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​Joël Chassard a remis les clés de la CEPAC à Christine Fabresse


           

Après quatre années à la présidence du directoire de la Caisse d’Épargne CEPAC, Joël Chassard, atteint par la limite d’âge, quittera officiellement ses fonctions le 29 avril. Après 36 ans de métier, il s’éloigne définitivement de l’univers de banque. Lors d’une grande soirée au Silo ce 25 avril, le banquier a passé le relai à Christine Fabresse.


Jean-Charles Filippini, Joël Chassard et Christine Fabresse. ©NBC
Jean-Charles Filippini, Joël Chassard et Christine Fabresse. ©NBC
Après 36 années au sein des Caisses d’Épargne dont la moitié comme directeur d’agences dans huit établissements du groupe, Joël Chassard, 65 ans, met un terme à sa carrière au sein de l’établissement financier. « Je pensais rester trois ans. Je ne me suis jamais ennuyé. Il est désormais temps de passer à autre chose », a-t-il déclaré, ému, le 25 avril au Silo. 
L’homme réputé « bosseur, incorruptible, humble, loyal… », selon les mots de Jean-Charles Filippini, président du Conseil d’Orientation et de surveillance de la CEPAC, laisse les clés d’une CEPAC en excellente santé financière affichant un résultat net de 200 M€ en 2021 et 6,4 mds € injectés dans l’économie locale. 
« Les résultats sont très bons et nous ont permis d’augmenter nos fonds propres. Mon objectif est atteint. Il consistait à faire en sorte de quitter une banque encore plus belle et plus forte que lorsque je suis arrivé », déclare-t-il. En quatre ans de mandat, Joël Chassard a traversé la crise sanitaire aux côtés de ses clients, les entreprises notamment en leur accordant un milliard de PGE. Il a également célébré les 200 ans de la caisse l’année passée. 
 
 

A la recherche d'un projet qui ait du sens

Christine Fabresse, présidente du directoire de la Caisse d’Épargne CEPAC. ©NBC
Christine Fabresse, présidente du directoire de la Caisse d’Épargne CEPAC. ©NBC
Devant un parterre d’élus, de clients, de collaborateurs et d’administrateurs, il a passé le flambeau à Christine Fabresse, directrice générale banque retail et assurance du groupe BPCE depuis 2018, après avoir présidé le directoire de la Caisse d’Épargne Languedoc-Roussillon. Christine Fabresse, née à Perpignan, a grandi à Port-Vendres dit bien connaître Marseille, une ville où elle a de la famille. « Je suis une Méditerranéenne, mes parents sont nés en Algérie », souligne cette grande brune. A l’aune de son mandat, la banquière, au profil très commercial, entend accompagner ceux qui entreprennent sur le territoire, PME et grandes entreprises, tout en mettant l’accent sur les nouvelles énergies. « Cette Caisse d’Épargne a une histoire et des territoires particuliers puisqu’elle englobe la Corse et les territoires d’outre-mer. Elle a les moyens de son développement et la capacité à se transformer et se doter de compétences pour financer les énergies renouvelables. Nous sommes engagés dans l’éolien », détaille Christine Fabresse qui s’apprête à diriger 242 agences.  
Joël Chassard va-t-il marcher sur les pas d’Alain Lacroix son prédécesseur ? Une chose semble acquise, il restera en Provence. « Je vais m’accorder quelques jours de vacances. J’ai des idées, j’ai plusieurs choix possibles et je recherche un projet qui ait du sens. Je n’ai pas envie de siéger dans les conseils d’administration, je veux jouer un rôle actif.  Il y a du business à créer dans la lutte contre le réchauffement climatique », conclut-il.  
 
 
 

Le projet de Kevin Polizzi prévoit les ajustements pour redresser Thecamp
 
Impliquée dès l’origine dans la construction de thecamp, via la CEPAC Foncière à hauteur de 10,4 M€, la Caisse d’Épargne fait partie du pool de créanciers engagés depuis quelques jours dans des négociations exclusives avec l’entrepreneur marseillais Kevin Polizzi, fondateur de Jaguar Network et d’Unitel. « C’est bien de trouver une solution pour thecamp qui a souffert du décès du patron charismatique. L’enjeu consiste à retrouver une viabilité financière sur un projet de ce type qui mérite de trouver son modèle économique. Des ajustements doivent être faits et le projet les prévoit. Si son projet permet à la région d’avancer, c’est une bonne chose », a précisé Joël Chassard. 
Les banques et les collectivités territoriales, créancières de TheCamp à hauteur de 21 M€ négocient avec le spécialiste du cloud, des telecoms et de la smart city. Kevin Polizzi fut le premier à déposer dès juin 2021 un dossier de candidature pour la reprise de thecamp.  La transaction porte sur le rachat de la partie immobilière, thecamp i, et sur la société qui exploite le site thecamp. Dans le dernier round de négociations les 45 M€ de dettes, d’éventuels abandons de créances et des enjeux liés à la constructibilité du site aixois boisé et classé. 


Rédigé par Nathalie Bureau du Colombier, le Mardi 26 Avril 2022 | Lu 1657 fois






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