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La Société du Canal de Provence va injecter 580 millions sur la région


           



La Société du Canal de Provence a dévoilé le 8 février son Plan Pluriannuel d’Investissement sur 20 ans afin de renforcer les aménagements hydrauliques pour l’agriculture, l’industrie et les collectivités.

« Notre mission est de continuer à sécuriser l’approvisionnement hydraulique de notre région dans un contexte de réchauffement climatique qui complique la situation dans de nombreuses parties du territoire. Nous allons investir 580 millions d’euros sur 20 ans dont 70% vont être consacrés à des aménagements hydroagricoles » explique Philippe Vitel, président de la Société du Canal de Provence (SCP) qui a renouvelé le 8 février son conseil d’administration et présenté son bilan et ses orientations. Sur ce montant, 287 millions d’euros vont bénéficier au Var, en particulier pour la viticulture et la desserte de 20 000 hectares supplémentaires, 90 millions d’euros dans les Bouches-du-Rhône, 78 millions d’euros dans les Alpes-de-Haute-Provence, notamment sur le plateau de Valensole, 65 millions d’euros dans le Vaucluse (vallée du Calavon et sud Luberon). 58 millions d’euros restent à affecter à des projets génériques. « 70% pour l’agriculture, c’est un changement majeur car nos investissements étaient jusqu’alors liés à la desserte des collectivités, indique Bruno Vergobbi, directeur général de la SCP. Les Bouches-du-Rhône est un département déjà très bien desservi, mais nous devons boucler des projets autour du CEA Cadarache et d’ITER, autour des pôles industriels du sud de l’étang de Berre et améliorer l’approvisionnement en eau de collectivités, en concertation avec la métropole Aix-Marseille-Provence, qui s’est désormais substituée dans notre actionnariat à la ville de Marseille, aux côtés de la région Sud, autorité concédante ».

Produire de l’énergie renouvelable

En 2018, le chiffre d’affaires a atteint 110 millions d’euros pour un effectif de 500 collaborateurs. La SCP a vu ses activités de « solutions pour l’eau » en irrigation et d’ingénierie progresser sur l’exercice écoulé. « En 2016, notre part « services » avoisinait 10% du chiffre d’affaires, nous avons achevé 2018 autour de 14% et visons 16% en 2020 » précise le directeur. Autre ambition : développer les énergies renouvelables en passant d’une production de 10 GW/h à 18 GW/h en 2020 pour parvenir à « un bilan énergétique positif en 2025 » (la consommation annuelle est de 40 GW/h). La société cofinance des microcentrales à Eyguières et Villeneuve (04) qui seront opérationnelles en 2019. Elle songe, forte des enseignements de son projet R&D Canalsol mené avec le CEA Cadarache, à valoriser certaines installations (réserves foncières non aquatiques, plans d’eau…) par du photovoltaïque, flottant ou pas. L’optimisation de la gestion et du traitement de données numériques avec son outil SCP AgriData créé avec la start-up Fruition Sciences constitue une autre priorité affichée, l’agriculture elle-même se digitalisant par le déploiement de capteurs jusque sur les plantes : « Aucun prélèvement n’est effectué sans usage derrière » insiste Philippe Vitel, pour qui les incertitudes sur l’avenir climatique imposent de traiter la ressource en eau avec parcimonie sans altérer la qualité de service.

Jean-Christophe Barla

jcbarla


Rédigé par jcbarla, le Vendredi 22 Février 2019 | Lu 5 fois





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