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ArcelorMittal Méditerranée électrise son avenir à Fos


           

Le sidérurgiste remplacera d’ici à 2030 l’un de ses deux hauts-fourneaux à Fos par un four électrique pour décarboner la fabrication de ses aciers. L’investissement est soutenu par l’Etat.


L'annonce du 4 février assure une pérennité de l'usine de Fos (Photo JC Barla)
L'annonce du 4 février assure une pérennité de l'usine de Fos (Photo JC Barla)
ArcelorMittal affirme viser la neutralité carbone au niveau mondial en 2050. La démarche est lancée et prend pied à Fos-sur-Mer où le groupe a accueilli favorablement l’annonce de l’Etat, formulée le 4 février depuis l’usine de Dunkerque, d’appuyer ses projets visant à réduire ses émissions de CO2 dans l’atmosphère. En France, un investissement de 1,7 milliard d’euros contribuera à la transformation des deux sites. « C’est un partenariat stratégique et de longue durée qui démontre une forte volonté de maintenir durablement notre industrie en France », se réjouit le directeur d’ArcelorMittal Méditerranée, Bruno Ribo. « Cette transformation entraîne un niveau d’investissement jamais vu depuis la création de ces deux usines ». En Provence, l’unité fosséenne, déjà engagée dans l’installation d’un four poche qui devrait être livré fin 2023 pour le réchauffage de l’acier liquide, va se doter pour 2027 d’un four à arc électrique qui réduira l’empreinte carbone des futurs aciers. L’installation nécessitera un à deux ans d’études, puis deux à trois ans de construction, sans interrompre le fonctionnement de l’usine. « Nos métiers vont évoluer avec ces nouvelles technologies », poursuit Bruno Ribo. « Nous accompagnerons ces changements avec des créations d’emplois et beaucoup de formation ». Pour le directeur, l’impact environnemental de ce plan d’investissement sera loin d’être négligeable pour le pays, puisqu’il représentera 7,8 millions de tonnes de moins de CO2 rejeté dans l’air. « C’est l’équivalent de l’émission d’1,5 million de véhicules pendant un an » confie-t-il.

Enjeu énergétique

Pour Bruno Ribo, le plan ne devrait néanmoins pas s’arrêter là. Avant l’été, le directeur avait exposé les pistes explorées pour, demain, accentuer cette stratégie, notamment par le captage et la réutilisation du CO2 résiduel, ce qui induira une nouvelle réduction des émissions de CO2. ArcelorMittal Méditerranée table également sur l’essor de la production d’hydrogène vert pour parachever sa mutation, dès lors qu’elle s’opère à coût compétitif. « Nous aurons besoin de beaucoup d’électricité avec ces équipements. Nous nous inscrirons dans un écosystème où nous serons un consommateur important ». ArcelorMittal Méditerranée emploie 2 500 salariés et 1 500 sous-traitants.


Rédigé par Jean-Christophe Barla, le Vendredi 4 Février 2022 | Lu 359 fois





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