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​Bpifrance « Le rebond post covid sera puissant »


           

Opérateur des Prêts garantis par l'Etat (PGE) et bras armé du plan de relance, Bpifrance a géré 630 000 nouvelles lignes de crédits en 2020. Des secteurs stratégiques, comme l’aéronautique et l’automobile ont bénéficié de 420,5 M€. Les Pme du tourisme, fragilisées par les décisions du gouvernement, ont fait l’objet d’une attention particulière avec 840 M€ injectés dans 3 300 sociétés. Engagée dans le soutien à l’innovation, le transfert de technologies, la transition énergétique, la banque publique vise notamment les projets portés par les greentechs, les énergies nouvelles et hydrogène.


Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance. ©DR
Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance. ©DR
« Les objectifs de Bpifrance en 2021 sont ambitieux. Nous souhaitons déployer au moins 9 milliards d’euros de crédits. Le rebond post covid sera puissant, les entrepreneurs sont en train d’investir. Le climat sera notre fil rouge et pour longtemps afin d’atteindre les objectifs des accords de Paris. Un plan en partenariat avec la Banque des Territoires de 40 mds € sur quatre ans. En 2020, nous avons financé 1,7 md€ de projets dans l’éolien, le biogaz, le solaire », a annoncé le 4 février Nicolas Dufourcq. Le directeur général de Bpifrance a présenté le bilan de 2020, « une année normale », durant laquelle malgré son rôle de Samu de l’économie, la banque publique a continué d’investir dans l’innovation . 

Sur 45 mds € délivrés en 2020 sous forme de crédits, fonds propres, subventions, aides et garanties, 3 mds ont directement été fléchés vers l’innovation (+138%) avec des mesures spécifiques pour la French Tech. « En 2021, l’écosystème de la tech française démarre fort et mobilise beaucoup de capitaux. Nous avons investi 463 M€ (+48%) en 2020 », détaille le banquier de l’Etat. 
 
 

60 000 défaillances d’entreprises en 2021

Citant les réussites de Doctolib et Mano Mano, en passe de devenir des ETI, l’opérateur du plan de relance, poursuit son programme « Deep Tech » initié il y a deux ans. Visant à accélérer le transfert de technologies,
« Deep Tech » ambitionne de transformer les chercheurs en startuppers. « Aujourd’hui, notre taux de transformation n’est pas bon. Il n’est pas au niveau d’Israël avec le Technion, des universités de Louvain et de Boston. Les jeunes chercheurs doivent considérer la création d’entreprise comme un moyen de valoriser leurs travaux », souligne Jean-François Fournier, directeur exécutif innovation qui rappelle le rôle d’interface des SATT dans les régions pour accélérer le transfert de technologies. 


Questionné sur le risque accru de défaillances d’entreprises en 2021, Nicolas Dufourcq présage une hausse de 50 000 à 60 000 cessations de paiements entre 2021 et 2021. « Je ne m’attends pas à un cataclysme, ni à un mur », temporise-t-il. L’an dernier, 110,6 mds € de PGE ont délivrés à près de 634 000 entreprises. 
 
 



Rédigé par Nathalie Bureau du Colombier, le Jeudi 4 Février 2021 | Lu 249 fois






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