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Marsatac… De l‘électro à l’économie !


           



Pour sa 20e édition, Marsatac a organisé un forum économique sur le thème des « festivals acteurs essentiels de l’attractivité des territoires ».

35 000 personnes pour son récent festival de musiques actuelles, avec en point d’orgue le groupe IAM qui célébrait les 20 ans de son cultissime album « L’Ecole du micro d’argent »… Marsatac 2018 a fait très fort !

2,5 M€ de budget, 200 entreprises partie prenante, un millier d’intervenants à la production dont 350 bénévoles, l’événement est devenu un incontournable de la vie marseillaise.

En amont de la fête, était proposé un forum (en partenariat avec l’Agence d’urbanisme de l’agglomération marseillaise et La Tribune) à destination des acteurs économiques, culturels et politiques autour des questions d’urbanisme, d’attractivité et de marketing territorial. En effet, alors qu’en 2015, quelque 1 887 festivals de musique maillaient l’hexagone avec environ 160 M€ de recettes de billetterie*, il est intéressant de considérer leur impact sur l’attractivité et l’économie des villes qui les accueillent.

Témoin, les « Nuits Sonores » à Lyon (140 000 festivaliers) « qui logent et consomment dans la ville. Sans parler du succès international de la Fête des Lumières, devenue un véritable marqueur », a souligné Jean-François Zurawik, directeur des événements de la Ville de Lyon. Témoin encore, les « Eurockéennes » de Belfort, « parties d’une volonté politique en 1989 avec 10 000 spectateurs… pour arriver à 130 000 aujourd’hui, 9 M€ de budget  et 12,5 M€ de retombées économiques directes », selon Jean-Paul Roland, son directeur.

Qu’en est-il à Marseille? Réponse d’Anne-Laure Caradec, présidente de l’AGAM : «  L’activité créatrice est essentielle pour une métropole. On essaie de créer les conditions du développement et du succès (MP 2013, Capitale européenne du sport, MP 2018, Manifesta en 2020, etc). On en tient compte pour imaginer la ville de demain en pensant d’abord aux usages avant de penser au bâti  ».

D’un avis général, les festivals sont ressentis comme des marqueurs importants, « en terme d’image et de notoriété. « Même un festival à 200 000€ peut changer l’image d’un territoire », a précisé Fabrice Jullien-Fiori (Commission des grands événements MPM). « D’autant qu’on est en compétition avec d’autres pays, il faut s’aligner », pour Emmanuel Duchange, président de Marsatac.

Avec des subventions publiques en baisse, soutenues désormais par de grands groupes comme BNP Paribas pour la Biennale internationale des Arts du Cirque, (112 000 spectateurs dont 72 000 à Marseille pour ses deux éditons), ces manifestations, disposant très rarement de fonds propres, demeurent fragiles. Des « colosses aux pieds d’argile », notamment par leur dépendance aux conditions climatiques, et leurs frais techniques/sécurité à la hausse.

Marie-Odile Helme

* Source : Centre national des variétés (CNV).

Photo © Yohan Hautbois

mohelme


Rédigé par mohelme, le Vendredi 22 Juin 2018 | Lu 0 fois





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