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ArcelorMittal stimule la transmission à Fos-sur-Mer


           

En 2021, le sidérurgiste annonce le recrutement de 300 personnes dont une centaine en alternance sur un site en pleine mutation industrielle et environnementale.


Pascal Hislen et Jacques Veinante entourés d’Anton Fernandez à gauche et Fattoum Gharbi à droite, formés en alternance à l’atelier de maintenance mécanique et électrique. (Photo JC Barla)
Pascal Hislen et Jacques Veinante entourés d’Anton Fernandez à gauche et Fattoum Gharbi à droite, formés en alternance à l’atelier de maintenance mécanique et électrique. (Photo JC Barla)
« Quand on a des bonnes nouvelles, on les partage ! » indique Bruno Ribo, directeur des usines ArcelorMittal Méditerranée de Fos-sur-Mer et Saint-Chély-d’Apcher en Lozère. La pandémie a bien secoué l’entreprise, sa production d’acier est tombée en 2020 à 3,16 millions de tonnes. « Nous sommes revenus aujourd’hui à un taux de 100% et nous reprenons nos plans d’investissement, avec une cinquantaine de millions d’euros prévus sur 2021-2023 pour réduire nos émissions et entamer notre marche vers la neutralité carbone en 2050. Pour multiplier par cinq notre production d’acier recyclé d’ici 2025, 63 millions d’euros vont être investis avec 15 millions d’euros d’aide de l’Etat. Les premiers chantiers débuteront à l’automne. Les embauches ont également repris. Notre objectif 2021 concernait 300 recrutements, nous en avons déjà réalisé la moitié, avec un effort particulier sur l’alternance qui est dans notre ADN » ajoute-t-il. Cent alternants doivent cette année intégrer l’entreprise. « Même au plus fort de la crise, nous avons honoré les contrats passés », explique Frédéric Balbi, le directeur des ressources humaines. « A la rentrée 2020, la reprise se dessinant, nous avons repris le rythme et à fin 2020, 100 alternants nous avaient rejoints. 75% des contrats sont sur des filières techniques ». ArcelorMittal met particulièrement l’accent sur la diversification des profils. Le taux de féminisation des emplois s’élève à 9,6%, il doit tripler d’ici 2030, celui des personnes en situation de handicap dépasse les 6%... L’usine a également développé « Tremplin Sidérurgie » pour permettre à des personnes très éloignées de l’emploi (quartiers prioritaires de la ville, chômeur longue durée, RSA, reconversion, senior…) de découvrir les métiers de l’industrie et s’y former. Depuis 2015, 65 personnes de tous âges et horizons ont pu se remettre à niveau et rebondir grâce à cette opération menée avec le CFAI d’Istres et le GEIQ (groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification), 97% ont décroché leur diplôme de conducteur d’équipement industriel, dans le cadre d’un contrat de professionnalisation en alternance, et 17% ont été recrutées en CDI sur le site même. Quant au réseau « Femmes de Steel », né à Fos pour accélérer la féminisation des emplois, il a de son côté contribué à l’accueil de 265 jeunes filles, sensibilisant jusque dans les collèges et lycées pour faire tomber les idées reçues.

La détermination paie

Originaire de Miramas, Fettoum Gharbi n’a pas craint de sauter tous les obstacles pour réussir à s’insérer durablement dans l’atelier central électrique, l’un des piliers de la maintenance de l’unité de Fos. Son premier contact s’est opéré lors d’un salon des métiers industriels organisé par Pôle emploi. « J’ai pu découvrir plusieurs filières mais j’ai été attirée par l’électricité, confie cette mère de famille. J’ai repris mes études et décroché mon bac professionnel à 42 ans, puis effectué un BTS en alternance. Je travaille sur le site depuis presque quatre ans ». Pour Jacques Veinante, responsable technique des réparations électriques d’ArcelorMittal Méditerranée, « elle est un plus dans l’équipe par sa rigueur, la reconnaissance de son engagement s’est opérée naturellement ». Le jeune Anton Fernandez a dépassé, lui, les trois ans de présence dans l’entreprise. Il s’y épanouit. « J’apprécie les projets sur lesquels on me mobilise, on est vraiment mis en situation, c’est une formation très concrète qui donne envie d’évoluer » dit-il. Pour Pascal Hislen, responsable technique réparation, « l’alternance permet d’inculquer la culture de l’entreprise, ses valeurs, son souci de la sécurité… Si l’alternant est sérieux, curieux, qu’il s’implique au quotidien, il aura la sensation d’avoir appris quelque chose qu’il pourra valoriser ensuite ».


Rédigé par Jean-Christophe Barla, le Mercredi 23 Juin 2021 | Lu 361 fois






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