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Marius Bernard secoue son tablier


           



En regroupant la quasi-totalité de ses marques sous la seule identité de « Marius », avec de nouvelles couleurs moins régionalisées, Marius Bernard affiche sa volonté de croissance en France: doubler le chiffre d’affaires en cinq ans.

L’entreprise « Marius Bernard » est connue depuis des décennies à Saint-Chamas comme « L’usine qui sent bon ». Avec « Marius », elle veut s’imposer dans les linéaires comme « L’épicerie inspirée ». Une refonte d’identité qui ne renie rien de son passé de fabricant de plats et produits de qualité mais qui vise à la débarrasser durablement d’une étiquette « spécialités régionales » devenue trop sclérosante pour conquérir de nouveaux consommateurs. « Le défi va consister à conserver notre clientèle habituée à nos couleurs rouge et doré et à aller chercher un public rajeuni avec notre nouveau packaging blanc et noir. Nous voulons devenir pour tous une marque d’accompagnement du quotidien » explique Patrick Baillet, le PDG. Pour le relever, la PME qui s’est appuyée pour cette redéfinition sur l’agence marseillaise Propagande investit 500 000 euros sur trois ans, avec l’appui financier de Bpifrance. Son chiffre d’affaires 2018 a atteint 14,6 millions d’euros dont 8,2 millions d’euros à ses marques. 52% des ventes s’opèrent en GMS (grandes et moyennes surfaces). « Marius » regroupe désormais sous ce seul nom « Marius Bernard » (gamme salée), « Baptistin Féraud » (gamme sucrée) et « La Compagnie des Epices » (herbes et épices). Soit plus de 210 produits. Seule « Les Pêcheurs des Calanques », imaginée pour les rayons marée de la grande distribution, persistera. « Nous voulons capter les nouvelles tendances de consommation, apporter de la valeur ajoutée dans les magasins et sur la table, poursuit Margaux Baillet, directrice marketing et business développement. Nous avons conçu 25 innovations pour le lancement de « Marius » et nous démultiplions les canaux de commercialisation, internet, les grandes enseignes d’épicerie fine, les jardineries et surfaces spécialisées avec des espaces alimentaires dédiés à des produits de qualité. Le multicanal est beaucoup mieux accepté aujourd’hui ».

Expansion nationale

L’entreprise de 75 salariés annonce une présence dans 680 points de vente, principalement sur le grand Sud-Est. Elle vise les 2 000 à cinq ans sur la France. « Nous voulons doubler le chiffre d’affaires de Marius Bernard d’ici à 2024 en gagnant plus de 7 millions d’euros de ventes supplémentaires sur la seule marque Marius » affirme Patrick Baillet. Pour soutenir cette expansion, la société continuera de travailler son réseau local d’approvisionnement (tomates de Tarascon, abricots du Ventoux, figues de Graveson…), dès lors que les productions existent et ne se destinent pas qu’au frais. Objet d’investissements réguliers, l’outil industriel est apte à absorber la croissance, mais le dirigeant admet réfléchir à des possibilités de se redéployer, en collaboration avec les collectivités. En attendant, Marius Bernard va s’exporter partiellement de son site de la route du Loir vers le centre ancien de Saint-Chamas. L’ouverture d’un atelier-boutique de 250 m2 est envisagée au plus tard à la fin de l’été dans un ancien moulin à huile en rénovation. « Nous voulons en faire un lieu de vie, plus qu’un magasin, où les consommateurs pourront tester et déguster des produits en avant-première, échanger avec nos fournisseurs de matières premières… Le modèle pourra être dupliqué à l’avenir » confie Margaux Baillet.

Jean-Christophe Barla

jcbarla


Rédigé par jcbarla, le Vendredi 8 Mars 2019 | Lu 2 fois





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