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Les patrons du tourisme se réunissent en conclave à Marseille


           

Rebaptisé "Conclave des patrons du tourisme", le "voyage des patrons" organisé annuellement par TourMag.com s'est tenu dans la cité phocéenne. Au menu, des discussions à huis-clos sur l'avenir de ce secteur très touché par la Covid-19.


Les principaux agents de voyage français se sont donnés rendez-vous "en conclave" à Marseille (photo : F.Dubessy)
Les principaux agents de voyage français se sont donnés rendez-vous "en conclave" à Marseille (photo : F.Dubessy)
"Même si nous n'avions été que quatre, il n'était pas question d'annuler !", lance Maxime Tissot, directeur de l'Office de tourisme et des congrès de Marseille, et coorganisateur avec le journal TourMag.com et Avis du "Conclave des patrons du tourisme" du 23 au 25 octobre 2020. Vingt-quatre étaient finalement présents dans la cité phocéenne.
 
"Le voyage des patrons a lieu une fois par an, en général à l'étranger, depuis seize ans, explique Jean Da Luz, directeur de la publication du site référence des professionnels du tourisme TourMag.com qui a créé l'évènement. "C'est la rencontre entre les principaux acteurs de l'industrie du tourisme pour discuter des problématiques des uns et des autres. Se parler c'est déjà mieux que de rester chacun isolé dans son coin", note-t-il.
 
Couvre-feu oblige, la manifestation s'est déroulée dans un grand hôtel marseillais et les discussions ont eu lieu à huis-clos. Au programme des causeries du soir : un point sur la situation, une vision des perspectives et des stratégies d'actions à mettre en place. Les journées étaient consacrées à des visites de la cité phocéenne.
 
Une réunion attendue d'autant plus que le salon de la profession, le Ditex, prévu en mars 2020 au Palais du Pharo, puis reporté en juillet 2020 a finalement été reprogrammé en mars 2021.

Des lueurs d'espoir

Jean Da Luz, organisateur de la manifestation, évoque un "chamboulement" de l'industrie touristique (photo : F.Dubessy)
Jean Da Luz, organisateur de la manifestation, évoque un "chamboulement" de l'industrie touristique (photo : F.Dubessy)
"Aujourd'hui, nous avons un manque de visibilité et de lisibilité sur l'avenir d'une profession mal en point avec la perspective de connaître une année blanche en termes de business", souligne Jean Da Luz. "Malgré les aides de l'Etat, il va falloir passer à la caisse avec un redémarrage du chiffre d'affaires qui va être très progressif alors qu'il faudra rembourser les prêts et que viendront les charges. Nous sommes à l'aube d'un chamboulement total de l'univers de l'industrie du voyage", prédit le patron et fondateur de TourMag.com.
 
"Avant les organisateurs avaient peur que leurs clients ou leurs salariés attrapent la Covid-19. Aujourd'hui, leur crainte va plus loin : ils savent que leur manifestation a 95% de chances d'être annulée", souligne Maxime Tissot.
 
"Je suis quelqu’un de très optimiste. Nous essayons de tenir avec nos moyens dans une situation plutôt inconfortable", constate Adriana Minchella (Ellipse Voyage), présidente du CEDIV regroupant 260 agents de voyages indépendants. "Nous sommes plus spécialisés sur la France, donc nous nous en sortons mieux."
 
"Les lueurs d'espoirs existent, notamment avec la mise en place promise des tests antigéniques dans les aéroports à la fin octobre (NDLR : l'aéroport de Marseille en propose depuis le 22 octobre)", souligne Jean Da Luz. "Beaucoup de Français veulent continuer à partir et se heurtent au problème de l'obtention des résultats des tests dans les 72 heures. Les test antigéniques permettent de les avoir dans la demi-heure. Ceci assurerait déjà de débloquer un certain nombre de situations." Même écho chez Valéry Muggeo (gérant d'Ama Tourisme à Grenoble). Président de la coopérative Selectour, premier réseau français d'agences de voyages, il voit dans ces nouveaux tests "un moyen de redonner confiance à nos clients pour programmer leurs vacances de fin d'année."

Être prêt dès la reprise

Maxime Tissot garde le lien avec les professionnels du tourisme et se dit prêt à dégainer quand tout repartira (photo : F.Dubessy)
Maxime Tissot garde le lien avec les professionnels du tourisme et se dit prêt à dégainer quand tout repartira (photo : F.Dubessy)
Si Adriana Minchella, présidente du CEDIV affirme "ne pas avoir de boule de cristal", elle précise "travailler à la préparation de la reprise. Nous n'abandonnons pas. Notre armée se bat sur tous les fronts depuis sept mois. La voiture est toujours entretenue, nous essayons de la faire belle. Nos troupes doivent garder le moral pour être prêtes à la conduire quand tout repartira."
 
L'heure est bien désormais à l'avenir. "Nourrissons-nous de l'espoir de redémarrer. C'est ce qui fera la différence", lance le directeur de l'Office de tourisme et des congrès de Marseille. Voilà pourquoi il insiste sur la nécessité de "garder le lien avec les professionnels. Ils doivent connaître notre offre." En retour, Valéry Muggeo affirme avoir dit à ses "agents de voyages de ne pas laisser leurs clients, de continuer à les appeler. Car, le jour où tout reprendra, il sera essentiel que nous ayons été présents."
 
Maxime Tissot assure "avoir dans les cartons une campagne de communication prête à dégainer dès que tout repartira. Nous sommes déjà prêts à écrire à toutes les fédérations pour leur proposer de faire leur congrès chez nous."


Rédigé par Frédéric Dubessy, le Lundi 26 Octobre 2020 | Lu 2226 fois






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