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Les professionnels français du numérique louent le hub internet mondial de Marseille


           


Les intervenants se sont félicités de la présence d'un grand hub internet à Marseille (de g.à d.: Frédéric Ronal (CCIAMP), Pierre-Marie Lehucher (Numeum), Olivier Cazzulo (Numeum) et Fabrice Coquio (Interxion) (photo: F.Dubessy)
Les intervenants se sont félicités de la présence d'un grand hub internet à Marseille (de g.à d.: Frédéric Ronal (CCIAMP), Pierre-Marie Lehucher (Numeum), Olivier Cazzulo (Numeum) et Fabrice Coquio (Interxion) (photo: F.Dubessy)
"Le numérique de demain est à Marseille". Le ton était donné dès l'ordre du jour de cette rencontre organisée par Numeum, mercredi 30 mars 2022 au 30e étage de la Tour la Marseillaise. L'organisation professionnelle des entreprises du numérique en France (2 300 adhérents réalisant 85% du CA du secteur, soit plus de 60 mrds€ avec 530 000 salariés) voulait que ses membres "viennent toucher du doigt cette chance unique que nous avons à Marseille d'avoir dix-neuf opérateurs de câbles sous-marins. A partir de là, tout l'ecosystème peut se développer", commente Olivier Cazzulo, administrateur et délégué régional Sud de Numeum. Il représente 250 entreprises, le second contingent de l'association après l'Ile-de-France.

Implantée dans la cité phocéenne depuis 2014, Interxion symbolise la nouvelle place prise dans cette industrie avec ses data centers. "Marseille est un cas atypique. La ville est passée du 44e rang mondial voici sept ans au 7e aujourd'hui. Devenue un très grand hub, elle est sur la trajectoire d'atteindre bientôt, avec quinze câbles sous-marins, et six dans les deux ans à venir, le 5e à minima", souligne son président France, Fabrice Coquio.

"Le hub marseillais permet d'irriguer des usages numériques à moindre coût et plus facilement. Et pour que ça marche, il faut des data centers. Cinquante villes dans le monde jouent principalement ce rôle de hubs de données, dont Marseille, Singapour et Miami parmi les plus dynamiques et les plus développés", indique-t-il. Et de préciser que "les câbles sous-marins permettent de réduire par dix le coût d'installation par rapport à ceux terrestres. Dans les vingt dernières années il a été baissé par dix pour une vitesse multipliée par cinquante. Cette position de Marseille est donc liée à la géographie", précise Fabrice Coquio.

Une plate-forme numérique pour agréger les données économiques européennes et africaines

Pour Frédéric Ronal, vice-président de la Chambre de commerce et d'industrie métropolitaine Aix-Marseille-Provence (CCIAMP), "l'Afrique est une place numérique très importante." Il souligne également que "la problématique pour les entreprises africaines est de trouver de l'information alors que les marchés publics et privés sont difficile d'accès pour les Pme."

La CCIAMP travaille donc sur un projet baptisé Africa Data, une plate-forme numérique agrégeant les données économiques européennes et africaines qui s'implantera à Marseille. "Nous aurons besoin de l'aide de tout le monde. Celle des pays africains comme celle des experts pour structurer la data et être crédibles pour présenter un dossier et déclencher des financements. La data est le patrimoine économique, le pétrole, l'or de demain", clame Frédéric Ronal. "La data se trouve au cœur, de notre révolution économique. Elle est un objet de développement pour la France comme pour l'Afrique. Pour les entreprises françaises, comme pour les entreprises africaines", renchérit Pierre-Marie Lehucher, co-président de Numeum.


Rédigé par Frédéric Dubessy, le Mercredi 30 Mars 2022 | Lu 400 fois






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