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La FBTP 13 dévoile ses 7 priorités pour la relance


           



35 : c’est le nombre de rencontres avec les candidats aux législatives des cinq principaux partis (LR, REM, PS, FI et FN) organisées par la FBTP des Bouches-du-Rhône depuis la mi-mai. Autant de rendez-vous mis à profit par Philippe Deveau le président de FBTP 13, pour faire entendre les préoccupations des dirigeants. Et surtout de présenter la synthèse des 112 propositions pour « reconstruire la France » émises par la Fédération française du bâtiment (FFB).

Une feuille de route résumée en sept priorités autour d’un fil rouge : « fluidifier la vie des entreprises », explique M. Deveau. Ces propositions mêlent vieilles revendications patronales : assouplir les règles d’embauche et de licenciement, simplification des normes... et  nouveaux combats comme la lutte contre le dumping social, la suppression du compte pénibilité et de l’ISF. « Véritable aberration », « le compte pénibilité devrait être remplacé par une simple contribution financière », estime le président de la FBTP 13. En dépit des promesses de simplification faites par les gouvernements successifs, les dirigeants s’inquiètent de l’inflation réglementaire... « une inflation qui renchérit le coût des logements. « L’addition des normes d’accessibilité handicapés, de réglementation thermique s’est traduit par une hausse de 30 000 euros des prix en 7 ans », constate M. Deveau.

Autre cheval de bataille : les travailleurs détachés. « Un dispositif légal qui représente un avantage commercial de 10 à 12% pour les entreprises qui y ont recours », note le patron de la FBTP 13. « Et de 50% quand les dits travailleurs sont embauchés clandestinement ». Cette facilité a évidemment un coût social. « Un travailleur détaché est attiré par la seule carotte financière. Il ne pèse pas dans le PIB du pays comparé à un compagnon salarié d’une entreprise qui vit ici, cotise ici, consomme ici... ».

Quand la reprise coûte cher !

Le président de la FBTP 13 pointe par ailleurs « le fléau des offres anormalement basse qui met en péril les entreprises ». Un dumping qui représente « plus de 10% du marché dans le département » selon lui. « Avec mon entreprise (Ndlr. Mediane Construction), sur un marché para-public, je me suis retrouvé confronté à une offre inférieure de 600 000 euros alors que la nôtre était déjà au ras des pâquerettes », témoigne M. Deveau. In fine, toute le monde est perdant : « la boîte concurrente a été liquidée et le maître d’ouvrage a été obligé de relancer une consultation... ».

Autre sujet d’inquiétude : la situation de la trésorerie des entreprises. « On vit un paradoxe. La reprise de l’activité est là puisque l’on table sur 3% de croissance en 2017, mais elle coûte cher. On note une progression des dépôts de bilan. Les boîtes qui n’ont pas de fonds de roulement doivent avancer les fonds pour engager les travaux. Si les paiements tardent comme c’est malheureusement trop souvent le cas, elles se retrouvent dans le rouge et non souvent pas d’autres choix que de déposer le bilan »

Jacques Poulain

Photo : Philippe Deveau, président de la FBTP 13 © JP

oolive


Rédigé par oolive, le Vendredi 9 Juin 2017 | Lu 0 fois





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