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Pellenc ST mise sur l’essor de l’économie circulaire


           

Spécialiste des machines de tri automatisé de déchets, la société vauclusienne progressera en 2020 malgré une crise qui complique sa prospection à l’international. Elle programme de nouveaux investissements.


Les machines Mistral + ont été dotées d’une nouvelle architecture électronique et logicielle, « CNS » (Central Nervous System), pour intégrer plus facilement de nouvelles technologies. (Photo JC Barla)
Les machines Mistral + ont été dotées d’une nouvelle architecture électronique et logicielle, « CNS » (Central Nervous System), pour intégrer plus facilement de nouvelles technologies. (Photo JC Barla)
Aujourd’hui, Pellenc ST a disséminé dans le monde, sur une quarantaine de pays, plus de 1 800 machines de tri automatisé pour les industriels du traitement et du recyclage de déchets. Vingt-quatre d’entre elles ont été récemment installées en Espagne, près de Madrid, mais l’entreprise se déploie également au Royaume-Uni, en Pologne, en Turquie, au Japon, au Brésil, au Mexique, au Canada, aux Etats-Unis et jusqu’en Australie au point que 70% de son chiffre d’affaires provient de l’export. La pandémie mondiale liée à la COVID-19 aurait pu altérer sa croissance. Mais Pellenc ST s’est adaptée. « Aux Etats-Unis, 75% des projets ont été arrêtés ou reportés. Cependant, notre équipe « services » a très bien fonctionné sur ce pays qui reste un axe fort pour nous », souligne Jean Hénin, le président.  « Toutes nos équipes locales sont restées très mobilisées pendant cette crise auprès de nos clients. Depuis le siège, nous avons également affiné nos méthodes pour entretenir le lien et pris des initiatives qui nous ont permis de promouvoir différemment notre savoir-faire. Notre dynamique est restée forte sur l’Europe du Sud. Nous accentuons notre pénétration en Europe du Nord sur le Benelux et l’Allemagne, plus seulement en Grande-Bretagne, et sur l’Europe de l’Est où nous structurons actuellement une équipe technique et commerciale ». Ces efforts paient : l’entreprise table sur un chiffre d’affaires de 45 millions d’euros en 2020 contre 42 millions d’euros l’an dernier. Et les recrutements se sont poursuivis puisqu’elle compte maintenant près de 200 salariés.

Croissance à enjeux multiples

Convaincu que les pratiques d’économie circulaire vont se généraliser en France comme à l’international, Jean Hénin entend « mettre les gaz » au vu des besoins qu’il pressent. « Nous avons défini un plan industriel de développement qui se veut réaliste pour accélérer notre transformation et notre montée en compétences, tant sur les hommes que sur les infrastructures. Nous prévoyons d’investir 20 millions d’euros d’ici à 2025 ». Le dirigeant vise un quasi-doublement du chiffre d’affaires sur la période, entre 80 et 85 millions d’euros, et une augmentation de l’effectif jusqu’à 250 ou 350 personnes. Cette nouvelle phase d’expansion s’engage avec l’acquisition imminente de 10 000 m2 autour de son site de Pertuis et l’annonce de l’édification de deux bâtiments de 1 500 m2 chacun en vue de pouvoir s’appuyer, à partir de 2022, sur un nouveau centre de production et de prototypage. L’amélioration continue des machines, par l’innovation technologique, l’intelligence artificielle et la connectivité à distance afin d’optimiser la qualité de tri n’empêche pas l’entreprise d’œuvrer parallèlement à une réflexion sur l’écoconception aux côtés des industries qui génèrent des emballages. « Pour mener toutes ces batailles, l’agilité est indispensable. Nous y veillons » affirme Jean Hénin.


Rédigé par Jean-Christophe Barla, le Mercredi 14 Octobre 2020 | Lu 175 fois






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