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La CICPRM défend son modèle et veut le renforcer


           



La Caisse Interprofessionnelle des Congés Payés de la Région Méditerranéenne pour les métiers du transport et du nettoyage a versé près de 110 000 indemnités en 2018. Elle espère obtenir un agrément de l’Etat pour étendre son service aux « zones blanches » du sud.

« En une dizaine d’années, le nombre de salariés traités par la CICPRM a quasiment doublé, passant de 23 000 à 40 000, le nombre d’indemnités réglées passant de 51 000 à près de 110 000. Créées en 1936, nos caisses de congés payés, dotées de leur aspect social originel, sont le seul et unique moyen de garantir les droits à congé des travailleurs, calculés avec justesse et sans aucune discrimination » a affirmé Jean-Raymond Menotti, président de la Caisse Interprofessionnelle de Congés Payés de la Région Méditerranéenne, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de vœux au siège de l’association à Marseille, le 25 janvier. En 2018, l’institution a agi pour plus de 3 000 entreprises affiliées, issues du transport et du nettoyage, qui lui ont déclaré 4 000 salariés supplémentaires par rapport à 2017. « En 20 ans de présidence, je n’ai jamais cessé de croire en la vertu et l’utilité de ce modèle » insiste le fondateur du groupe familial de transport Lomatrans, à Châteauneuf-les-Martigues, désormais dirigé par son petit-fils. En 2019, la Caisse espère que l’Etat en reconnaîtra aussi la viabilité, en accordant, via le ministère du Travail et le Journal Officiel, un agrément pour intervenir sur des départements jusqu’alors jamais couverts.

Garantie de sécurité

Trois caisses subsistent en France à Paris (CICPRP), Marseille et Lyon (CICP2R qui a absorbé Bordeaux). Elles ont discuté d’une répartition géographique qui leur permettrait une couverture nationale. Les entreprises du transport et du nettoyage de ces « zones blanches » auraient alors l’obligation d’adhérer à leur caisse régionale et d’y déclarer les salariés embauchés depuis moins d’un an. « Rien ne serait imposé, souligne le directeur général de la CICPRM, Patrick Astinot. Nous irons rencontrer leurs dirigeants pour exposer notre mode de fonctionnement. Ce serait une opportunité de tester le modèle, d’en mesurer concrètement l’intérêt et, en cas de satisfaction, de déclarer ensuite l’ensemble de leurs salariés. Par le passé, la très grande majorité des entreprises a effectué ce pas ! ». Convié à la cérémonie, le directeur de la CICPRP, Laurent Citton, soutient qu’une telle évolution supprimerait une discrimination territoriale tant pour les entreprises que les salariés tout en confortant la sécurité juridique de leur relation dans le calcul des congés. « Chaque caisse conservera son rôle de proximité, mais restera libre de s’organiser à sa guise pour ajuster au mieux le coût de son service et baisser les cotisations » confie-t-il. Employant une vingtaine de salariés, la CICPRM intervient actuellement sur 8 départements*. Après avoir instauré en 2018 le télérèglement des cotisations et réduit les délais d’indemnisation sous la barre des trois jours en moyenne, elle se prépare à la perspective en investissant en 2019 dans l’amélioration de son système d’information.    

*Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Var, Alpes-Maritimes, Gard, Lozère, Haute-Corse et Corse du Sud.

Jean-Christophe Barla

photo JC Barla: Jean-Raymond Menotti, président de la CICPRM, et Patrick Astinot, directeur général.

jcbarla


Rédigé par jcbarla, le Vendredi 1 Février 2019 | Lu 5 fois





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