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ITER : une filière industrielle en émergence


           



Avec plus d'un millier de participants dont 55% étrangers, l'ITER Business Forum (IBF) d'Avignon a démontré que, malgré les retards, le projet mobilise des industriels et des laboratoires partout dans le monde. Il reste des places à prendre !

"Il ne faut pas attendre que la fusion fonctionne. Les bénéfices d'ITER doivent s'engranger dès maintenant ! Beaucoup de compagnies l'ont compris à travers le monde" a indiqué Gerassimos Thomas, directeur général adjoint de la Commission Européenne, en ouverture de l'ITER Business Forum le 29 mars à Avignon. L'événement qui a réuni plus de 1 000 participants a permis de mesurer combien le projet de réacteur expérimental de fusion nucléaire impacte la recherche et l'industrie sur la planète. Si les Provençaux perçoivent ITER à travers les convois qui, ponctuellement, empruntent de nuit les routes entre Berre et Saint-Paul-lez-Durance, ou, pour les plus curieux, en se rendant aux abords du site ou en le visitant, des milliers d'ingénieurs, de techniciens, d'ouvriers, de scientifiques apportent leur contribution à la conception et la construction de la machine sans avoir la moindre idée du territoire où ces équipements ont vocation à être implantés. Malgré un calendrier profondément décalé (les documents initiaux promettaient un premier plasma pour 2016 !) et des coûts prévisionnels explosés, ITER est une réalité comme le prouvent les nombreuses photos présentées aux congressistes par les responsables des sept agences domestiques des partenaires du projet (Europe, Japon, Inde, Etats-Unis, Russie, Chine, Corée du Sud).

Contributions attendues

L'échéancier a été redéfini par le directeur d'ITER Organization, Bernard Bigot, et ses équipes sur l'approche technique la plus réalisable. Le premier plasma est désormais annoncé pour décembre 2025. Mais tous ceux qui pensent détenir une solution pouvant intéresser le projet doivent se manifester. "Entre 2017 et 2020, 1,6 milliard d'euros de marchés vont être passés" indique Johannes Schwemmer, directeur de l'agence européenne Fusion for Energy (F4E). "Pour prendre conscience de l'ampleur internationale de ce projet, il faut que les industriels viennent juger sur place et nous rencontrent, conseille Bernard Bigot. Ensuite, ils doivent chercher comment constituer ou intégrer des consortiums car le volume de contrats que nous passons n'est pas accessible à une entreprise seule. Les PME peuvent nous apporter des solutions". Pour Jacques Vayron, directeur de l'agence ITER France, la région n'a pas fini d'en mesurer les retombées : "Les autres grands projets comme le CERN en Suisse, le JET au Royaume-Uni ou le Laser Mégajoule dans le Sud-Ouest ont débouché sur un fort déploiement du tissu économique autour de l'implantation. Il est déjà visible en Provence sur de nombreux plans. La montée en puissance du projet va générer pour les entreprises bien d'autres opportunités de se positionner".

Jean-Christophe Barla

jcbarla


Rédigé par jcbarla, le Mercredi 3 Mai 2017 | Lu 0 fois





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