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La CICPRM reprend sa marche en avant


           

La Caisse Interprofessionnelle des Congés Payés de la Région Méditerranée (CICPRM) tire profit de son extension territoriale avec près de 400 nouvelles entreprises adhérentes en deux ans. La collecte des cotisations est repartie à la hausse.


Patrick Astinot, directeur général, et Jean-Raymond Menotti, président de la CICPRM (Photo JC Barla)
Patrick Astinot, directeur général, et Jean-Raymond Menotti, président de la CICPRM (Photo JC Barla)
Président depuis plus de 20 ans de la CICPRM, Jean-Raymond Menotti s’est toujours employé à tenir fermement les objectifs qu’il s’était fixé, que ce soit en termes d’expansion du périmètre de la caisse ou de développement de ses activités. Mais en 2020 et en 2021, la crise sanitaire s’est avérée un obstacle à son ambition de voir le nombre d’adhérents grimper de 15%. Et ce, malgré le recrutement d’une collaboratrice chargée de labourer les nouveaux départements couverts (1) depuis l’extension de son agrément en 2019. « La volonté était là, mais dès mars 2020, rencontrer les entrepreneurs est devenu impossible ou très compliqué. Nous avons continué à informer, à prospecter… Ce travail a payé puisque nous avons gagné de nouveaux adhérents, pas au point, malheureusement, d’atteindre ces 15% ! » explique-t-il. A fin 2019, la CICPRM comptait 3 082 entreprises adhérentes. Un an plus tard, 287 de plus lui avaient confié la gestion des indemnités de congés payés de leurs personnels intermittents, soit + 9,32%. A fin 2021, elles sont 3 478 (+ 3,24%). Pour le directeur général, Patrick Astinot, « en neutralisant l’année 2020 ralentie par la crise sanitaire, la hausse depuis 2019 s’élève tout de même à 12,85% ».

Préserver les intérêts de tous

La Caisse collecte les cotisations des entreprises du secteur du transport, de la manutention et du nettoyage et assure pour leur compte le règlement des indemnités de congés payés à leurs salariés. Malgré la crise, elle n’a jamais ralenti cette mission, conférée par l’Etat (ministère du Travail). « Nous avons toujours veillé à exiger ces cotisations pour préserver les intérêts de la caisse, par exemple, en opérant les relances rapidement » confie Jean-Raymond Menotti. En 2020, le niveau de collecte a baissé de 4,44% mais il s’est redressé en 2021, à + 3,99%. « L’extension territoriale de notre agrément y est pour beaucoup, puisque les nouvelles entreprises adhérentes ont affilié plus de 2 000 salariés en plus » précise Patrick Astinot. A fin 2021, la structure affichait 39 880 salariés affiliés, quasiment au même niveau qu’en 2019 (40 362). Le nombre d’indemnités versées est reparti à la hausse (+ 6,33%) après une année 2020 en recul de 4,63%. « Ce chiffre indique que, même au cœur de la crise, les entreprises ont continué à travailler au service de l’activité économique du pays » souligne Jean-Raymond Menotti.

Garantir la qualité de service

La caisse qui emploie 17 collaborateurs à Marseille et 3 à Nice a dû mixer entre télétravail et présence dans les bureaux, tout en organisant une plus grande souplesse horaire, avec la possibilité d’arriver une heure plus tôt ou de repartir une heure plus tard. « Nous avons équipé les salariés pour que le télétravail se déroule dans les meilleures conditions, dès le premier confinement. Nous avons pu garantir le maintien de notre qualité de service en instaurant des binômes pour traiter les dossiers » ajoute le directeur général. Comme dans beaucoup de structures, la crise a accéléré la digitalisation (gestion électronique des documents, nouvel espace personnel internet, passage à la DSN…). Avec des effets immédiats : l’utilisation de la plateforme web a bondi de 10%, le nombre de salariés inscrits de 13% et le nombre de connexions moyennes quotidiennes de 15%. En 2022, cette transformation sera confortée. « Sur nos activités, mon souhait le plus cher est de continuer sur la lancée de la reprise de la croissance dans ce contexte toujours compliqué » conclut Jean-Raymond Menotti.
 
  1. La Caisse couvrait Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Var, Alpes-Maritimes, Gard, Lozère, Haute-Corse et Corse du Sud. En 2019, le ministère a étendu son agrément aux Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Hérault, Aveyron, Cantal, Lot, Tarn, Tarn-et-Garonne, Haute-Garonne, Ariège, Aude, Pyrénées-Orientales et Hautes-Pyrénées.


Rédigé par Jean-Christophe Barla, le Vendredi 21 Janvier 2022 | Lu 197 fois






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