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Euromaritime, une place forte dédiée à l’innovation


           

Pour sa 5e édition et la 2e à Marseille, le salon Euromaritime a programmé 3 jours dédiés à l’innovation au Parc Chanot dans un secteur économique essentiel pour la France. Une édition portée par les thématiques fortes de l’innovation, de la transition énergétique et de l’emploi. Plus de 300 exposants des industries de la mer, du transport Maritime, à la réparation navale en passant par l’emploi et les nouvelles technologies ont permis de construire une vision d’avenir, portée par des solutions fructueuses


Le salon Euromaritime, dont les deux dernières éditions ont eu lieu à Marseille Cp Euromaritime
Le salon Euromaritime, dont les deux dernières éditions ont eu lieu à Marseille Cp Euromaritime

La crise sanitaire nous a mise à l’épreuve d’abord par un ralentissement de notre activité puis par un rebond et une accélération spectaculaire, deux phénomènes successifs qui ont créé un certain nombre de dysfonctionnements majeurs” assure Hervé Martel, président d'Euromaritime et président du directoire du GPMM en ouverture de l’édition 2022 du salon qui se déroule au Parc Chanot. “Le nombre d'exposants témoigne que ce salon a su trouver sa vitesse de croisière. L'industrie maritime fait mieux que résister, elle est innovante et porteuse de solutions décarbonées, créatrice d'emplois, vecteur de connaissance du milieu maritime. Ce dynamisme rejaillit sur notre territoire grâce à des industriels de la mer engagés », corrobore Christophe Mirmand, préfet de région.

 


Hervé de Lanversin, co-fondateur de la start up Seanergy dédiée au dessalement d'eau de mer cp seanergy
Hervé de Lanversin, co-fondateur de la start up Seanergy dédiée au dessalement d'eau de mer cp seanergy

En matière d’innovation, un espace dédié aux startups et aux entreprises innovantes a permis de présenter, via des temps de pitch, les dernières solutions existantes dans le domaine. Objectif : favoriser les rencontres avec des industriels, des investisseurs, des institutionnels et des apporteurs d’affaires mais aussi nouer des relations de confiance avec de grandes entreprises qui ont accès au marché. « C’est l’occasion de fédérer les acteurs de l’écosystème » note Hervé de Lanversin, co-fondateur avec Hubert Montcoudiol, de la startup Seanergy qui promeut une technologie de rupture dans le dessalement de l’eau de mer et développe un démonstrateur dans la région. Un plus dans une période de stress hydrique avéré ! Autre acteur présent, Neocean, avec l'overtboat, un bateau 100 % électrique, propre et silencieux, totalement respectueux de l’environnement. « La  startup existe depuis plus de deux ans mais l’engin est commercialisé depuis 2021. Déjà une cinquantaine ont été acquis. Euromaritime est l’opportunité de faire connaître nos spécificités et les perspectives de développement» commente Julie Stael, responsable marketing et vente export. Ce sont aussi Syroco qui table sur un engin conçu pour pulvériser le record de vitesse sur l'eau, propulsé par le vent, Aquatech qui développe des micros stations d’épuration et des solutions de régénération des eaux de piscine etc…  


L'overBoat, propre et respectueux de l'environnement de Neocéan cpNeocean
L'overBoat, propre et respectueux de l'environnement de Neocéan cpNeocean

En présence des acteurs de l’économie régionale, diverses conférences et tables rondes ont évoqué les enjeux de demain. Pour aller plus loin, SEAgital, un nouvel espace imaginé par les organisateurs d’Euromaritime a souhaité sensibiliser les entreprises du secteur aux questions de cybersécurité et promouvoir des solutions adaptées au monde maritime. “Comme les cambrioleurs, quand une porte est ouverte, ils rentrent. Aucun secteur n’est à l’abri”, relève Xavier Rebour, directeur de France Cyber Maritime, association d’une soixantaine d’adhérents, consacrée à l’analyse de la menace et la protection des acteurs du maritime. 

Les huit clusters maritimes d’Outre-Mer ont eu, également cette année, un stand dédié. “Jusqu’à présent, on n’avait pas eu de véritable occasion de faire connaître ces entreprises. C’est l'opportunité pour elle de présenter leurs produits et leurs services”, indique Alexandre Luczkiewicz, responsable au sein du Cluster maritime français des relations et des actions Outre-mer. Enfin l’emploi et la formation dans les métiers de la mer ont été mis en avant. D’ici 2030, 20 000 nouveaux emplois verront le jour dans les industries de la mer, notamment dans le secteur des énergies marines renouvelables, en pleine expansion. Pour relever ce défi, entreprises et spécialistes de l’emploi cherchent à améliorer l’attractivité de métiers qui, pour certains, souffrent d’une image peu favorable. « Le défi le plus difficile de ces prochaines années concernera la disponibilité d’une main d'œuvre qualifiée que l’on souhaite naturellement passionnée par les défis maritimes. En région Paca, où l'industrie navale représente 9 500 emplois directs, de nombreux acteurs sont confrontés à des difficultés de recrutement majeures qui posent la question de l’attractivité du secteur, d’un secteur qui pourtant se transforme notamment par l'engagement dans le verdissement” conclut Christophe Mirmand, préfet de région

 




Rédigé par Fabienne Berthet, le Jeudi 30 Juin 2022 | Lu 282 fois






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