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​Au Frioul, Marseille rejoue le « One Ocean Summit »



Embarquement immédiat vers le « One Ocean Summit de Marseille » qui s’est tenu le 14 mars dernier sur l’île du Frioul, un mois après le sommet de Brest consacré aux enjeux maritimes. Dans le sillage de grands événements internationaux avec l’air et la mer avec en toile de fond, la députée des Bouches-du-Rhône, Claire Pitollat, a réuni des acteurs engagés de tout bord à se rencontrer pour créer de nouvelles synergies.

           

Claire Pitollat, députée LREM des Bouches-du-Rhône, a convié le 15 mars 2022 sur l’île du Frioul à Marseille, tous les acteurs engagés dans la préservation des océans et de la qualité de l’air.  ©NBC
Claire Pitollat, députée LREM des Bouches-du-Rhône, a convié le 15 mars 2022 sur l’île du Frioul à Marseille, tous les acteurs engagés dans la préservation des océans et de la qualité de l’air. ©NBC
Une matinée, trois tables-rondes pour un seul et unique objectif : agir pour réduire l’impact environnemental des activités humaines. La décarbonation du transport maritime, l’éducation à la mer, à l’air et l’économie du poumon bleu ont ponctué le « One Ocean Summit de Marseille », initié par députée LREM des 7e et 8e arrondissements de Marseille, Claire Pitollat. 
Une matinée visant à réunir sur un même bateau des mondes qui ne se côtoient pas lors d’une matinée d’échanges au large de Marseille. 
 
Christophe Madrolle, conseiller Méditerranée au ministère de la mer et président de la commission mer, littoral et biodiversité à la région Sud a annoncé son souhait d’instaurer un Parlement de la mer afin de structurer la filière. Ce projet doit être soumis au vote des élus régionaux en avril prochain. L’écrivain et académicien Erik Orsenna était lui aussi du voyage pour rappeler que « les humains n’ont pas le monopole du vivant » et affirmer son engagement en faveur de la reconnaissance de la personnalité juridique des éléments, des fleuves notamment. Lors d’une table-ronde consacrée à la décarbonation du transport maritime qui concentre 85% des échanges de la planète, Nathalie Van Den Broeck, vice-présidente de Surfrider Foundation Europe a présenté son association visant à décerner des labels (Green Europe) aux armateurs qui devancent les législations. 

​Eclairer les consommateurs sur les armateurs

Claire Pitollat. ©NBC
Claire Pitollat. ©NBC
Son ambition ? Éclairer les choix des consommateurs quant aux produits acheminés par des armateurs plus ou moins vertueux. Dominique Robin, directeur d’Atmosud et Victor-Hugo Espinosa, fondateur de l’association « De l’Air et moi », ont expliqué leurs actions de pédagogie et d’animation sur la qualité de l’air auprès de 10 000 enfants de 500 écoles. Grâce aux objets connectés, la société Ellona élabore des banques de données qui analysent les gaz, les odeurs et autres allergènes. « Notre objectif consiste à fournir un environnement plus sûr pour les dockers et les riverains », explique Jean-Christophe Mifsud, président fondateur d’Ellona. Aria (Suez) a pour sa part développé une technologie permettant d’établir le lien entre trafic maritime et qualité de l’air.

Green Systems Automotives, a présenté sa solution pour verdir la flotte de plaisance grâce au super ethanol 85. Toujours dans le domaine de la plaisance, Thomas Aboulinc a présenté son prototype de ponton électrique à base d’énergies renouvelables. Un projet qui pourrait, s’il trouve des financements, prendre place aux épreuves de voile des JO 2024. Des jeux qui seront une formidable occasion d’impliquer les jeunes des quartiers prioritaires de la ville, selon Icham Torkmani, responsable de la solidarité territoriale à l’UCPA. Et d’ajouter : « Nous voulons améliorer l’accessibilité des jeunes à la mer, créer des liens entre les actions citoyennes et les activités nautiques et favoriser l’insertion vers les métiers de la mer ». 

Seulement deux ans après la création de Marseille capitale de la Mer, l’association nourrit des ambitions européennes portées par le soutien de CMA CGM et par le plan présidentiel « Marseille en Grand ». Sur le terrain de l’économie circulaire, Sabine Meneut, directrice générale de Clic-Dive, explique son engagement en faveur du recyclage des filets de pêche. Chaque année 1000 tonnes de filets de pêche artisanale finissent à la benne. Aujourd’hui, son entreprise accompagne les pêcheurs d’Occitanie et demain ceux de Nice Côte d’Azur dans le cadre d’un marché passé avec huit ports de la Riviera. Engagée aux côtés de la société brestoise Fil & Fab, l’entreprise recycle le polyamide-6 des filets en montres, lunettes… En conviant ce public hétéroclite, Claire Pitollat a réussi son pari en jetant des passerelles pour impulser de nouvelles collaborations.  


Rédigé par Nathalie Bureau du Colombier, le Mardi 15 Mars 2022 | Lu 134 fois





Nathalie Bureau du Colombier


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