martin ministre délégué chargé de l’Industrie, sur le salon Euromaritime © NBC
Au lendemain de l’adoption du budget de la France, le gouvernement a annoncé une enveloppe de 70 M€ en 2026 pour accompagner les ports, les armateurs et les chantiers navals français à se décarboner. Depuis 2024, le transport maritime est inclus dans le marché du carbone européen afin d’inciter les armateurs à réduire leurs émissions. « Le secteur représente près de 3 % des émissions mondiales », a souligné, début février à Marseille Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche sur le salon Euromaritime. Au cœur de ce dispositif figure un appel à projets très attendu par la filière. « Nous lancerons l’appel à projets d’ici fin mars », a annoncé Catherine Chabaud, précisant qu’il sera conduit conjointement avec le ministre chargé des Transports.
Opéré par l’ADEME, cet appel à projets s’articulera autour de trois axes structurants : le déploiement de technologies de décarbonation à bord des navires, le soutien aux chantiers navals et aux équipementiers pour accompagner la transition des flottes, et enfin le financement d’infrastructures portuaires adaptées. L’objectif affiché est clair, il s'agit d'accélérer. « Il ne faut pas qu’on traîne », a insisté la ministre, en indiquant que les premiers projets devront être instruits à partir du mois de juin et que l’ensemble des ressources devra être engagé avant la fin de l’année.
Opéré par l’ADEME, cet appel à projets s’articulera autour de trois axes structurants : le déploiement de technologies de décarbonation à bord des navires, le soutien aux chantiers navals et aux équipementiers pour accompagner la transition des flottes, et enfin le financement d’infrastructures portuaires adaptées. L’objectif affiché est clair, il s'agit d'accélérer. « Il ne faut pas qu’on traîne », a insisté la ministre, en indiquant que les premiers projets devront être instruits à partir du mois de juin et que l’ensemble des ressources devra être engagé avant la fin de l’année.
« 200 projets pour 6 mds€ d’investissements »
« Nous avons fait remonter 200 projets pour 6 Md€ d’investissements. Le cahier des charges est quasiment prêt. Cet argent public doit décarboner des actifs européens », a souligné Laurent Martens, délégué général d’Armateurs de France. Les projets lauréats devront s’appuyer sur des technologies matures afin de favoriser un passage rapide à l’échelle industrielle. Seront notamment éligibles des solutions véliques, des systèmes de batteries, des projets de remotorisation intégrant des carburants durables ou encore des dispositifs d’efficacité énergétique embarqués.
À ce socle budgétaire s’ajoutent deux dispositifs complémentaires. Le premier concerne le soutien de projets innovants via des garanties de projets stratégiques, mobilisables jusqu’à 20 M€ en 2026, notamment par l’intermédiaire de Bpifrance. Le second repose sur le renforcement des financements accessibles au secteur à travers le mécanisme des certificats d’économies d’énergie, élargissant ainsi les leviers de soutien à l’investissement. Les armateurs présents sur le salon se sont réjouis de cette annonce. Cette enveloppe de 70 M€ est la redistribution des recettes de l’ETS collectées auprès des armateurs par la commission européenne et redistribuée à l’Etat français comme s’y était engagé le ministre des transports Philippe Tabarot.
À ce socle budgétaire s’ajoutent deux dispositifs complémentaires. Le premier concerne le soutien de projets innovants via des garanties de projets stratégiques, mobilisables jusqu’à 20 M€ en 2026, notamment par l’intermédiaire de Bpifrance. Le second repose sur le renforcement des financements accessibles au secteur à travers le mécanisme des certificats d’économies d’énergie, élargissant ainsi les leviers de soutien à l’investissement. Les armateurs présents sur le salon se sont réjouis de cette annonce. Cette enveloppe de 70 M€ est la redistribution des recettes de l’ETS collectées auprès des armateurs par la commission européenne et redistribuée à l’Etat français comme s’y était engagé le ministre des transports Philippe Tabarot.
Souveraineté et décarbonation, les enjeux de la stratégie maritime de l’Europe
A titre d’exemple, Britanny Ferries, a versé 27 M€ de taxe carbone en 2025, soit 26 % de son chiffre d’affaires et la compagnie de croisières Ponant (qui navigue davantage dans les eaux internationales) a payé 4,5 M€ de recettes fiscales carbone. Corsica Linea pour sa part s’est acquitté de 20 M€ d’ETS avec 100 % de couvertures des émissions CO2. Les armateurs qui ont développé des dispositifs pour brancher leurs navires à quai, espèrent une baisse du prix de l’électricité.
Cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large de structuration industrielle. Du côté du ministère de l’Industrie, Sébastien Martin a rappelé que la décarbonation du maritime constitue un levier de relance pour l’ensemble de la chaîne de valeur, des équipementiers aux chantiers navals, en passant par les ports. L’enjeu n’est pas seulement de redistribuer les recettes issues de l’ETS, mais bien de consolider une filière industrielle européenne capable de répondre aux exigences climatiques tout en renforçant son autonomie stratégique. Catherine Chabaud partage cette approche collective. « La décarbonation irrigue véritablement la filière au sens large », a-t-elle souligné, appelant à une mobilisation coordonnée des acteurs. À défaut de solutions strictement nationales, elle plaide pour une « préférence européenne », estimant que la transition du maritime doit aussi contribuer à la relance de l’industrie européenne.
« La France maritime fait bloc, c’est une filière d’excellence qui va recruter 30 000 personnes au cours des dix ans à venir », a souligné une source gouvernementale à 15 jours de la présentation de la stratégie maritime par Bruxelles.
La filière maritime française représente, en 2025, un chiffre d’affaires de 50 Md€, 500 000 emplois dont 15 % localisés en région sud.
Cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large de structuration industrielle. Du côté du ministère de l’Industrie, Sébastien Martin a rappelé que la décarbonation du maritime constitue un levier de relance pour l’ensemble de la chaîne de valeur, des équipementiers aux chantiers navals, en passant par les ports. L’enjeu n’est pas seulement de redistribuer les recettes issues de l’ETS, mais bien de consolider une filière industrielle européenne capable de répondre aux exigences climatiques tout en renforçant son autonomie stratégique. Catherine Chabaud partage cette approche collective. « La décarbonation irrigue véritablement la filière au sens large », a-t-elle souligné, appelant à une mobilisation coordonnée des acteurs. À défaut de solutions strictement nationales, elle plaide pour une « préférence européenne », estimant que la transition du maritime doit aussi contribuer à la relance de l’industrie européenne.
« La France maritime fait bloc, c’est une filière d’excellence qui va recruter 30 000 personnes au cours des dix ans à venir », a souligné une source gouvernementale à 15 jours de la présentation de la stratégie maritime par Bruxelles.
La filière maritime française représente, en 2025, un chiffre d’affaires de 50 Md€, 500 000 emplois dont 15 % localisés en région sud.








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