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Un CES moteur pour les lauréats CleanTech


           

Le 1er février, la pépinière CleanTech du technopôle de l’Arbois a convié une centaine de personnes à un « retour d’expérience » de ses start-ups parties au CES de Las Vegas. Cinq y ont été distinguées.


Depuis 2017, les start-ups du technopôle de l'Arbois ont remporté 26 trophées au CES de Las Vegas (Photo JC Barla)
Depuis 2017, les start-ups du technopôle de l'Arbois ont remporté 26 trophées au CES de Las Vegas (Photo JC Barla)
« En participant à un salon international comme le CES de Las Vegas, vous vous mettez dans une situation de réussite. Ensuite, vous n’avez pas d’autre choix que de la cultiver, en entretenant sans cesse cette passion et en continuant à innover pour faire grandir votre entreprise » a lancé Roger Pellenc, président du Technopôle de l’Environnement Arbois-Méditerranée, à la centaine de dirigeants et invités du traditionnel « 12-14 » du site, consacré au retour d’expérience de l’événement international, le 1er février. La délégation de la métropole Aix-Marseille Provence comptait une dizaine de jeunes sociétés innovantes (sur les 22 de la région) du 5 au 8 janvier à cette grand-messe de l’électronique qu’est le Consumer Electronic Show et cinq sont revenues avec des récompenses, Agrove, Cearitis, ChargePoly, Green Systems Automotives et Neptech, ce qui en fait la région la plus distinguée de France (Ile-de-France en a eu cinq aussi mais trois au seul groupe Schneider Electric). « Il y a eu moins de participants que les années précédentes mais les visiteurs étaient beaucoup plus qualifiés. Sur les 800 start-ups présentes parmi les 2 300 entreprises exposantes, 130 étaient françaises » confie Julie Davico-Pahin, dirigeante d’Ombrea, et présidente déléguée de la French Tech Aix-Marseille. « Les start-ups ont pris le pouvoir cette année en raison de la défection de plusieurs grands groupes. Leurs solutions ont du coup acquis une visibilité accrue » ajoute Frédéric Guilleux, directeur du technopôle et de la pépinière CleanTech.  

Un prix pour sortir du lot

Premier impact, avant même le nombre de contrats signés : la notoriété conquise par chaque société. Cearitis qui propose des systèmes de biocontrôle connectés contre les ravageurs pour protéger l’intégrité des cultures, notamment les oliviers contre la mouche de l’olive, a eu droit à des reportages sur TF1 et BFM. Environ 1 800 médias internationaux étaient sur place. Elle avait pris soin de s’appuyer sur une agence de relations presse pour maximiser l’écho donné à sa présence. « Quand on décide de faire le CES, il faut s’impliquer à 100% » souligne Marion Canale, cofondatrice avec Solena Parola. C’est ce qu’a fait BioPoolTech qui décline ses innovations pour la piscine dans les domaines de l’habitat et du jardin. « Nous avons pu avoir accès à des interlocuteurs de top management » assure Emmanuel Berthod, son codirigeant, en pleine expansion du réseau de franchisés en France. A la tête de Green Systems Automotives, conceptrice d’un boitier de conversion des biocarburants pour les deux-roues motorisés, les véhicules de loisirs et le nautisme, dispositif déjà distingué en 2020 au CES, Olivier Barts et Olivier Francini perçoivent clairement l’événement comme un accélérateur de business. « Dans les jours qui viennent, nous ouvrirons une filiale au Canada pour déployer nos technologies sur le continent nord-américain » expliquent-ils. Même constat pour Clément Rousset, cofondateur et responsable ingénierie de Neptech, qui a imaginé des navettes maritimes « zéro émission » pour le transport de passagers et de marchandises. Des discussions sont en cours avec un important opérateur de navires de passagers aux Etats-Unis. « Il faut oser candidater au CES dès lors qu’on veut afficher son ambition internationale » conseille-t-il.

Clients potentiels en direct

Pour Pascal Nuti, dirigeant de Solable, qui enchaîne les CES depuis sa 1ère récompense en 2017, la première participation avait débouché sur un partenariat avec la chaîne de distribution Boulanger pour son dispositif de purification naturelle de l’eau, Lavie. Cette année, elle présentait des réservoirs de grande capacité pour les entreprises ou le foyer. « Le salon est une opportunité pour évaluer l’intérêt de sa solution auprès de clients potentiels. Nous avons pu noter que le marché était vraiment ouvert là-bas pour nous. Nous sommes prêts à y aller ». Maca Flight a séduit les visiteurs avec l’introduction en réalité augmentée de son concept de véhicule volant mi-voiture/mi-hélicoptère à décollage vertical et propulsé à l’hydrogène dont il envisage la commercialisation en 2023. « Ce branding est primordial pour accrocher l’oeil » juge Thierry de Boisvilliers, son PDG. Pour Quentin Rousselot (Agrove), le plus dur commence désormais. « Le CES, c’est beaucoup de travail en amont pour préparer ses contacts. Mais aussi après pour les suivre et y croire ! ».


Rédigé par Jean-Christophe Barla, le Jeudi 3 Février 2022 | Lu 294 fois






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