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Les ports de croisières provençaux et azuréens veulent garder le bon cap.


           



Un an après leur rapprochement, les trois clubs de la croisière de la région se félicitent des avancées du premier volet de plan d'action de leur contrat de filière.

Voici un an, et la signature en mars 2019 d'un contrat de filière sous l'égide de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, que Marseille Provence Cruise, Var Provence Cruise Club et French Riviera Cruise Club, oeuvrent ensemble à fédérer et coordonner les acteurs de la croisière. 

"Nous sommes très complémentaires, même si nous restons concurrents", souligne Jean-François Suhas, président de Marseille Provence Cruise Club. Il se réjouït d'ailleurs que, lors du blocage du port de Marseille, les navires aient pu trouver une solution d'accostage à Toulon plutôt que dans un port espagnol ou italien.

Les efforts communs des trois clubs reposent sur quatre grands axes : transition énergétique, renforcement de la notoriété de la région comme destination croisière, levier de développement économique, et faire du croisiériste un ambassadeur de la destination.

"La croisière n'est pas une rente, d'où l'intérêt de chasser en meute", souligne Anne-Sophie Peyran, directrice marketing du groupe Riviera Ports et représentante de French Riviera Cruise Club.

Avec 2,76 millions des croisiéristes (dont 1,85 million pour le seul port de Marseille, premier de France) accueillis en 2019, les dix-sept ports maritimes et les six ports fluviaux de la région progressent sur ce secteur. Ils représentent la moitié du trafic croisière sur le territoire français et un mouvement de passagers en progression de 10% entre 2017 et 2019.

Leur rapprochement a permis de "mutualiser les moyens humains et financiers sur des actions de promotion et de communication, principalement auprès d'agents de voyages et de tours-opérateurs internationaux, avec l'objectif de développer la notoriété et l'atttractivité de notre territoire comme destination croisière", selon les trois clubs. Mais aussi d'"augmenter les séjours d'avant ou d'après croisières". Le contrat de filières ouvre aussi sur une renouvelement et une diversification de l'offre touristique, des paramètres très importants car 93% des croisiéristes "prennent part à une activité une fois le pied à terre".

Laurence Cananzi, présidente de Var Provence Cruise Club, souligne les accords signés avec soixante-six organismes. "Le croisiériste est un touriste potentiel qui n'est là que quelques heures", commente-t-elle, marquant la nécessité d'un accueil différent.

Selon une étude BVA de 2017, le tourisme de croisière rapporte à notre région 430 M€ de retombées économiques totales (148 M€ en impact direct et indirect plus 282 M€ en impact induit) et 2 450 emplois en équivalent temps pleins (850 directs et indirects plus 1600 induits).

Frédéric Dubessy

photo (copyright : F.Dubessy) : De g. à d. : Laurence Cananzi (Var Provence Cruise Club), Jennifer Salles-Barbosa (présidente de la Commission tourisme au Conseil régional), Anne Sophie Peyran (French Riviera Cruise Club), Jean-François Suhas (Marseille Provence Cruise Club), oeuvrent pour développer la croisière dans la région.

 

 

 

fdubessy


Rédigé par fdubessy, le Vendredi 7 Février 2020 | Lu 3 fois





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