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Corsica Linea a le vent en poupe


           



La compagnie maritime héritière de la SNCM a réalisé un bon cru 2016 avec 470 000 passagers et 875 000 mètres linéaires de fret. Corsica Linea projette une excellente année 2017 avec des réservations estivales en hausse de 40%.


"Nous avons ramené sur le Port de Marseille beaucoup de passagers et de fret et tout le monde en bénéficie. Nous voulons qu'il redevienne le port de desserte de la Corse". Pierre-Antoine Villanova se projette déjà vers l'avenir. Avec une grande confiance. Si l'année 2016 a été « légèrement rentable » de l'aveu du directeur général de Corsica Linea, l'année 2017 devrait être « plus que rentable ». Le compteur des réservations pour la période estivale (15 juin au 15 septembre) s'affole déjà avec une progression de 40% par rapport à l'an dernier. Née en mai 2016 pour remplacer une SNCM exsangue et criblée de dettes, la compagnie maritime a hérité de son actif (ses six navires évalués à 200 M€) et partait déjà sur de bonnes bases avec zéro dette. Voilà qu'elle réalise déjà des résultats avec une bonne première année soldée par 470 000 passagers accueillis, 875 000 mètres linéaires de fret transporté et 170 M€ de chiffre d'affaires.

2017 devrait s'inscrire dans la même veine avec quelques défis. D'abord celui d'emporter la DSP transitoire sur la desserte entre le Continent et la Corse. Cette délégation de service public sera attribuée par l'assemblée de Corse le 26 juillet 2017. Ensuite celui d'augmenter significativement le fret pour réaliser son équation gagnante résidant dans un équilibre entre les marchandises et le nombre de passagers transportées. Selon la formule de Pierre-Antoine Villanova, « l'objectif est de rentabiliser le navire avec le garage et faire du bénéfice avec les passagers. »

Si le trafic entre la Corse et le Continent ne pose pas de problème – les ports de Bastia et d'Ajaccio sont saturés actuellement principalement grâce aux actionnaires de la compagnie qui génèrent la moitié du fret – le pari demeure sur la Tunisie et l'Algérie. Alors que ces deux pays représentent le tiers du chiffre d'affaires de Corsica Linea, le fret y reste marginal.

Un renouvellement de flotte – avec un retrait du Méditerranée dès la fin de la saison estivale - devrait aider à développer ce trafic vers l'Afrique du Nord et fournir de nouvelle capacités pour l'Île de Beauté. Car, comme tient à le rappeler Pascal Trojani, président de Corsica Linea, « le but de la démarche est bien de sécuriser le transport de fret entre le continent et la Corse, axe qui reste prioritaire. Au Maghreb, le potentiel n'est pas le même qu'en Corse. »

Frédéric Dubessy

photo (copyright F.Dubessy): Pascal Trojani et Pierre-Antoine Villanova, respectivement président et directeur général de Corsica Linea, veulent développer le fret avec l'Afrique du Nord.

fdubessy


Rédigé par fdubessy, le Jeudi 22 Juin 2017 | Lu 0 fois





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