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Esso injecte 72 M€ dans la raffinerie de Fos pour rester dans la course


           



Deuxième raffineur de l’Hexagone, avec une capacité de raffinage de 18,5 MT de brut par an, Esso SAF a investi 72 M€ dans la maintenance et la modernisation de son unité de Fos-sur-Mer en 2016 et 2017. Des investissements voués à pérenniser et renforcer la compétitivité du site qui figure dans le peloton de tête du groupe Exxon Mobil.

Pendant que Total convertit sa raffinerie de La Mède en unité de production de biocarburants, Esso mise gros sur sa raffinerie de Fos pour en améliorer sa performance. Ainsi entre 2016 et 2017, plus de 72 M€ ont été investis par Esso dont 63 M€ pour mettre en œuvre le plus grand arrêt technique jamais réalisé sur le site depuis sa construction en 1965. « Améliorer notre compétitivité est la seule façon de gagner dans un marché qui a profondément changé et appelé à se contracter », a expliqué, le 26 mars dernier, Antoine du Guerny, Pdg du groupe Esso SAF. Un contexte où la demande française est quasiment stable (+0,6%) et où la capacité de raffinage a chuté de 11% en 2017.    

« Fos est la troisième raffinerie du groupe Exxon en terme de performance, derrière Anvers et Slagen en Norvège. Nous sommes en mesure de prendre la deuxième place », a précisé le nouveau directeur du site Stefaan Van Severen.

Trois ans de préparation ont été nécessaires pour mener à bien ce grand arrêt. « 500 équipements ont été inspectés et rénovés. Nous avons profité de cet arrêt réglementaire effectué tous les six ans pour mener à bien de nouveaux projets. Nous avons installé un nouveau bac de gazole en un temps record, réalisé des travaux d’intégration thermique sur le naphta-hydrofiner pour 5 M€ et augmenté la capacité de conversion du craqueur analytique. Nous avons également remplacé la méduse qui permet d’éviter la dispersion de particules », détaille Stefaan Van Severen.

La raffinerie de Fos qui présente une capacité de 6,7 MT de brut par an entend ainsi réduire sa consommation énergétique et s’adapter à la mutation du marché. « Nous tendons vers zéro fuel lourd. Notre projet consiste à être prêt pour l’introduction d’un taux de soufre à 0,5% à partir de 2020. Beaucoup de sites qui n’ont pas investi vont être contraints d’importer des bruts à faible taux de soufre », a averti le directeur du site. La raffinerie de Fos qui emploie 250 salariés et 200 contractants recrute actuellement 14 personnes (opérateurs, maintenance, ingénieurs).

16,1 MT de brut ont été traitées à Fos et à Notre-Dame de Gravenchon (11 MT) en 2017. La raffinerie normande réalise son grand arrêt cette année. Esso SAF, qui a bénéficié d’un raffermissement des marges brutes de raffinage à 34€ la tonne en moyenne contre 25€/T en 2016, a réalisé un résultat net de 159 M€ en 2017.

Nathalie BUREAU DU COLOMBIER

Photo : Stefaan Van Severen, directeur de la raffinerie de Fos-sur-Mer et Antoine du Guerny, Pdg du groupe Esso SAF. Photo N.B.C

nbdc


Rédigé par nbdc, le Jeudi 29 Mars 2018 | Lu 1 fois





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