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La crise soigne les bénéfices de Virbac


           

Le coronavirus n’a pas empêché le spécialiste de la santé animale, implanté à Carros (Alpes-Maritimes), d’améliorer sa rentabilité. Il prévoit de nouveaux investissements sur son site.


L'unité de production de vaccins pour chiens et chats ayant subi un incident technique à Carros, le produit pourrait connaître des ruptures dans les prochains mois. (JC Barla)
L'unité de production de vaccins pour chiens et chats ayant subi un incident technique à Carros, le produit pourrait connaître des ruptures dans les prochains mois. (JC Barla)
Avec 4 900 collaborateurs dans le monde, des sites de production dans dix pays et un chiffre d’affaires de 938 millions d’euros en 2019, Virbac est une référence en matière de santé animale. Et, contrairement aux craintes de sa direction lorsque la pandémie a débuté en Chine puis provoqué des mesures de confinement dans de nombreux pays, le secteur se relève plutôt bien. Sébastien Huron, président du directoire, et Habib Ramdani, directeur financier, ont présenté le 16 septembre les résultats du 1er semestre 2020, meilleurs que prévu. Le chiffre d’affaires au 30 juin progresse de 3,1%, le résultat opérationnel courant de 33,2% et le résultat net – part de groupe « explose » de 26,4 millions d’euros sur la période en 2019 à 47,2 millions d’euros en 2020 ! Si la crise coûte aux entreprises, elle permet aussi de réaliser des économies non négligeables (au détriment des sociétés d’événementiel, des compagnies aériennes, des agences de voyages…). Virbac en témoigne : « La forte croissance de notre résultat opérationnel est liée à la crise du COVID qui a entraîné la réduction des déplacements de nos collaborateurs, des séminaires, des congrès, la diminution des dépenses marketing, des études de recherche-développement non réalisées et des projets temporairement arrêtés » note le directeur financier. Des économies qui ne se prolongeront pas totalement sur le second semestre avec la reprise des activités à peu près partout, même si les voyages restent limités. « Nous avions énormément anticipé cette crise dès qu’elle est apparue en Chine, puis en Italie. Nous nous en sommes donc plutôt bien sortis, sans désorganisation » juge Sébastien Huron, en confiant néanmoins que des forces de vente ont été confinées assez longuement en Inde et aux Etats-Unis, qu’à la reprise des activités, les vétérinaires ne voulaient plus voir de vendeurs pour se concentrer sur leur clientèle ou que l’instauration d’une alternance des équipes dans les bureaux de contrôle qualité à Carros a freiné la sortie des produits et contraint à puiser dans les stocks de sécurité...

Augmentation de capacité à l’horizon

Si, en plus des ralentissements persistants au Chili ou en Inde, l’usine de Carros n’avait pas subi à la fin du 2ème trimestre une casse sur une canalisation souterraine, provoquant l’arrêt le 11 avril de la production durant plus de deux mois de vaccins pour chiens et chats, un segment qui représente 80 millions d’euros par an, Virbac pourrait entrevoir l’avenir sans trop craindre des ruptures de produits. « Cette usine est ancienne, certaines infrastructures ont entre 30 et 50 ans. Elle a repris progressivement mais il s’écoule plusieurs semaines entre la production et la libération des vaccins. Elle est au maximum de ses capacités. Il va falloir recréer une unité nouvelle ou associée. Nous y réfléchissons pour 2021 afin de préparer des capacités additionnelles dans les trois à quatre ans » indique le président qui projette, au mieux, une stabilité du chiffre d’affaires à périmètre réel (hors cession le 1er juillet de Sentinel, sa marque d’antiparasitaires, pour 410 millions de dollars à MSD Santé Animale). « Nous sommes sur un marché avec une belle résilience » note-t-il, s’avouant, malgré les incertitudes sur les niveaux de demande selon les pays, « plus optimiste aujourd’hui mais toujours vigilant ».


Rédigé par Jean-Christophe Barla, le Jeudi 17 Septembre 2020 | Lu 170 fois





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