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La fin du monopole de la SNCF sur les TER Marseille-Nice en 2022 ?


           



La région Provence-Alpes-Côte d’Azur va ouvir à la concurrence le service ferroviaire des TER. Première étape avec la ligne Marseille-Nice fin 2022.

La concurrence pour améliorer l’offre de service ferroviaire ? C’est le pari effectué par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca). Lors d’un point presse ce 19 février, Renaud Muselier, le président de la collectivité régionale a confirmé la fin du monopole de la SNCF sur les deux principales lignes du territoire : l’axe Marseille-Toulon-Nice et l’étoile ferroviaire niçoise (Cannes-Grasse, Les Arcs-Draguignan-Vintimille, Cannes-Nice-Monaco-Vintimille, Nice-Tende).

Cette libéralisation du marché, l’élu phocéen la met en oeuvre « non pas par dogmatisme mais parce que l’ouverture à la concurrence des TER* sera profitable à tous : aux usagers qui bénéficieront d’un service de meilleure qualité et plus favorable à leur pouvoir d’achat et à la région qui pourra imposer un service de meilleure qualité en faisant jouer à la concurrence, exiger une facture détaillée et faire baisser les coûts ».

Fin du monopole de la SNCF sur la ligne TER Marseille-Nice 

Après une décennie de bras de fer avec la SNCF, Paca ne veut plus être dans le wagon de queue des retards et des grèves. Après un premier appel à manifestation d’intérêt lancé fin 2017 pour prendre le pouls auprès des opérateurs ferroviaires européens, la région lancera en février 2020 l’appel d’offres pour l’exploitation de la ligne TER de la ligne Marseille-Nice. Un axe stratégique desservi « par 17 trains quotidiens transportant 7.500 usagers et représentant près d’un quart des déplacements TER de la région », a précisé Renud Muselier. La signature de la convention d’exploitation TER entre la région et l’opérateur aura lieu au printemps 2021 en vue d’une mise en circulation des premiers trains en décembre 2022.

Pour l’étoile ferroviaire niçoise, la mise en circulation sera plus tardive : pour voir circuler des TER new look, il faudra patienter jusqu’à la fin de l’année 2024, en raison des délais nécessaires à la construction par l’opérateur sélectionné d’un nouveau centre de maintenance à Nice-Saint-Roch.

D’autres lignes devraient suivre, notamment les lignes Aix-Marseille, Marseille-Avignon et le tronçon Veynes-Gap.

100 M€ de coût de fonctionnement

Les enjeux financiers sont importants : « ces contrats représenteront plusieurs dizaines de millions d’euros et les coûts de fonctionnement de ces lignes sont de l’ordre de 100 millions d’euros chacun », a indiqué le chef de l’exécutif régional.

Des obstacles restent néanmoins encore à lever. « Nous avons encore besoin du soutien de l’Etat, du Parlement, du gouvernement et des autorités de régulation et de concurrence pour réussir et mettre en place le cadre règlementaire propice », affirme Renaud Muselier. Des sujets clefs restent en supend comme l’accès aux installations essentielles du réseau et les conditions de transfert des personnels. Les textes dervont régler le devenir d’infratsructures cruciales comme les centres de maintenance : aujourd’hui propriétés de SNCF Mobilités, ces centres seront-ils ouverts demain aux nouveaux exploitants ? Ou ces derniers devront-ils en construire de nouveaux ? L’équation économique n’est évidemment pas la même..

JP.

* train express régional

wallaire


Rédigé par wallaire, le Vendredi 22 Février 2019 | Lu 0 fois





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