Menu

Fabrice Blisson, l’entrepreneuriat en action


           

Entrepreneur à succès, dans l’immobilier, la restauration, le digital, Fabrice Blisson a pris la tête de la commission " jeunes entrepreneurs" de l’UPE 13. Objectif : encourager le développement des startups locales et leur expansion au niveau national.


Fabrice Blisson, entrepreneur et à la tête de la commission " jeunes entrepreneurs" de l'UPE 13
Fabrice Blisson, entrepreneur et à la tête de la commission " jeunes entrepreneurs" de l'UPE 13
A 35 ans, vous avez investi différents secteurs ?

Avec mon associé, Pierre Monville avec lequel nous formons une équipe très complémentaire, nous avons créé une première activité d’agence immobilière, Stone Investment, portant sur la vente de villas de luxe, à l’Ile Maurice ainsi qu’en Provence. Aujourd’hui nous avons 4 structures distinctes sur ce secteur. Nous avons aussi investi, dans la restauration, d’abord dans les enseignes Spok, depuis revendues, puis dans le restaurant Boccascena situé à La Joliette. D’autres projets sont en gestation notamment dans le centre-ville. Nous intervenons en gestion déléguée afin de ne pas être dans l’opérationnel. Enfin, la part du digital dans notre activité est prépondérante. Notre fonds d’investissement prend des participations dans des startups telles que Graffiti, Bobee Spot, Sunbird. Outre un ticket moyen qui s’échelonne entre 10 000 et 30 000 euros, nous apportons aux entrepreneurs compétences, réseau, expertise, fort de notre expérience personnelle puisque nous avons lancé I Wantit en 2014, une start incubée par CDiscount qui prend son essor. 

Justement comment est née I Wantit ? 

D’un constat simple, je ne voulais plus recevoir de cadeaux inutiles. C’est de cette façon qu’a émergé la volonté de créer un réseau social d’un genre nouveau, gratuit, où chacun puisse diffuser sa liste de cadeaux. Incubé dans le laboratoire CDiscount depuis 18 mois, notre startup a ainsi pu décupler son trafic. Ce partenariat, très productif pour nous, a été prolongé jusqu’à l’année prochaine, ce qui va nous permettre d’aller plus loin et de tenter de nouvelles expériences avec par exemple un principe de promotion sur les produits listés. Autre enjeu, avec 2,5 millions de produits répertoriés et 300 000 utilisateurs dont la liste compte en moyenne 17 choix, nous souhaitons engager d’autres collaborations avec les leaders du e-commerce. I Wantit va monter en puissance et vise une levée de fonds de 6 millions d’euros d’ici la fin de l’année auprès d’investisseurs régionaux et nationaux.

Quel est le sens de votre engagement auprès de l’UPE 13 ? 

Le fruit de cette expérience, les constats que nous avons fait des forces et des faiblesses de l’écosystème régional, m’ont conduit à piloter cette commission "jeunes entrepreneurs" au sein de l’UPE 13. On le sait, l’environnement d'un startupper est primordial. Or il est fragile. A ses débuts, un jeune entrepreneur fait beaucoup d’erreurs. Il est difficile d’être, immédiatement en phase avec le marché. On lui demande souvent d’être focus à 100 % sur son activité. Ce qui, mon avis, est une erreur. Il faut pouvoir assurer ses arrières pour tenir le cap. Cela a été notre cas, I Wantit est toujours resté une structure légère, nous permettant de contourner beaucoup d’écueils. L’agilité est prépondérante. C’est ce concept qu’il faut faire passer notamment auprès des plus jeunes et c’est dans ce but que nous allons intervenir dans les collèges, dès la classe de quatrième pour véhiculer des messages forts. Il est possible d’être un entrepreneur sans faire de grandes études. L’entrepreneuriat est ouvert à tous et dans tous les secteurs, d’autant qu’on le sait, les métiers de demain ne sont pas encore formalisés.

Vous militez aussi pour un rayonnement extra régional ? Quelles sont les initiatives programmées ? 

Oui il faut sortir de l’environnement régional, aller se confronter à la réalité du terrain hors de la région, notamment à Paris. Pour dynamiser l’entrepreneuriat et mettre en relation les chefs d’entreprise, nous allons relancer le jeu « Make the Choice » déjà initié par l’UPE 13. Celui-ci valorise les initiatives des jeunes issus de quartiers défavorisés et favorise le mentorat et la mise en réseau. Nous allons réactualiser le label Campus Eco de l'UPE 13 octroyé aux écoles ou structures éducatives dispensant des enseignements en lien avec l’entrepreneuriat et/ou la gestion d’entreprises. Il s'agit ainsi de flécher la part résiduelle de la taxe d’apprentissage et de mettre en lien les écoles et les entreprises. Un fonds d’amorçage doit également permettre d’injecter en prestations 20 000 euros dans les startups prometteuses. Elles pourront ainsi monter en compétence en réalisant leur pack d’actionnaire, une charte graphique, en s’assurant les services d’un directeur financier etc…  L’implantation de bureaux au sein de l’UPE 13 à Marseille et de Delta Assurance à Paris doit encourager l’expansion au niveau national. L'accompagnement pourra durer entre 4 et 6 mois et passe par l’intégration dans un incubateur. L'un des objectifs est de faciliter une première levée de fonds au niveau national. Nos objectifs sont ambitieux, 200 startups doivent être soutenues en 4 ans, 20 la première année et 60 les 3 suivantes. 


Rédigé par Fabienne Berthet, le Mardi 16 Mars 2021 | Lu 473 fois






>>> Dans la même rubrique >>>
< >





Businews Mag

Businews N°203 - Septembre Octobre 2021




Facebook

Derniers tweets


Inscription à la newsletter