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« C’est un rendez-vous manqué. Il faut rétablir la confiance ! »


           

Suite aux réunions de crise et aux manifestations qui ne décolèrent pas depuis l’annonce de la fermeture des bars et des restaurants dans plusieurs villes et communes du département, l’Upe 13, en plus d’être force de proposition, est cosignataire du référé liberté déposé devant le Tribunal administratif de Marseille par Renaud Muselier, président de la Région Sud, l’ensemble des collectivités et les professionnels de la restauration.
Didier Moaté, vice-président chargé de l’Économie à l’Upe 13, explique les raisons de ce recours qui sera examiné demain à partir de 15h.


©Pascal Magat
©Pascal Magat

Suite à l’annonce de la fermeture des bars et restaurants sur la Métropole Aix-Marseille, vous avez participé à la réunion organisée vendredi dernier à la Préfecture de Marseille avec Alain Griset, ministre en charge des Petites et moyennes entreprises. Vous en êtes partis avant la fin, avec l’ensemble des acteurs économiques présents, écourtant ainsi l’échange. Que retenez-vous de ce moment ?

C’était un rendez-vous manqué. Cette réunion était courte et décevante parce que les attentes étaient fortes, structurées et portées de manière unanime par l’ensemble des parties prenantes du territoire, collectivités, élus, fédérations syndicales. Tout le monde a été choqué par la brutalité et le manque de préparation des annonces qui ont été faites. La surprise a été d’autant plus grande que nous sommes dans un contexte de crise profonde qui demande, plus encore que d’habitude, de la pédagogie. Nous ne venions pas discuter, à ce moment précis, des aides financières mises en place, nous venions échanger sur les mesures sanitaires et les éventuelles solutions pour éviter une fermeture totale des bars et des restaurants. Nous avions des propositions à faire, comme celle de l’Upe 13 sur une dérogation pour les établissements avec terrasse, ou un renforcement de certaines mesures sanitaires, or nous n’avions personne pour les entendre, les jeux étaient déjà faits.

 

A l’image de la déception des professionnels de la restauration, la tension est, elle aussi, montée d’un cran. L’Upe 13 est cosignataire d’un référé déposé auprès de la justice pour tenter d’annuler cette mesure. Qu’en attendez-vous ?

Personne ne conteste l’urgence et la gravité de la crise. Il est essentiel de sortir du registre des émotions pour revenir sur celui de la rationalité. Néanmoins, nous devons retrouver un respect du débat et du partage de sens. C’est précisément ce qui a manqué dans cette annonce faite le jeudi pour le vendredi. Ainsi, la requête déposée par le monde économique et professionnel conteste la décision devant la justice, ce qui induit une forme de responsabilité des parties prenantes. Nous contestons, par voie républicaine, des mesures qui nous semblent inégales et stigmatisantes.

 

Comment comptez-vous accompagner les secteurs touchés et que préconisez-vous pour éviter de nouvelles situations similaires ?

Il est très important de réinstaller la confiance. On sait que l’État est dans une réelle dynamique d’accompagnement des entreprises dans ce contexte très anxiogène, c’est donc dommage de ne pas continuer à consolider cet effort par du partage, de la concertation et du dialogue. Aucune profession ne doit être stigmatisée, surtout quand elle s’affiche en grande majorité comme exemplaire en ce qui concerne l’application des règles sanitaires. Cette crise est l’affaire de tous, nous devons collectivement faire preuve de prudence et d’un respect strict des gestes barrières dans les domaines privés et professionnels. Nous devons tous, nous, citoyens, faire ce qu’il faut pour éviter un nouveau confinement. Dans le cadre professionnel, différentes mesures peuvent être prises temporairement, comme privilégier le télétravail pour éviter les flux. En sachant, encore une fois, qu’il s’agit pour le moment de mesures non pérennes en l’état et qui ne sont pas sans impact sur l’économie.

 

Propos recueillis par Orianne Olive

 

 

 

 



Rédigé par Orianne Olive, le Lundi 28 Septembre 2020 | Lu 523 fois






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