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La gestion des Ressources Humaines : le cercle vertueux 

Entreprise

           

Dans le secteur de la propreté, qui compte un panel de métiers variés, le recrutement est un enjeu particulier encore renforcé en période de crise. A la clé, des compétences pointues et une professionnalisation dont fait état Proclair qui encourage l’ascension sociale de ses collaborateurs.


Miguel Pereira, responsable du secteur de Vitrolles et Camille Pratesi, DRH chez Proclair
Miguel Pereira, responsable du secteur de Vitrolles et Camille Pratesi, DRH chez Proclair
Les métiers de la propreté, dont la crise actuelle a démontré, si besoin était, le sérieux et la rigueur, ont su répondre aux enjeux de la période sanitaire. Au sein de Proclair, PME régionale spécialisée dans le nettoyage qui compte plus de 500 salariés, le recrutement de collaborateurs compétents et motivés est une priorité. C’est également un challenge puisque le secteur requiert une multitude de compétences : compétences techniques des agents de propreté, machinistes ou laveurs de vitres ; compétences managériales des responsables de secteur, chefs d’équipe et chef de site. Pour contrer un turn-over important au sein du secteur de la propreté, Proclair se fait fort de fidéliser ses employés autour de valeurs partagées, d’un accompagnement constant et permet, à ceux qui le souhaitent, une ascension sociale rapide. 
Miguel Pereira en est l’incarnation puisqu’il est arrivé en 2013 chez Proclair en qualité d’agent de service. Il a ensuite évolué sur un poste de chef d’équipe avant d’être promu responsable du secteur de Vitrolles et de ses alentours. Camille Pratesi a connu également cette ascension : arrivée en 2007 comme assistante RH, elle a gravi les différentes étapes qui l’ont amenée au poste de DRH de Proclair, rôle central au sein de l'entreprise. Elle relève d'ailleurs les particularités en matière de recrutement : « Chez Proclair nous ne faisons jamais appel à l’intérim. Pour chaque recrutement, il s’agit d’identifier le potentiel de nos salariés afin de construire leur parcours dans l’entreprise ».
C’est d’ailleurs une des fonctions de Miguel Pereira, qui gère via, deux chefs d’équipe, une soixantaine de personnes qui interviennent dans la mise en propreté de sites dans les secteurs de l’agroalimentaire, du tertiaire et du commerce. Une fois l’embauche effectuée, le parcours du salarié au sein de l’entreprise est pris très au sérieux. Chaque nouvel arrivant reçoit un kit d’intégration composé de 3 livrets édités par Proclair, un livret d’accueil avec l’identification des différents interlocuteurs, un guide des techniques de nettoyage, et un troisième qui reprend les notions de sécurité. « Ces documents sont expliqués au collaborateur et suivis d’une formation interne pour chaque salarié qui permet de faire un audit des compétences de chacun et d’avoir un langage commun » relève Miguel Pereira. La professionnalisation du secteur est également une priorité. « Il faut bien comprendre que les métiers de la propreté sont bien différents du ménage que l’on fait chez soi » reprend Camille Pratesi. Ils impliquent du matériel, des produits, des équipements, des techniques et des protocoles spécifiques selon le type d’intervention. Les méthodes de nettoyage diffèrent dans un parking ou dans un bureau. Pour Proclair qui compte 8 responsables de secteur répartis par zone géographique le recrutement se fait également sur recommandations. « Le nettoyage n’est pas une vocation mais il s’avère un vecteur d’émancipation pour de nombreuses femmes qui constituent à 80 % nos effectifs. Même si un homme a les mêmes chances de réussir dans ces métiers. C’est aussi un moyen pour certains  de reprendre une vie professionnelle. Dans certains cas les horaires décalés peuvent s’avérer un atout » assure Camille Pratesi. « A chaque échelon, la disponibilité est de mise tout comme l’adaptabilité aux exigences des clients qui se sont renforcées depuis les débuts de la crise. La réactivité et le respect des techniques de bionettoyage, la relation client et le contrôle des prestations s’avèrent indispensables » insiste Miguel Pereira. Pour ceux qui le souhaitent, il existe une réelle opportunité de progresser au sein de Proclair. « Le nettoyage était un métier caché, aujourd’hui le fait de voir nos agents à l’œuvre modifie le regard que l’on porte sur eux et rassure. Il nous appartient de soutenir et d’accompagner ce changement afin de poursuivre la valorisation de nos métiers » conclut Camille Pratesi.



Rédigé par Fabienne Berthet, le Vendredi 19 Février 2021 | Lu 265 fois