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Le Pôle SCS met les intelligences physiques et artificielles en réseau


           

Le pôle Solutions Communicantes Sécurisées (SCS) a tenu au pôle Média Belle de Mai son « Intelligence Artificielle et Data Science Exhibition Day » le 28 septembre. L’IA offre des ressources insoupçonnées pour les entreprises et les collectivités.


Une vingtaine d'entreprises ont pu exposer leurs solutions d'IA et de gestion de données (photo JC Barla)
Une vingtaine d'entreprises ont pu exposer leurs solutions d'IA et de gestion de données (photo JC Barla)
« Jusqu’à ce qu’elle se penche vraiment sur le sujet et expose son besoin, une TPE/PME ne peut pas évaluer les progrès que les technologies d’intelligence artificielle et d’optimisation de gestion de ses données peuvent lui faire accomplir. Nous pouvons intervenir du diagnostic à l’exploitation et pour les en convaincre, nous les écoutons beaucoup et nous présentons de nombreux cas d’usages » assure Francis Destin, directeur région sud du groupe Soladis et de Soladis Digital. Son entreprise, spécialisée en conseil et analyse de la donnée, faisait partie de la vingtaine de structures de recherche et de sociétés conviées à exposer le 28 septembre à la journée « Intelligence Artificielle et Data Science » mise sur pied à Marseille par le pôle Solutions Communicantes Sécurisées. L’événement a permis à de nombreux intervenants de détailler leur savoir-faire mais aussi d’évoquer ces domaines complexes avec pédagogie…

Des preuves d’amélioration de performances

Président de Novasecur, éditeur de logiciels d’analyse de risques dont le pôle R&D est à Aix-en-Provence, Cedric de Serpos a ainsi expliqué le rôle que l’IA pouvait jouer en matière de « management du risque » dans une entreprise (financier, humain, fraude…) et pouvait être un outil d’arbitrage et d’aide à la décision, en particulier pour repérer les menaces les moins visibles et s’en prémunir. « Les algorithmes d’apprentissage peuvent faire « parler ces risques » dans tous les niveaux d’activité de la société et montrer le meilleur chemin vers la solution optimale » dit-il, arguant que la solution est source de performance et de réduction de coûts. Julien Muller, directeur technique d’Ezako, en a fourni une illustration à travers un projet mené pour l’Agence Nationale des Fréquences Radio (ANFR) et destiné à détecter rapidement et prédire les anomalies de fonctionnement sur ses 76 000 stations radioélectriques afin d’en faciliter la maintenance. « L’IA offre une qualité de contrôle plus homogène. Les réseaux de neurones ont extrait des connaissances que les techniciens chargés d’intervenir n’avaient pas. Nous avons conçu la solution comme un outil d’optimisation de leurs tâches. Elle a accru la prédiction des anomalies mais aussi la détection des faux positifs ». La Société du Canal de Provence (SCP) s’investit, elle, dans le projet « REImu » (Réseau d’Eau Intelligent multi-usages) pour mieux gérer, exploiter et suivre son réseau sur le territoire régional et servir ses clients. L’entreprise aixoise AIway et le cabinet marseillais DRO Consultant l’accompagnent dans sa démarche qui doit aboutir à un démonstrateur en 2022. Les tests probants effectués cet été sur des points-pilotes des installations vont permettre d’affiner les approches. « Nous sommes sur un travail de long terme » confie Frédéric Bonnadier, directeur du projet pour la SCP.

Nouvelles pistes pour l’innovation

Les collectivités s’intéressent aussi aux potentialités de l’IA. La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur participe ainsi à un consortium européen associant collectivités, opérateurs de transports, gestionnaires de réseaux, forces de sécurité… de 8 pays au sein du projet « Prevent PCP » dans un objectif de sécurisation des gares à travers la détection automatisée par l’IA des colis et bagages abandonnés et d’assurer le suivi de leurs propriétaires au sein des gares et stations équipées. Le budget du projet s’élève à 13 millions d’euros. Il permettra de lutter contre les risques terroristes mais aussi de traiter une cause récurrente des retards des trains. Les sociétés susceptibles de proposer des solutions sont invitées à se faire connaître, ce projet relevant d’une procédure particulière d’appui à l’innovation, l’achat public avant commercialisation (www.prevent-pcp.eu). Une réunion se tiendra à Marseille les 19 et 20 janvier 2022. L’expérimentation des technologies aura lieu notamment sur l’axe ferroviaire Marseille-Paris. Pour le colonel Patrick Perrot, coordonnateur IA au sein de la Gendarmerie Nationale, l’IA peut être plus qu’un appui au travail des agents en termes de sécurité intérieure, pour peu que les expérimentations soient autorisées et que l’importance de la souveraineté nationale soit bien mesurée dans ces domaines où d’autres pays et acteurs avancent très vite, souvent avec des contraintes moindres qu’en France ou en Europe. « L’objectif reste de protéger la population» , insiste-t-il, rappelant la proximité de la Coupe du monde de Rugby en 2023 et des Jeux olympiques en 2024 et des défis à relever pour les sécuriser. « L’IA, c’est mieux reconnaître, mieux détecter, mieux anticiper, mieux authentifier. Elle dépasse les capacités et performances de l’humain sur des tâches très spécialisées ».


Rédigé par Jean-Christophe Barla, le Mercredi 29 Septembre 2021 | Lu 610 fois






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