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« La Méditerranée ne va pas si mal que ça… »


           

Organisatrice d’une journée d’échanges, tous les deux ans, afin de partager les connaissances, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse constate une situation plutôt stable pour 2020-2022 par rapport aux années précédentes avec une bonne qualité des eaux côtières.


Repeuplement de poissons en Méditerranée©Remy Dubas/Ecocean
Repeuplement de poissons en Méditerranée©Remy Dubas/Ecocean
« Si dans les années 80, le commandant Cousteau qualifiait la mer Méditerranée de cloaque, aujourd’hui on constate un effort considérable de la réduction de la pollution liée à l’assainissement des villes. 90% de la masse d’eau est en bon état chimique », indique Laurent Roy, directeur général de l’agence de l‘eau Rhône Méditerranée Corse. Du côté des  pollutions en microplastiques, en 10 ans une diminution de 86%  de la densité de plastique est enregistrée par les 42 stations de surveillance dans les eaux de la région même si  sa présence est avérée à Bonifacio, Menton et dans le delta du Rhône. Quant à l’état de santé des habitats marins, il reste stable pour les Posidonies par rapport à 2018 (11% de la surface d’herbiers détruite et 76% en bonne vitalité sur la façade littorale), et montre 56% des surfaces du coralligène altérées à cause d’activités comme la plongée sportive, la pêche ainsi que les ancres des navires.

« Notre action est d’analyser l’état de la Méditerranée, de financer des actions pour sa bonne santé. Nous travaillons à maîtriser les pressions d’usage avec un renforcement de la réglementation des mouillages de bateaux, le financement de sites de mouillage alternatif, etc. Idem en matière d’assainissement avec les stations d’épuration, l’amélioration des réseaux pour réduire la pollution par temps de pluie, et tout ce qui concerne les micropolluants. Sans oublier la restauration des milieux (installation de récifs artificiels pour faire revenir faune et flore). Bien sûr, l’adaptation au changement climatique est l’une de nos priorités », poursuit-il. Au total, 100 M€ par an sont investis pour la mer, communication et sensibilisation du public comprises. Depuis 2019, ce sont 135 M€ qui ont été apportés pour lutter contre la pollution domestique/industrielle et 60 M€ pour désimperméabiliser les sols et déconnecter les eaux de pluie des réseaux d’assainissement afin de réduire les pollutions à la mer.

Périmètre des compétences étendu… au large

Alors que son 11ème programme d’intervention (2019-2024) va s’achever et que son 12ème  (2025-2030) est en cours de préparation, d’ores et déjà le périmètre de compétences de l’agence Rhône Méditerranée Corse a été étendu de 2 à... 400 kilomètres des côtes. Conséquence de l’élargissement de son champ d’intervention au large ? L’agence a été mandatée pour gérer les nouveaux fonds biodiversité éolien en mer, intégrés au programme national de développement des énergies renouvelables qui prévoit d’autoriser 8 vastes parcs éoliens marins en France, dont 2 en Méditerranée.
Rappelons que cet établissement public de l’Etat sous tutelle du ministère de l’Environnement perçoit des redevances fiscales payées par tous les usagers et les réinvestit auprès des collectivités, industriels, agriculteurs et associations qui agissent pour améliorer la qualité de l’eau et des milieux. Il dispose d’une capacité d’aide annuelle d’environ 440 M€ et emploie 330 personnes. 


Rédigé par Marie-Odile Helme, le Vendredi 23 Juin 2023 | Lu 276 fois






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