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​Aix-Marseille et Nice Côte d’Azur, révèlent à thecamp leurs feuilles de route mobilité


           

Invitées par l’UGAP, la centrale d’achat publique, les métropoles de Nice, Lyon, Grenoble et Marseille ont présenté le 31 mai dernier à thecamp à Aix-en-Provence, leurs plans d’investissement pour décarbonner la mobilité.


Thierry Taravella, directeur territorial adjoint PACA Corse de l’UGAP. ©NBC
Thierry Taravella, directeur territorial adjoint PACA Corse de l’UGAP. ©NBC
Quel est le point commun entre les centres hospitaliers, les métropoles françaises, les pompiers, les ministères ? Tous passent par l’UGAP lorsqu’ils entendent renouveler leurs flottes de camions benne, autocars, bus, camions et autres véhicules. « Nous passons les appels d’offres en amont pour avoir des prix nationaux et réduire les coûts », résume Thierry Taravella, directeur territorial adjoint PACA Corse de l’UGAP.  
Ainsi, plus de 200 participants venus d’Auvergne Rhône-Alpes et de Provence-Alpes Côte d’Azur se sont réunis le 31 mai dernier à thecamp pour une journée sous le signe des territoires et de la mobilité.  « Cette journée visait plus à débattre des solutions que des produits. Ainsi, le Réseau Lignes Azur nous achète régulièrement des bus mais aussi la gestion des parcs et nous demande de les aider sur les financements européens », précise Thierry Taravella qui, depuis Aix, supervise une équipe de 72 personnes. 
En janvier 2022, Nice a imposé la zone à faible émission aux véhicules de transport de marchandises et aux transports collectifs de voyageurs. « Depuis janvier dernier, nous avons engagé plus de 2 M€ en subventions à l’achat de véhicules électriques », détaille Alice Bigorne directrice de la mobilité durable à la métropole Nice Côte d’Azur. 

​Bus à hydrogène en 2023 et téléphérique deux ans plus tard

Plus de 200 participants invités par l’UGAP sont réunis le 31 mai dernier à thecamp pour une journée sous le signe des territoires et de la mobilité. ©NBC
Plus de 200 participants invités par l’UGAP sont réunis le 31 mai dernier à thecamp pour une journée sous le signe des territoires et de la mobilité. ©NBC
La métropole azuréenne va faire l’acquisition de bus à hydrogène en 2023 et vise la décarbonation totale de sa flotte de véhicules de transport collectif en 2025. Les niçois seront appelés à prendre de la hauteur cette année là avec l’inauguration d’un téléphérique qui reliera le centre administratif à Saint-Laurent du Var. Les études viennent tout juste de démarrer. 40 M€ pour parcourir dans les airs 800 m en trois minutes. Un investissement néanmoins moins coûteux que le tramway. 
Aix-Marseille Provence a également dans les cartons un projet de téléphérique entre la gare Vamp de Vitrolles, l’aéroport Marseille-Provence et le site d’Airbus Helicopters. Mais aujourd’hui, la priorité de la Région Sud porte sur l’amélioration des services ferroviaires avec une fréquence vouée à se rapprocher du RER et le développement des pôles d’échange multimodaux. 

​La Région expérimente la « Gare 2050 »

Victor Alonso, directeur général adjoint transport mobilité grands équipements à la Région Sud. ©NBC
Victor Alonso, directeur général adjoint transport mobilité grands équipements à la Région Sud. ©NBC
« Nous avons lancé à Embrun, à Cuers et à Sorgues une expérimentation afin d’explorer les pistes de hub mobilité dans le cadre du projet « Gare 2050 » aux côtés de Gares & Connexion. Il s’agit de développer du coworking, des services tels que le retrait de colis sur ces hubs », explique Victor Alonso, directeur général adjoint mobilité à la Région Sud.  
Marseille tente désespérément de rattraper son retard en matière de réseau de transport collectif et de solutions décarbonnées.  Quand Lyon enregistre 100 000 passages de cyclistes par semaine sur les 1 000 Km de voies cyclables et une progression de 30% par an, quand le vélo à Grenoble représente 12% des déplacements, Marseille accuse le coup.  « L’objectif consiste à passer de 1 à 8% de pistes cyclables en 2030. Nous devons proposer une offre de transport digne de ce nom. Une large partie de la population n’a même pas accès aux transports publics. Il faut développer les transports avant de limiter la circulation», a souligné Valérie Haché, directrice de l’espace public et de la mobilité à la ville de Marseille. 

​Équité sociale

Au micro, Valérie Haché, directrice de l’espace public et de la mobilité à la ville de Marseille. ©NBC
Au micro, Valérie Haché, directrice de l’espace public et de la mobilité à la ville de Marseille. ©NBC
Quant au déploiement de la ZFE dans la Cité phocéenne, les premiers véhicules professionnels seront concernés en septembre. De la pédagogie, la vidéo verbalisation n’étant pas à l’ordre du jour. Côté maillage des autoroutes en voies réservées aux autocars et bus, le réseau progresse.  « Au total 37 km de voies seront dédiées à fin 2023 aux transports collectifs entre Aix, Marseille, Aubagne et Vitrolles. Ces voies ne sont pas ouvertes au covoiturage ni aux véhicules Cri’Air 0 car cela conduirait à de la ségrégation sociale », avertit Claude Faucher, DGA mobilité à la métropole AMP. Il a également rappelé les grandes lignes du volet mobilité du plan Marseille en Grand du président Macron présenté en septembre 2021. Un milliard d’euros pour l’automatisation des lignes de métro, la création de quatre lignes de tramway, deux lignes de BHNS et 5 nouveaux pôles d’échanges multimodaux.  
 
 


Rédigé par Nathalie Bureau du Colombier, le Mardi 7 Juin 2022 | Lu 366 fois






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