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Harry Hagege, fondateur de AllEatOne : « Notre solution, un antidote pour les restaurateurs »


           

En 2018, Harry Hagege fonde avec deux associés AllEatOne, une foodtech vouée à accompagner les restaurateurs dans leur digitalisation et la fidélisation des clients. Après un timide démarrage, la start-up décolle littéralement depuis mars 2020 en accompagnant les restaurateurs désireux de développer les ventes à emporter durant le confinement. En pleine crise du Covid, AllEatOne vient de lever 1 M€ de fonds.


Harry Hagege fonde en 2018 avec deux associés la foodtech AllEatOne. © D.R
Harry Hagege fonde en 2018 avec deux associés la foodtech AllEatOne. © D.R
 Quelle est la vocation d’AllEatOne ? 
 
Harry Hagege : Nous aidons les restaurateurs à prendre le contrôle sur le digital. Avec l’avènement du smartphone, les consommateurs ont vraiment bouleversé leurs usages. De très nombreuses applis ont vu le jour, les cumuler s’avère coûteux pour les restaurateurs qui doivent se concentrer sur leur offre de service.  Notre appli concentre toutes les offres de service du marché : site web, menus interactifs, click and collect, livraison, solutions de fidélité. 
Notre principale innovation réside dans la possibilité de passer commande à table, de payer avec son smartphone et même de partager l’addition entre convives. Nous aidons les restaurateurs à se constituer une base de données pour fidéliser les clients.

 
 

Quel a été l’impact du confinement sur l’activité de votre société ? 
 
Harry Hahege : En janvier 2020, nous avons créé 17 webapp et nous comptions 250 clients. A l’annonce du confinement en mars, j’ai cru que j’allais mettre la clé sous la porte. Or à l’inverse, celle-ci s’est révélée être l’antidote aux problèmes des restaurateurs.  Nous avons lancé une initiative avec une app collective et gratuite dans la cadre de l’opération JaimeMonBistrot.fr   que nous avons monté avec des partenaires pour permettre d’acheter des consommations plus tard à la fin du confinement. En Grande-Bretagne, nous avons lancé une initiative similaire avec lovemylocal.com. En trois mois, nous avons créé 9 000 applis. 
A fin septembre, nous quasiment franchi la barre des 10 000 clients et nous devrions doubler notre chiffre d’affaires entre 2019 et 2020.  Depuis septembre, nous prenons une commission de 5% sur les abonnements avec la possibilité d’opter pour le forfait. Nous les aidons à communiquer et pour certains restaurateurs, la vente à emporter peut atteindre 30% du chiffre d’affaires.

Quel regard portez-vous sur la situation des restaurants à Marseille où vous devez compter de plus en plus de clients ?
 
Harry Hahege : Marseille vit une situation très difficile. Les restaurants doivent continuer à payer leurs charges fixes tous les mois. Depuis l’annonce de la fermeture le 26 septembre des restaurants pour deux semaines, nous enregistrons de nouveaux clients avec une centaine d’établissements dans les Bouches-du-Rhône dont une cinquantaine en centre-ville. Durant cette période, les restaurants ont créé leur site en quelques clics, nous les aidons à élaborer le menu digital et à obtenir les bases de données clients. Ils ont la possibilité de créer une épicerie virtuelle et notre appli est interfacée avec la société de course Stuart. Face aux Deliveroo, Uber Eats, les restaurateurs doivent reprendre la main et créer de nouveaux usages. Actuellement, nous avons déployé un projet pilote, au sein du Quanté Café, voué à aider les restaurateurs à construire leurs bases de données clients.   


Rédigé par Nathalie Bureau du Colombier, le Mercredi 30 Septembre 2020 | Lu 940 fois






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